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Je suis heureux de vous inviter à venir en Catalogne pour découvrir le film magnifique d’une femme hors paire, Catalina Niculescu, représentée par La GAD pour Loop Fair 2013
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Neuschwanstein 2011, 6′ 50” HD video

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The castle of Neuschwanstein was built by the Bavarian King Ludwig II as a homage to Richard Wagner and his operas. Each of the castle’s main and numerous chambers is decorated considering one of the romantic composer’s mythological operas.

The video Neuschwanstein starts with an impression of the landscape, the Bavarian lakes, the mountains and the forest surrounding the edifice. Back and forth the film is then edited between location and certain structural elements of the building. By no means does the spectator encounter the entire image of the citadel, once again deconstruction challenges the imagination to piece the remaining parts of the structure together. Supported by a collage of Wagnerian music, original site sound and the echo of the landscape, Neuschwanstein doesn’t forget to remind us of its relationship to Disneyworld, nor does it fail to give us a witty interpretation of the epic German “Heimatfilm”.

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Catalina Niculescu

Catalina Niculescu was born 1978 in Bucharest, Romania, and studied at the Academy of Art & Design in Offenbach, Germany and at the Slade School of Art, University College London. Currently she lives and works in London. The artist made work in Berlin, London, Marseille, where she had solo exhibitions in galleries. Her films were screened at Milton Keynes Gallery and the BFI. In 2010 Niculescu travelled to China and held a residency at Triangle France, in 2011 her work led to a journey through Romania, in 2012 she held a residency at Raid Projects, Los Angeles.

Catalina Niculescu’s practice exists in architectural space, between performance and documentational observation, between the live and the mediated. Systematic responses to the places the artist encounters result in a series of visual interferences with architecture and urban structures, recorded and rhythmically edited to create evocative, transferable events in film, video and photography. Imagery to silently reference painting and simultaneously to create a volatile subjectivity through a linear composition wherein light, shadow and darkness in addition to long shots of landscape and nature recur as equilibrium and correspondence to a manmade environment.

While observing nature and light is per definition romantic, Modernism is per definition functional. Looking at their characteristics, both movements absorb several mutual concerns: the human body, nature, the vernacular and picturesque as well as a fascination for the exotic. In her work Niculescu often alludes to these similarities and casts their common interests through formal framing thus blurring the geometric organization of architecture and the constantly changing and unpredictable natural environment to reveal a peculiar synergetic relationship.

La GAD - Galerie Arnaud Deschin
La GAD = Galerie Arnaud Deschin
34 rue Espérandieu
13001 Marseille – France
Tél +33(0)6 75 67 20 96
Visite libre du jeudi au samedi entre 15 et 19 heures
Entrance Thursday and Saturday from 3pm till 7pm
ou visite privée : booking@lagad.eu

Maciek Stepinski, I will not see anymore, 2011

SAFFIR, galerie nomade is pleased to show « I will not see anymore », a video film realised by the polish artist Maciek Stepinski during the International Artist’s Film Festival in NYC.

2013′s festival theme will be “Urbanity”. More than 30 artists from all over the world will present their work. Sunday May 12th, a jury composed of professionals from art and media will give three awards.

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Cutlog NYC – May 10 -13, 2013  _ 107 Suffolk Street – NEW YORK (NY 10002)

Access Infos : A shuttle bus will run between cutlog and the Frieze ferry stop from Thursday, May 9 through Saturday, May 11 at 11 am – 8 pm daily.
(Sunday, May 12 until 7pm)


SAFFIR, galerie nomade
Tél : 33 (0) 603.407.692
E-Mail : saffirgalerienomade@free.fr

House Show

Concerts privés à domicile pour le projet Harvey Digger en acoustique.

Hors les murs de OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel.

«  »Bonjour,

En cette année 2013, j’ai décidé d’essayer d’initier des concerts privés à domicile pour le projet Harvey Digger en acoustique. Tout d’abord parce que je trouve que l’intimité d’un salon sied bien à la musique folk.

Aucun besoin d’amplification, un public proche (qu’il est très difficile d’avoir dans une salle) qui entend les cordes vibrer, le musicien respirer, sans la hiérarchie imposée par une scène sur élevée.

D’ailleurs mes premiers concerts acoustique « Folk Solo » (à Paris & Rouen en compagnie de Tetuzi Akiyama) , une sorte de préhistoire du projet Harvey Digger étaient en appartement, j’ai également déjà fait un concert d’Harvey Digger en appartement avec Tom Greenwood chez Damien Morel en 2011. Par ailleurs, deux paramètres m’ont poussé à cette initiative, la première est que les salles se raréfient, le public aussi, les conditions de jeu/écoute ne s’améliorant pas non plus. Alors ceci ne pourra en aucun cas remplacer un concert dans une salle, tel n’est pas le but.

Le vrai but est de faire découvrir une autre musique à vos amis qui ne fréquentent pas les lieux alternatifs dans lesquels je joue et où nous nous sommes croisés. Alors comment faire, me direz-vous ?

Et bien, Il suffit de me contacter par envoi de mail à harveydigger@gmail.com ou par téléphone au 06 70 86 22 08 . http://www.facebook.com/events/449916008397527/.

Les musiciens devant payer leur loyer, manger & boire, ces concerts ne seront pas gratuits, bien évidemment. Mais au prix modique de 5 euros par personne incluant la possibilité de recevoir un enregistrement du set (par transfert de fichier), la prestation pourra inclure un invité surprise pour m’accompagner sur quelques titres.

Je vois l’évènement comme un apéritif/dégustation, les 5 euros inclus un verre d’alcool et des boissons non alcoolisés à volonté ainsi qu’une dégustation à déterminer. Il ne s’agit ni de faire un repas complet, ni de passer la nuit dans le lieu, pas de bar, pas de restauration proposé, pas de choses à amener (ni boissons, ni nourriture, ce qui se fait habituellement dans les concerts en appartement, cet évènement se veut inhabituel), vous venez juste avec vos oreilles ;). Les horaires recommandés si en soirée (Je reste ouvert à un autre horaire matin/après-midi) accueil à partir de 19h ouverture apéro/dégustation, 20h concert, 21h fin du set, petite discussion informelle pour ceux qui veulent et à 22h tout le monde doit être parti par respect pour la personne accueillant et ses voisins.

Pour ce qui est de la musique , outre mes propres morceaux, je vous proposerai un choix de reprises de mon catalogue, qui sera soumis à un vote, l’hôte ayant une voix double.

Cette annonce concerne la France, pour l’instant, ça peut avoir lieu comme un concert parallèle dans le cadre d’une tournée ou je peux aussi venir contre défraiement (hors paf) si ce n’est pas à Marseille. Je peux imaginer aussi une petite tournée sur ce principe.

Il n’y aura pas de promo pour ces évènements, chaque hôte étant responsable d’inviter ses amis et connaissances.

Merci de me contacter pour plus de détails. Attention : En ce qui concerne les termes de l’organisation, je reste ouvert à toute proposition de modification de la part d’éventuels accueillants, il s’agit d’une proposition ouverte. »" Hervé Boghossian.

Une proposition d’Hervé Boghossian soutenue, et en partenariat avec l’association OÙ.

OÙ lieu d'exposition pour l'art actuel
58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille
T: 06 98 89 03 26
Du 18/04/2013 au 20/07/2013
Vernissage le : 25/04/2013 à 18h30
Atelier de visu

ⓒ Timothy Nordhoff

du 18 avril au 20 juillet 2013

vernissage le 25 avril à partir de 18h30

L’Atelier de visu en collaboration avec la Bibliothèque Départementale des Bouches-du- Rhône propose « Marseille vu par 100 photographes du monde »

Commissariat d’exposition: Antoine d’Agata

Durant plusieurs années, des photographes venus des quatre coins du monde ont traversé la ville méditerranéenne, pour des résidences d’artistes ou des expositions organisés par l’Atelier de visu.

Les images captées par cent d’entre eux et sélectionnées par le photographe Antoine d’Agata, co-fondateur de l’Atelier de visu, dressent un portrait original de la ville constitué d’une pluralité de regards singuliers.

Au-delà de cette perception sensible et multiple de la cité phocéenne, l’ensemble des photos ainsi rassemblées dans cette exposition permet également de montrer la vitalité, la diversité, la force créatrice d’artistes qui ont choisi la photographie comme médium. Une autre manière de montrer les enjeux esthétiques du champ photographique actuel.

C’est par le jeu d’infinies combinaisons laissées à l’imagination du visiteur, que cette exposition invite à regarder comment, entre identité et différence, « Marseille accueille le monde », exposition labellisée Marseille-Provence 2013.

Photographes:

Aino – Marjatta Maki, Albert Grøndahl, Ali Taptik, Ami Barnes, André Lützen, André Mérian, Andréa Graziosi, Anne-Claire Broc’h, Anne-Laure Ruffin, Anouk Deville, Antoine Rivière, Ariadne Breton Hourcq, Arja Hyytiäinen, Bernard Descamps, Bernard Plossu, Bertrand Desprez, Bětka Diringerová, Brigitte Bauer, Brigitte Grignet, Cemre Yesil, Christina Nijim, Christophe Bourguedieu, Clément Deuve, Coskun Asar, Dani Pujalte, Daniel Laurinc, Didier Ben Loulou, Dolorès Marat, Dorothée Smith, Fabio Sgroi, Federico Gargaglione, François Bodeux, François Deladerrière, Geoffroy Mathieu, Géraldine Lay, Gilles Coulon, Idalina Pedrosa, Jáchym Kliment, Jean-Pierre Vallorani, Jérome Galland, Joan Liftin, Josquin G.F, Juan Valbuena, Klavdij Sluban, Laetitia Donval, Lasse Kofod, Laurence Lagier, Liliana Constantin, Lina Pallota, Lorenzo Meloni, Maki, Marcus Erixson, Maria Sprowls, Maria Sturm, Marie Sommer, Marie-Amélie Tondu, Marion Normand, Mathieu Pernot, Mathilde Magnée, Maude Grübel, Melanie Vogel, Michal Adamovský, Michel Bousquet, Milena Carstens, Monia Montali, Morten Andersen, Nadia Mounier, Nina Hauki, Nina Röder, Ossi Piispanen, Park Seung Hoon, Pascal Grimaud, Pascal Martinez, Patrick Zachmann, Philippe Lopparelli, Raoul Valero Lopez, Richard Dumas, Roger Guaus, Sabine Mirlesse, Salla Pesonen, Samuel Gratacap , Sandra Knob, Sara Skorgan Teigen, Sarah Ritter, Scott Mackenzie, Sébastien Camboulive, Sébastien Normand, Simona Ghizzoni, Smin Kim, Sophie Carlier, Stefan Bladh, Stephan Cleef, Stéphane Degros, Stéphane Lemaire, Stéphanie Tétu, Thomas Hauser, Timothy Nordhoff, Tom Pope, Trine Christensen, Tristan Vostry.

Bibliothèque départementale
20, rue Mirès - 13003 Marseille


Atelier de visu
19 rue des Trois Rois 13006 Marseille
contact@atelierdevisu.fr
T : 04 91 47 60 07
Du 02/04/2013 au 27/04/2013
Vernissage le : 02/04/2013 à 15h00
Tchikebe

Les commerces du centre-ville de Marseille vous invitent à entrer dans la Jungle Urbaine du 2 au 27 avril 2013. A cette occasion, 40 commerces exposent les photographies de Gilles Pourtier.

À l’occasion de l’année Capitale européenne de la culture, le projet L’ART EN VITRINE propose aux commerçants d’Aix-en-Provence et de Marseille d’accueillir l’art dans leurs vitrines : l’art habite, habille, détourne les vitrines des centres-villes du 2 au 27 avril 2013.

Articulé autour d’une quarantaine de boutiques du centre-ville de Marseille, le parcours Concrete Jungle, mis en œuvre par l’Atelier Tchikebe, expose les photographies 3D que l’artiste Gilles Pourtier a réalisées en Martinique spécifiquement et propose à tous une traversée de la nature tropicale et exotique en relief !

Concrete Jungle est un parcours original, accessible et ludique ayant pour principe de désigner le centre-ville de Marseille comme un nouveau territoire d’aventures à découvrir équipé d’une paire de lunettes 3D. Ce projet est coproduit par Marseille-Provence 2013 et la Fédération Marseille Centre, avec le soutien des commerces du centre-ville de Marseille, la Ville de Marseille et la CCIMP.

Gilles Pourtier

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure Photographique d’Arles en 2009, Gilles Pourtier produit des images du réel. Ses photographies saisissent l’essentiel d’un regard, d’un geste, d’un objet ou encore d’un paysage et leur puissance réside dans la pureté et le bruissement d’une forme d’intimité ou de récit personnel de l’artiste.

Les images qu’il a produites pour Concrete Jungle ont toutes été réalisées à l’occasion d’un voyage en Martinique… fruits d’une observation, d’une contemplation et d’une exploration d’une nature exubérante et chaleureuse. Un jeu d’images ou métaphore pour désigner la nature bouillonnante et passionnante que représente Marseille

«D’une expérience marginale au cinéma, la 3D est devenue la généralité et petit à petit les images en relief commencent à s’installer dans notre quotidien. Ainsi, j’ai cherché dans mes premières expériences de spectateurs de cinéma les images marquantes. Et ce furent des images des forêts tropicales de Tarzan, Aguirre, Le livre de la jungle, La guerre des étoiles, etc… qui me revinrent à l’esprit. De même, il y a peu, le film en 3D qui a réellement conquis un large public se déroule dans une sorte de «planéte jungle» : Avatar.

En utilisant des photographies de jungle, je désire convoquer d’une part l’exotisme et, d’autre part le «spectaculaire», deux notions liées aux débuts de la photographie et du cinéma. De la même façon que nous allons souvent au cinéma pour un «ailleurs» et que cet «ailleurs» nous arrive en album photos, nous serons confrontés ici à des vues de ce que nous considérons comme étant au plus loin de notre réalité urbaine et domestiquée : une forêt vierge. En effet, je voudrais souligner à la fois le contraste entre la ville et la nature la plus sauvage mais aussi l’opposition entre surface et profondeur, caché et visible. Du fait de cet écran de verdure, il n’y aura à voir que la verte profusion des végétaux et à se laisser aller dans la forêt, renforcée dans sa présence par l’effet relief. C’est pourquoi l’espace de la vitrine est propice par son double statut d’écran et de support de l’image. Ainsi nous serons incités à pénétrer dans la forêt tropicale. Il s’agit d’une invitation à venir dans l’image au sens strict comme au figuré, à la découverte de ce qui se cache au fond de ces forêts».

Gilles Pourtier  www.gillespourtier.com

Atelier Tchikebe

Cofondé en 2009 par les frères Ludwig-Legardez, l’Atelier Tchikebe développe une activité d’impression et édition d’œuvres d’art spécialisé en sérigraphie.

Installé en plein centre ville de Marseille, l’Atelier Tchikebe est un lieu ouvert à la recherche et à l’expérimentation où tout nouveau projet est un prétexte pour innover, recherchant sans cesse des solutions spécifiques aux défis lancés par la production d’œuvres d’art. Tchikebe – 4 rue de la Bibliothèque – 13002 Marseille www.tchikebe.com

Les commerces

ALPINA SPORTS – BERGERE DE FRANCE – CAMARA PHOTOS – CCIMP/AIR FRANCE – CHRONOSTOCK - CIE DE PROVENCECONNEXION IMMOBILIERDOCE DE LIMAO -GALERIES LAFAYETTEGATIMELGAUDIN - IMMOBILIERE LE MARQUIS – L’OMBRELLE ELEGANTE - L’ORNITHORYNQUE – LA FIANCEE DU MEKONG - LA MAISON DU GANT – LEICA STORE – LES BAUX PROVENCAUX - LES LUNETIERS DAVSOLES MINOTS DE MARSEILLE – LINSOLITE - MAISON EMPEREURMARGENEMARIANNE CATMARSEILLE EN VACANCES – OPTICIEN ATOL - POM – QUINCAILLERIE GRIGNAN - RICHELIEU CHAUSSURES – SYLVAIN DEPUICHAFFRAY – TABAC LE ROMAIN – TOUT POUR ELLE - UN DIMANCHE A LA CAMPAGNEURBAN LODGEVACANCES BLEUES.

Rencontre avec Gilles Pourtier

Une présentation de L’ART EN VITRINE à Marseille est également organisée le 2 avril 2013 au Pavillon M à 15h en présence de l’artiste et de tous les partenaires (Marseille-Provence 2013, la fédération des commerces du centre-ville de Marseille,  des commerces participants, la Ville de Marseille, la Chambre de Commerce et de l’Industrie Marseille Provence, et l’Atelier Tchikebe).

Où trouver le programme et les lunettes?

Vous pourrez prochainement télécharger le programme sur ce site et sur l’application MSHOPP.  Un plan guide et des lunettes seront disponibles à l’Office de Tourisme et des Congrès, à l’Espace Culture, au Pavillon M, au J1, à la Friche de la Belle de Mai et dans tous les commerces participants.

A partir du 2 avril 2013, un fanion signale les commerces participants et facilite votre parcours en centre-ville.

Tchikebe
4 rue de la Bibliothèque - 13001 Marseille
tchikebe@gmail.com
Du 19/04/2013 au 21/04/2013
Vernissage le : 18/04/2013 à 18h00
Tchikebe

Pour la seconde édition de la foire d’art contemporain Bruxelloise SLICK, l’atelier Tchikebe sera présent avec un stand laissant une large place aux artistes spécialistes de l’intervention urbaine, aux côtés d’artistes contemporains récemment édités.

Avec les œuvres de :
- Damien Berthier,
- Thomas Bratzke / ZASD,
- Markus Butkereit,
- John Deneuve,
- Brad Downey,
- Gasc Démolition,
- Les Frères Ripoulain alias David Renault & Mathieu Tremblin,
- The Wa
…and guests.

SLICK Brussels 13
STAND C1
du 19 au 21 avril 2013
Preview et vernissage le 18 avril (sur invitation uniquement)
WILD GALLERY
Rue de Charroi, 11
Brussels, Belgium
www.slickartfair.com

Tchikebe
4 rue de la Bibliothèque - 13001 Marseille
tchikebe@gmail.com

Corinne Marchetti, Plante, 2007
Céramique, 21 x 35 x 29 cm – Courtesy de l’artiste

« Aimez-vous la chlorophylle ? », première exposition de SAFFIR galerie nomade à Aix-en-Provence, sera l’occasion d’une ode au printemps.  La galerie vous proposera une immersion au sein d’un cocon recréé dans la galerie d’art de l’ESDAC. Immersion teintée de douceur et de chlorophylle … Le visiteur habituel d’une galerie d’art sera immergé  au coeur d’une expérience sensorielle et expérimentale induite par la présence d’oeuvres dédiées à une ode à la nature en ce début de printemps 2013.

Depuis Botticelli, le Printemps est, dans l’imaginaire populaire, représenté sous la forme d’une sublime Vénus sortant des eaux debout sur une immense coquille St-Jacques, ses cheveux blond au vent …  Pour autant, le terme chlorophylle renvoie inévitablement au chewing-gum de la marque Hollywood. Les slogans “fraîcheur intense”, ou la vision de cascades d’eau viennent alors à l’esprit. Comme pourront venir également le souvenir de ces grands posters représentant des forêts souvent présents dans les salles d’attente des médecins généralistes il y a quelques années. Pour se remémorer ces souvenirs, la galerie présentera des pièces dont la sélection est induite par cette idée de souvenir collectif. Ces oeuvres traduiront alors une sensation de mémoire commune à partir d’un certain ressenti. Une exposition dont la sélection des oeuvres se veut relativement intuitive, ce qui peut sembler surprenant intellectuellement. Cette sélection mêle design contemporain expérimental et art contemporain. L’étrangeté du monde elfique, l’emprise de la gange de la terre ayant arrêté le temps, les tâches de la boue d’un chemin de campagne sont autant de thématiques développés au coeur même des oeuvres ou objets présentés. Chacun d’entre eux véhicule une histoire induite par la mémoire de l’artiste ou du designer et ces recherches formelles lesquels trouveront inévitablement un écho dans la mémoire du regardeur. En effet, ce dernier se trouve au coeur même de l’exposition et du projet ici développé. Il ne pourra ressortir de la galerie qu’enchanté par cette expérience ou au contraire agacé par ce qu’il trouvera être un concept prétentieux développé par de pseudos intellectuels. Pour autant, il parlera de cette expérience au café du coin de la rue, ou le soir durant le dîner. Une rumeur se propagera alors, au-delà du ressenti du visiteur. On pourrait même imaginer qu’alors une exposition inédite et incroyable se déroulera sans qu’elle n’existe vraiment. Une exposition fantasmée uniquement développée verbalement, comme peut l’être aujourd’hui la vague et la mode de ce qui est vert ou naturel. Ainsi, la boucle sera bouclée …

“Aimez-vous la chlorophylle ?” appartient au cycle d’exposition “Suite” conçu comme un projet de commissariat se déroulant en plusieurs temps. Ce projet joue sur une temporalité nettement plus longue que celle d’une exposition et est écrit tel un roman-feuilleton. Ce dernier serait d’ailleurs légèrement absurde. Les épisodes en seront mélangés et s’agenceront au fil du temps sans pour autant que les expositions ne se déroulent dans l’ordre de la narration.”


Lydie Marchi, directrice de SAFFIR galerie nomade et commissaire d’exposition indépendante (http://lydiemarchi.wordpress.com/), février 2013

« Aimez-vous la chlorophylle » est une exposition réalisée avec le soutien de l’ESDAC, école supérieure de Design, d’Arts Appliqués, de Communication et des Métiers de l’Internet.
Commissariat de l’exposition : Lydie Marchi
Scénographie : LN Boul et Lydie Marchi

Sur une idée de LN Boul et de Stéphane Salord

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Une exposition de SAFFIR, galerie nomade au sein de la galerie de l’Esdac
29 rue Lisse des Cordeliers 13100 Aix-en-Provence
Ouverte du mardi au samedi de 15 à 19h

SAFFIR, galerie nomade
Tél : 33 (0) 603.407.692
E-Mail : saffirgalerienomade@free.fr
Du 26/04/2013 au 19/05/2013
Vernissage le : 26/04/2013 à 18h30
Triangle France

0,00€, affiche par Jean-Alain Corre, 2013.

Triangle France et La GAD s’associent autour d’une carte blanche à Jean Alain Corre.

Cet ancien résident de Triangle France propose une histoire déjà commencée, celle de la rue Espérandieu et de ses habitants, artisans et commerçants.

Thomas Leon, Philip Vormwald, Renaud Jerez, Gregory Cuquel,
Anthony Jacquot-Boeykens, Anne Bourse, Simon Bergala, Florence Giroud, Jean-Baptiste
Sauvage, Thomas Teurlai
se joignent à lui pour investir les lieux.

INFORMATIONS CONTACT :
La liste des lieux investis et des adresses sera disponible au 34, rue Espérandieu :
La GAD – Galerie Arnaud Deschin :
Horaires ouvertures : 17, 18 et 19 mai de 11h à 19h
T2 Longchamp
(+33 (0)6 75 67 20 96


Pour plus d’informations sur le projet:

Triangle France
Friche Belle de Mai, 41 rue Jobin
13003 Marseille
Bus 49 et 52 arrêt Belle de Mai
http://www.trianglefrance.org Email : contact@trianglefrance.org
(+33 (0)4 95 04 96 11

Triangle France
GALERIE DE LA FRICHE LA BELLE DE MAI
Friche la belle de Mai, 41 rue Jobin 13003 Marseille
du mardi au samedi de 15h à 19h et sur rendez-vous
T : 04 95 04 96 11
Du 01/05/2013 au 19/05/2013
Vernissage le : 19/05/2013 à 15h00 - 21h00
OÙ lieu d'exposition pour l'art actuel

Exposition & Concert

MARC QUER La mesure du possible – MARINE LE FLOUR Parallel Princess

Exposition La mesure du possible, installation in situ de MARC QUER.

01 mai – 19 mai 2013  du mercredi au samedi de 15h00 à 19h00.

Vernissage le 19 mai de 15h00 à 21h00.

Concert de Parallel Princess à 19h00 le soir du vernissage. Parallel Princess pour une dance party des plus chaotiques !

Partenariat avec Camille Videcoq
En résonance au Printemps de l’Art Contemporain à Marseille (PAC)
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19 mai 2013 – 21:30 – en after au Studio M – 64 rue d’Aubagne – 13001 Marseille
c/o PHILIPPE MUNDA
Présentation photo – 2nd partie [JE NE SUIS PAS D'ACCORD AVEC L'IDÉE] [JE PASSERAIS DONNER MON AVIS][LA RÉALITÉ DU RÊVE]
+
Bar
&
DJ Sound
PIERRE BELOUIN (Optical Sound)
MARINE LE FLOUR (Pacific Princess)
PHILIPPE STEPCZAK (TechnéRiam)
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MARINE LE FLOUR

http://dnsep.ensa-bourges.fr/marine-le-flour

PARALLEL PRINCESS
https://www.facebook.com/pages/Pacific-Princess/147497605313767?fref=ts
« Parallel Princess » (dj set). Disc jockey mi femme mi bateau PP élabore un nouveau projet à la frontière entre l’atmosphère terrestre et l’espace.
Le PARALLEL PRINCESS est doté de deux hélices réceptrices pouvant atteindre une vitesse de 45T par minute.

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MARC QUER
<http://www.documentsdartistes.org/artistes/quer>. Né le 04-04-1965, à Villepinte. Vit et travaille à Marseille.
En alternant dans ses expositions, objets trouvés et compositions frustes, Marc Quer dispose un feu croisé où se réchauffe son attention pour le genre humain et ce, sans aucune complaisance. (…). Cette esthétique du minimum, ce presque rien sont autant de figures à verser au dossier de l’artiste et dont le projet traite autant de l’âme que du concret.   SLM

Inquiétante familiarité – Camille Videcoq 11 mai 2013
« Entre crever dans la poubelle, hantise sous-jacente au struggle for life qui se généralise à l’Occident, et mourir, il y a la différence de la parole qui articule sur l’effondrement de l’avoir et des représentations la question « Qu’est-ce que être ? ». Question « oisive ». Parler qui ne dit plus rien, qui n’a rien d’autre que la perte d’où se forme le dire. Entre la machine qui s’arrête ou crève, et l’acte de mourir, il y a la possibilité de le dire. La possibilité de mourir se joue dans cet entre-deux. »
À travers légendes et fantômes qui continuent à hanter la vie quotidienne par citations sonores, une tradition du corps se maintient. Elle s’entend mais ne se voit pas. Ce sont en effet des réminiscences de corps plantés dans le langage ordinaire et le jalonnant, cailloux blancs dans la forêt des signes. Expérience amoureuse, finalement. Incisés dans la prose des jours, sans commentaire ni traduction possible, demeurent les sons poétiques de fragments cités. « Il y a » partout ces résonances de corps touchés, tels des « gémissements » et bruits d’amour, cris brisant le texte qu’ils vont faire proliférer autour d’eux, lapsus énonciatifs dans une organisation syntagmatique d’énoncés. Ce sont les analogues linguistiques de l’érection, ou de douleurs sans nom ou de larmes : voix sans langage, énonciations coulant du corps mémorant et opaque lorsqu’il ne dispose plus de l’espace qu’offre au dire amoureux ou endetté de la voix de l’autre.
Michel de Certeau, L’invention du quotidien, 1. arts de faire, 1980
Si les oeuvres de Marc Quer empruntent parfois une dimension photographique ou textuelle, se présentant sous forme de livres, s’affichant sur les murs des lieux d’exposition ou des rues, son oeuvre participe avant tout d’une pratique de sculpteur qui ne consiste pas à produire de manière artisanale ou industrielle des objets à partir de matériaux bruts mais à faire fonctionner plastiquement et symboliquement des formes entre elles et dans un espace. Ce genre d’approche de la sculpture fondée sur la manipulation des objets et leur mise en espace est aujourd’hui courante, cependant l’oeuvre de Marc Quer a ceci de particulier, et plus rare, que ses matériaux sont exclusivement des objets ordinaires, ayant déjà servi et portant souvent les marques de cette fonction antérieure étrangère à leur nouveau statut de matériaux artistiques. On peut les supposer trouvés, récupérés ou hérités, leur provenance est incertaine et hasardeuse. À ceux-ci viennent s’associer des matériaux de nature langagière, collectés eux aussi, entendus ou lus ; ils proviennent rarement d’articles de journaux ou de livres, beaucoup plus souvent de petites annonces ou de messages laissés quelque part par une main ou une voix anonyme. Ustensiles accidentés du quotidien, meubles écorchés, fragments bricolés, vêtements discrètement imprégnés des corps qui les ont portés, cartons et sacs en plastiques, parpaings, bricoles précieuses et reliques modestes, supports divers, offres d’amour ou de petits services, recommandations, cris de rage et listes de courses…ils resurgissent au sein même des oeuvres ou dans leurs titres, tels quels ou recomposés.
Se déployant en agencements de mots et d’objets, les oeuvres de Marc Quer construisent dans ces lieux transitoires que sont les expositions des espaces intensément habités comme peuvent l’être les logis provisoires. À la différence des lieux qui circonscrivent un domaine, où l’aménagement mobilier mime la certitude du titre de propriété garantissant la distribution hiérarchisée des places et des pouvoirs, ces espaces correspondent à la définition qu’en donne Henri de Certeau dans l’Invention du quotidien : « Est espace l’effet produit par les opérations qui l’orientent, le circonstancient, le temporalisent et l’amènent à fonctionner en unité polyvalente de programmes conflictuels ou de proximités contractuelles. L’espace serait au lieu ce que devient le mot quand il est parlé, c’est à dire quand il est saisi dans l’ambiguïté d’une effectuation, mué en un terme relevant de multiples conventions, posé comme l’acte d’un présent (ou d’un temps), et modifié par les transformations dues à des voisinages successifs… En somme, l’espace est un lieu pratiqué. Ainsi la rue géométriquement définie par un urbanisme est transformée en espace par des marcheurs. »
À la fois pratique quotidienne et davantage que cela, la marche à travers la ville joue un rôle d’autant plus notable dans l’oeuvre de Marc Quer qu’elle ne s’inscrit pas dans le cadre d’une production culturelle institutionnalisée. Vouée à aucun spectacle, ne visant pas la production d’artefacts, cette pratique de la ville dans laquelle l’activité de l’artiste ne se dissocie pas de la vie ordinaire est étroitement liée à la pratique de l’espace qui s’effectue ailleurs, dans le lieu et le temps de l’exposition. Au hasard des parcours il prélève ces éléments, objets ou mots, qui deviendront plus tard les matériaux de ses constructions langagières et plastiques, mais c’est aussi dans cette pratique de la ville qu’il forge une certaine manière de produire des formes.
Le lieu d’exposition habité par les oeuvres de Marc Quer est aussi éloigné du showroom aseptisé qui met en exposition un intérieur factice que de la galerie qui met en scène un art sur piédestal. Dès lors que cette vocation de machine à fétichiser s’efface, le lieu d’exposition s’affirme dans une fonction peut-être plus essentielle qui consiste à poser les conditions de possibilité concrètes, les dimensions et les repères d’un nouvel agencement. Car si la re-configuration des matériaux-objets passe par un premier temps de manipulation et d’attente dans l’espace de l’atelier, où ils se redéfinissent à travers des catégorisations multiples et mouvantes de formes, matériaux, fonctions, propriétés matérielles et signifiantes, où ils voisinent et finissent parfois par se lier dans des rapports plus ou moins distants ou proches, durs ou mous, en tension ou avec légèreté, tendres ou acérés, souvent les deux à la fois, c’est dans l’espace et le temps de l’exposition que s’effectue l’agencement des parties et de l’ensemble dans le détail de leur ajustement exact.
Dans cet espace qui advient par ce qu’il permet d’opérer, l’art pourrait peut-être se définir comme ce que produit la présence réciproque de l’oeuvre au spectateur et du spectateur à l’oeuvre. L’exposition actualise la possibilité d’une rencontre dont il revient dès lors à chacun de prendre la mesure. C’est une relation qui s’amorce dans un sentiment paradoxal analogue à ce que l’on ressent quand on pénètre dans un lieu occupé où l’on se sent à la fois familier, désiré et intrus. L’émotion particulière que suscitent les oeuvres de Marc Quer, nous pouvons encore tenter de la nommer en empruntant à nouveau les mots de Michel de Certeau parlant d’une « inquiétante familiarité de la ville », oxymore où se révèle l’étrange présence de l’autre au plus profond de l’intime, comme ces résidus domestiques qui après s’être insinués dans les interstices du quadrillage urbain, réintroduisent dans le giron du lieu intérieur la présence corrosive d’un vécu dont la vérité ne peut s’offrir que d’être fabulée.
Les oeuvres de Marc Quer ne simulent pas l’apparence d’un ordinaire, elles ne présentent aucun décor du quotidien, mais le font « parler » par des formes dont les agencements s’articulent comme ces « manières de faire » et ces « manières de dire » ordinaires par lesquelles les gens s’approprient les objets et le langage dans l’usage quotidien. C’est en quoi elles ne sont pas seulement des jeux de signes, mais produisent autre chose qui est de l’ordre d’une énonciation. La manière dont se reconfigurent les objets entre eux et dans l’espace partage avec les mots qui s’y trouvent une stylistique faite de lapsus et d’équivoques subreptices, d’incorrections heureuses et de tournures singulières qui s’affranchissent des normes de l’usage des choses comme du sens littéral des mots et font surgir un sens figuré. Porté par cette licence du parlé, les oeuvres peuvent ainsi adresser à qui les entend des petites vérités délicieuses ou tragiques, mythes minuscules comme le sont les visions remontées de l’enfance, où continue à se dire dans le langage imagé de la fable l’indicible inquiétude de l’autre qui accompagne chaque parcours singulier dans ses secrets détours.

Frédéric Valabrègue, 2011 (extrait) Il n’y a pas un seul usage de l’atelier et celui-ci a évolué avec toutes les définitions récentes de l’art. Celui-ci peut être un refuge, une cellule de moine, un repaire, un espace d’archivages ou de stockage, une place attenante à l’espace domestique, un laboratoire, un bureau, un établi d’artisan, une petite entreprise, une PME et même le fameux atelier du XIXème siècle rempli d’accessoires théâtraux et proche du cabinet des curiosités. Quand on entre dans l’atelier de Marc Quer, garage situé dans une ruelle vide de l’Estaque, village et port adjacents à la ville, on se retrouve devant un tas confus dont peuvent être extraits des éléments pour des ensembles sculpturaux ou des installations. Le tas matriciel débordant et informe laisse le hasard organiser des rencontres et des associations. Tous ces objets, fripes, vieux fanzines, morceaux de carton, inscriptions rudimentaires constituent un lexique pour des phrases dont les modèles sont les étals de rue sous le pont du Cap-Pinède et autour du marché aux puces des Arnavaux. Beaucoup d’artistes sentent la pression d’un dehors qui les appellent sans cesse. Marc Quer qui dessine, photographie, sculpte, danse, invente des publications et des promenades, préfère être dehors. L’atelier lui permet d’accumuler les provisions avec lesquels improviser. Garder l’atelier, c’est se mettre en demeure de passer à l’acte avec tout ce que ça suppose comme ennui et angoisse pour les obsédés de la réalisation. L’atelier, lieu de gestation et parfois de macération, n’est pas toujours un espace agréable. C’est aussi le lieu du doute et du manque de recul. Il est dans le meilleur des cas organisé comme une machine quand la production est bien huilée, mais sa fonctionnalité appartient à chaque artiste, ce qui en fait en même temps une sorte de tanière pour animal en hibernation prolongée. Si l’ancien atelier dans sa version classique n’est plus pour la plupart des artistes le lieu où tout se joue, c’est parce qu’après la révolution picturale du plein air, le désir de se confronter à une réalité incarnée par la ville en générale, non pas dans sa représentation mais dans son rythme de vie et sa culture, les a poussés dehors. Quand la vie quotidienne est devenue l’espace d’investigation et le tremplin, l’atelier a pris moins d’importance. Il est devenu le lieu du rassemblement mais plus tout à fait celui de la recherche. Pour Marc Quer, il est plus important de saisir un rapport de formes et de matériaux dans la rue – rapport qu’il va traduire et mettre en place dans son dépôts – que d’affronter le silence de l’atelier. C’est dans l’instantanéité du regard, dans la restitution du coup d’oeil qu’il tire une sentimentalité acide de choses pauvres mais propices à la rémanence. Il semble que plus ses moyens sont dérisoires et plus leur charge émotionnelle est claire. Il sait que ses matériaux comptent un nombre suffisant d’indices et que leur métonymie rebâtit un environnement populaire rempli de voix et d’inscriptions. Cet environnement, ce serait celui de n’importe quel sous-prolétariat de la planète. Il n’y a pas là de folklore, juste une façon de favoriser une rencontre visuelle ou langagière. Le modèle, ce peut être le geste des métiers, celui du manoeuvre plutôt que du maçon. Ce peut être aussi les marchés du dimanche de la Porte-d’Aix ou de la rue Longue où on étale au sol un mouchoir puis pose une montre brisée et une paire de chaussettes, plus pour la discussion que pour une vente de deux sous. Cette conversation par écrits interposés – affichettes où chacun cherche son chat, tapisseries hirsutes formées par un feuilletage d’adresses et numéros de téléphone – sèment sur les murs un jeu de pistes amorçant une rencontre. Les pièces de Marc Quer contiennent souvent un appel au lien ou font état d’un lien qui se défait. Elles sont remplies de rumeurs. Elles sont des invites à jouer avec la ville. Elles répondent au désir de laisser un signe, inscrire, mar(c)quer. Il y aurait autre chose qui serait le pari du vernaculaire. Marc Quer a vécu son enfance à La Bricarde, une cité au-dessus de l’Estaque. Il possède sur le bout des doigts le répertoire des comportements de la plupart des gens des quartiers. A partir de ses observations, en satiriste bienveillant, le plus en empathie, il tire un type de ces gens et en instaure les lignes et la définition. Ce personnage dont il est aussi le modèle, acteur et moqueur furieux de ses mésaventures et de ses déboires, ce serait le méditerranéen confronté à la confusion de ses sentiments, une rudesse machiste cachant un coeur d’écorché et jouant avec le pathétique de ses contradictions. L’artiste organise la surenchère d’un personnage identifiable du premier coup d’oeil tellement il caractérise le local. Il n’y a pas un mot écrit, pas un objet ni un assemblage de Quer qui n’évoque pas ce type, qui ne soit pas reconductible à sa manière d’être. L’autoportrait de l’auteur et acteur et son autobiographie se dessinent derrière ses réalisations même les plus sculpturales – les installations de parpaings ou les fragments de chantier -. Il n’est pas un moi, encore moins un ego, il est plutôt le dénominateur commun issu d’une géographie, de circonstances socio-culturelles et de particularités langagières. A travers ce type, Marc Quer nous montre une ville collant aux symptômes et y répondant par l’affect. Ici, face à n’importe quel événement, c’est le corps entier de la ville qui réagit sans recul. L’artiste place son vocabulaire de façon à ce qu’il résonne avec le collectif. Il en condense la mythologie. Ce mode de placement local, hauteur de ton et d’inflexions d’une langue densifiée par une économie rigoureuse, est hissé à la hauteur de ce que Baudelaire nommait avec admiration le poncif. Ce vernaculaire reconstruit est immédiatement traduisible et perceptible dans n’importe quelle autre langue. Une publication récente réalisée avec les Editions P de Denis Prisset, intitulée Monsieur Drame, où toute une série de courriels signifiant des ruptures amoureuses plus ou moins navrantes avoisine des images en noir et blanc de portes d’hôtels de passe couverts de graffitis, exemplifie bien la constitution de ce personnage à l’affect attendrissant et catastrophique. … Frédéric Valabrègue, 2011 (extrait)

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Philippe MUNDA -Instant Pictures, Vintages Prints
Studio M – 64 rue d’Aubagne – 13001 Marseille
[Instant Pictures, Vintages Prints] présentation
http://paul-m-studio.blogspot.fr/http://www.philippemunda.com/
Il y a une façon particulière chez Philippe Munda de faire confiance aux rencontres: quelqu’un qu’il recroise dans la rue ou une personne qui lui laisse un petit mot dans un cinéma. Cette façon de se laisser conduire par les coïncidences est inéluctablement liée au désir. Mais plutôt que linéaire, ce désir rentre dans un jeu d’échos avec son propre travail ou celui d’autres artistes, laissant les hypothèses en ouvert et faisant de l’hésitation un art qui suspend sa vie et son regard sur le monde. Texte de Pedro Morais.
Accumulation de signes formant une image, situe le travail de Philippe Munda. Son univers se manifeste par le biais de la photographie, assemblages d’instantanés, collages, organisations d’expositions. Pour connaitre son oeuvre, il faut prendre le temps d’en parcourir l’ensemble. Ce qui est caché est aussi important que l’évidence, l’oeuvre est en état d’évolution permanente. Il s’agit d’un travail en cours ou les photos et montages inachevés se prolongent ailleurs, de publications en expositions, tant invitant qu’invité. Cela donne lieu à une écriture poétique brute et sophistiquée, présente et personnelle. Les titres, de ses expositions: « en ne venant pas hier, vous m’avez permis de parler de votre absence », « 1+1 Accumulation », les pièces: « Disposition favorable » et  » The Passenger » disent une partie de son travail: Philippe Munda travaille sur le manque, le retour, l’absence, la présence, l’instantanné, la pose longue.
Philippe Munda est en résidence permanente, son territoire est en mouvement et le lieu est important. A travers la photographie il a parcourus les champs de la mode, du portrait, du paysage, de la danse, des arts; capter le monde, afin de définir le sien. A la fois exhibitioniste et secret, il se place en tant qu’opérateur et acteur, il ne donne pas les clefs de son travail, mais vous invite à une visite au studio.

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OÙ lieu d'exposition pour l'art actuel
58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille
T: 06 98 89 03 26

Grégory LE LAY

Exposition VOLUPTÉ aux Galeries Lafayette Hors les Murs de OÙ du 08 janvier – 30 mars 2013
Horaires d’ouverture : Du mardi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 11h à 19h - Entrée libre

GALERIES LAFAYETTE MARSEILLE SAINT FERREOL - 40 – 48 rue Saint Ferréol - 13001 MARSEILLE

Vernissage le 07 janvier de 18h00 à 21h00.

Grégory Le Lay

«Les chasseurs de vide»

2012, encre sur papier 20/30

(La volupté de tuer by André Dax, 1922)

Grégory Le Lay, vit aux Açores. Né le 05/10/1977.

TEXTE DE PEDRO MORAIS

Dans notre imaginaire du monde rural, il y a souvent l’idée d’authenticité, du culte des origines, accompagnée d’une idéalisation du rapport à la terre comme étant plus proche de notre propre nature. Le problème c’est que notre nature à nous, elle n’existe pas, et reste condamnée à s’inventer dans l’incertitude et le bricolage avec le monde. Quand il a expérience, il y a nécessairement déplacement, désapprentissage, transformation.

Grégory Le Lay a ramené une plante des Azores, un archipel portugais en plein Atlantique où il s’est installé récemment. Il s’agit de la longose (Hedychium gardnerianum), une plante dite décorative qui recouvre le paysage de l’archipel de ses belles fleurs jaunes très parfumées. Mais rien n’est ce qu’il paraît. La longose n’a pas toujours fait partie de ce paysage dit intemporel, elle est originaire de l’Himalaya et n’a été introduite sur les îles qu’au milieu du XIXème siècle, devenant par la suite envahissante et agressive pour les autres espèces. La nature voyage donc. Et cache parfois son désir de conquête derrière une beauté ornementale. Devenue plante non gratta sur l’île, l’artiste l’a fait ainsi voyager encore une fois et introduit maintenant cette peste végétale en milieu climatisé, celui de l’art contemporain.

L’exposition suinte le monde rural et l’agriculture comme rarement dans une galerie. Mais plutôt que bucolique et pastoral, son univers décèle une solitude anti-héroïque, faite de temps morts, d’ennui rayonnant, d’effacement de soi pour ne devenir qu’une éponge, d’où le titre de l’exposition. Il y a donc de la terre, mais en attente, non cultivée. Les pommes de terre, percées par des crayons, ne servent ici qu’à former une représentation inachevée de l’atome. Il y a une veste aux motifs maritimes qui ne garde que la trace d’une activité agricole absente. Il y a des branches d’arbre bien coupées et alignées pour un brasier qui ne viendra pas. Les gestes répétés deviennent ici la trace d’un labeur plus silencieux, à l’intérieur de soi, rendu possible dans cette île par l’enfermement en plein air et l’incompréhension de la langue parlée par ses habitants. Les sacs de nourriture pour animaux, posés à l’entrée de la galerie, sont remplis de vide, de ballons de baudruche. Il n’y a parfois pas de quoi se nourrir d’autre que de soi-même, de sa capacité à inventer un monde à soi à partir du nôtre. Pour la série des “Chasseurs de vide”, Grégory Le Lay redessine des vieilles gravures de représentations héroïques de la chasse et de la pêche, en y introduisant une forme géométrique blanche à l’endroit de la proie. La bravoure est ici ramenée à sa dimension pathétique, ou alors, il s’agit de partir en conquête de tableaux monochromes, d’un monde redevenu un langage abstrait.

Sur un dessin, deux dindons sont entourés d’un paysage géométrique, avec croquettes volantes et troncs d’arbres carrés, comme une projection de ce qui serait leur regard kaléidoscopique. Les animaux sont d’ailleurs très présents dans le travail de Grégory Le Lay, non pas sous le mode de la fable mais comme des animaux de compagnie sauvages. Il s’agit moins de parler leur langage que de vivre avec eux. Posé sur un socle blanc, un tronc d’arbre déjà mort est devenu la caserne d’une armée de fourmis, accompagné d’un gâteau posé là comme une exhortation à leur envahissement de l’espace.

Les animaux sont encore au centre de la vidéo “L’Enclos” où il transforme la cour d’une ferme en théâtre sonore où se confondent les bruits de la route avoisinante, ceux des chèvres et la symphonie du chaos créée par un ensemble de personnes réunies dans ce cercle, plongées dans un autisme que n’est autre que la célébration muette de l’invention d’une communauté. Une famille où tout repose sur l’écoute et la tentative de créer des accords dans le désordre pré-existant. L’invention à plusieurs de cet espace, plutôt que de produire un enfermement, cherche à bricoler un nouveau langage pour l’écoute des autres et du monde qui les entourent.

Il n’y a donc pas de hasard si Grégory Le Lay a choisit d’habiter une île. Quand l’espace paraît se rétrécir, l’horizon est à perte de vue, partout. Et pour voir cela, il n’est même pas nécessaire d’ouvrir les yeux, il suffit d’écouter le sol. Sur une image de presse agrandie, placée dans la galerie comme une énorme pancarte, il est question d’une coulée de boue qui a détruit une partie des habitations et des cultures de l’île, ce qui rappelle inévitablement son caractère volcanique encore en activité. La violence de la terre sur laquelle nous posons nos pieds, son mutisme consentant, se réveille de temps à autre pour rappeler le chaos permanent sur lequel nous essayons de construire nos certitudes, nos structures, nos vies. Avec la violence d’un enfant, le travail de Grégory Le Lay est alors cette lave qui réveille l’espace, avec de la terre, des fourmis et de la mélancolie volcanique.

Pedro Morais

Grégory Le Lay – Expérience professionnelle

2009 :

-Tournage du film concert pour 50 chèvres

- Exposition collective « DRIFT » Galerie MK2, Londres

-Intervenant artistique au CCAS de Menton, création d’un spectacle « cabaret-sonore »

2008:

-Exposition personnelle « WAIKIKI DOG PERFORMANCE », Bordeaux

-Exposition personnelle « PRISONERS OF DIMENSION 0 » Galerie STAALPLAAT, Berlin

Diplômes :

-2003:  Diplôme National d’Expression Plastique (DNSEP) avec mention, école nationale supérieure des beaux arts de Marseille

-2001:  Diplôme National d’Arts Plastiques (DNAT) avec félicitations du jury, école nationale supérieure des beaux arts de Marseille

-1998:  Brevet de Technicien maquettiste au lycée Marie Curie, Marseille

Dates de concerts et performances 2005/2010:

2010:

-Concert: Pierre Chiffon et Barry Wet à l’ Entropy, Marseille

-Live radio, sur Radio Galère Coq à l’âme et dames aux lits

-Intervention performance dans le cadre du festival ART et TERRORISME à l’ Embobineuse, Marseille

2009:

-Concert avec les pensionnaires du CCAS de Menton

-Concert SIROP A OISEAU JAUNE, Sonothèque DATA, Marseille

-Performance sonore à la galerie MK2, Londres

-Concert de musique improvisée à l’ Embobineuse, Marseille

2008:

-Concert à l’espace 44, Paris

-Performance sonore avec le label STAALPLAAT à Berlin

OÙ lieu d'exposition pour l'art actuel
58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille
T: 06 98 89 03 26
Du 09/03/2013 au 29/03/2013
Vernissage le : 08/03/2013 à 18h - 20h30
Artothèque Antonin Artaud

Artothèque Antonin Artaud
Lycée Antonin Artaud
25, Chemin Notre-Dame de la Consolation
13013 Marseille
Métro La Rose + Bus N° 3 ou 5S ou 37
T/F : 04 91 06 38 05
Chloé Jarry
Artiste invitée à l’Hôtel Burrhus à l’occasion de la 6ème édition de Supervues à Vaison la Romaine.
« Je sollicite la rencontre entre des situations où l’espace de l’art se rencontre avec la vie. J’aime le trouble, lorsque ces deux espaces se superposent, se mélangent. Il y a alors un aller-retour incessant entre ses deux espaces (mental ou physique). Pour arriver à mon but, je simplifie, je dépouille au maximum une situation familière jusqu’à ce qu’il ne reste que la forme d’un objet, symbole de quelque chose de plus grand. Mes sculptures sont des doubles, comme des souvenirs proches qui découlent de l’accumulation de faits routiniers (…) J’ai choisi de la faïence comme matériau « de coulée » pour copier ces objets. Elle induit des transformations de la forme : torsion non contrôlée durant les étapes du moulage, du séchage, de la cuisson… Ces accidents m’intéressent ; ils sont opposés à la prise électrique lisse sortie de l’usine. Chaque faïence est différente, ainsi cette forme échappe au circuit de la production sérielle industrielle. La forme à peine tordue crée une étrangeté. Elles sont aussi discrètes que leurs modèles. Elles créent une fracture du quotidien. La faïence, une fois travaillée, puis cuite, peut perdre jusqu’à 13% de sa taille. Cette perte d’échelle reste pour autant discrète, les formes rapetissées se sont encore plus détachées de leur modèle, de l’empreinte. Mes sculptures habitent l’espace que je leur propose. Elles ne changent en rien ses fonctions, elles le marquent simplement. Ce sont des appendices d’un autre lieu parallèle. J’ai exploité le hors champ que suggèrent mes sculptures. Ainsi deux réalités se superposent. (…) Les sculptures sont à leur place malgré une fracture, un écart. Elles ne sont pas ce que leur forme et leur place nous indiquent. (…)»


Vas et viens, 2011, faïence émaillée.
De vous à moi, Le Village – site d’expérimentation artistique, galerie Thébaut, Bazouges


HÔTEL BURRHUS
SUPERVUES 012

petite surface de l’art contemporain
14, 15, 16 décembre 2012 – 6ème édition
ven. 18h30 – 20h30 / sam. 11h – 20h / dim. 11h – 18h
1, Place Montfort
84110 Vaison la Romaine

Astérides
Friche la Belle de Mai
41 rue Jobin 13003 Marseille
T : 04 95 04 95 01