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  • Adrien Vescovi, Christian Michel, Dieter Detzner, Diohandi, FRP2, Ilana Salama Ortar, Julien Friedler
  • DES ARCHITECTURES
  • “Des Architectures”
    30 juin – 04 août
    Vernissage vendredi 29 juin 2012 de 18h à 21h

    La Galerie Gourvennec Ogor est heureuse de présenter : Des Architectures, exposition collective qui réunira les oeuvres de Stéphane Couturier, Dieter Detzner (D), Diohandi (GR), Martine Feipel & Jean Bechameil (L), Julien Friedler (B), FRP2 (Filippo Piantanida et Roberto Prosdocimo – I), Norbert Hillaire (F), Christian Michel (F), Régis Perray (F), Ilana Salama Ortar (ISR), Timothée Talard (F) et Adrien Vescovi (F).

    L’exposition ouvrira le vendredi 29 juin de 18 à 21 heures en présence d’un certain nombre d’artistes, et sera visible jusqu’au 04 août 2012.

    Des architectures (par Harald Sylvander – juin 2012)

    “La galerie Gourvennec Ogor présente une exposition, Des architectures, et me propose de faire un
    commentaire, à moi qui suis architecte, et qui ai souvent du mal à voir de l’architecture dans mes propres constructions.
    A-t-on demandé aux artistes une œuvre illustrant une idée d’architecture ?
    Comment ont été choisis les artistes, les œuvres ? Parce qu’on y voit des constructions ?
    Parce qu’on y perçoit une trace d’architecture ? (Car dans toutes les constructions il y a un peu
    d’architecture.)
    Sans doute ; mais de plus, dans tout projet, toute mise en forme, il y a une sorte d’architecture qui fonde l’équilibre de l’idée recherchée. Et les uns, les autres, laissent percevoir cette organisation de leur pensée.
    Y a-t-il quelque chose de commun à ces images ? (mais toutes ne sont pas des images ).
    Toutes comportent un dessin, ou une idée de dessin, ou la trace d’un dessin.
    Un paysage parfaitement naturel, des corps, ne comporteraient pas les mêmes traces de dessin, ces lignes, indiquant des limites matérielles d’espaces construits.
    Pourtant, les constructions ne sont pas nécessairement composées de plans et de définies par une
    géométrie, loin de là.
    Cela veut-il dire que pour chacun, pour ces artistes, l’architecture est réduite à si peu ? Sans doute, car si pour chacun d’eux l’architecture avait plus d’importance, ils seraient architectes ; peut-être.
    Mais ce qu’on leur a demandé c’est une sorte de témoignage ; ils ne rechignent pas à être là où on parle de construction.

    Ce titre –Des architectures– laisse penser qu’il s’agit de constructions et pas d’un domaine de réflexion général ; à moins que Didier Gourvennec Ogor imagine qu’il y a plusieurs architectures et propose à ces artistes d’illustrer cette pluralité ?
    Ceux qui montrent des constructions si importantes que…
    Ceux qui montrent des mots …

    Mais qu’auraient-ils fait si on leur avait demandé de créer une œuvre pour évoquer l’architecture ? Non, le propos n’est pas d’illustrer ni évoquer.
    Chacun suit son idée, la creuse et rencontre des parcelles d’architecture sans même bien le savoir.
    J’aimerais assez connaître leurs réponses.”

    STÉPHANE COUTURIER

    Né en 1957 à Paris, France.
    Vit et travaille à Paris, France.

    Représenté par la Galerie Polaris, Paris

    Le  travail de vidéaste  de Stéphane Couturier constitue un prolongement de sa réflexion sur la représentation du monde urbain.
    Avec cette nouvelle voie, la ville n’est plus qu’une matière en fusion. Il s’agit d’un évènement visuel qui échappe au langage photographique, orientant le regard vers un espace plus contemplatif.
    L’exploration des gisements de couleurs desquels émergeront les prémices de la représentation et le télescopage d’images et de sons voudrait nous entrainer vers une “exploration amibienne” de la ville.
    Dans la vidéo présentée dans « Des architectures », la variation dans l’uniformisation représente le thème central. La répétition de façades quasiment identiques sous forme d’un défilement ininterrompu fini par rendre abstrait le sujet et hypnotiser le spectateur pris d’un vertige face à ce trop plein de réalité qui devient quasi fictionnel.
    Stéphane Couturier est représenté par la Galerie Polaris à Paris, Laurence Miller
    Gallery à New York (USA), Van Kranendonk Gallery à Den Haag (NL) et Christophe Guye Galerie à Zurich (CH).

    DIETER DETZNER

    Né en 1970,en Allemagne.
    Vit et travaille à Berlin, Allemagne.

    Cet artiste allemand né en 1970 développe une pratique au sein de laquelle il mêle habilement objets minutieusement manufacturés et gestes graphiques à l’apparente spontanéité. Il en résulte des œuvres dont la forme rappelle à la fois le Minimalisme, les Technological Reliquaries de Paul Thek, les expérimentations cinématographiques de Len Lye… Bref une constellation foisonnante avec laquelle Dieter Detzner aime à jouer et à laquelle il se confronte à travers sa pratique artistique.
    Pour « Des Architectures », Dieter Detzner a spécialement réalisé deux nouvelles œuvres.
    Il travaille actuellement sur des projets en Allemagne, Italie ou encore au Qatar. Il a notamment été présenté à Art Basel ou à la Fiac et figure entre autres collections prestigieuse dans la très célèbre collection de Christian Boros en Allemagne. Les Éditions Mouse lui consacreront un catalogue monographique en 2013.

    DIOHANDI

    Née en 1945 à Athènes, Grèce.
    Vit et travaille à Athènes, Grèce.

    Représentée par la Kalfayan Gallery, Athènes, Grèce
    Diohandi créée des œuvres in situ, ce qui signifie pour elle qu’une œuvre d’art est faite spécifiquement pour un site hôte, ou qu’elle doit prendre en compte le site dans lequel elle est installée ou exposée.
    À la Biennale de Venise où elle occupait le pavillon Grecque, elle a opéré une totale transformation du bâtiment tant intérieure qu’extérieure. L’ensemble architectural était couvert de panneaux en bois brut et le visiteur était invité à y entrer par un couloir en équerre, entouré d’eau – comme si un canal était parti à l’intérieur, «inondant» le pavillon – obligeant le spectateur, d’une certaine manière à se heurter dans l’angle droit vers une lumière, volontairement accentuée, presqu’absolue.
    Pour « Des Architectures », l’artiste propose une série de cinq photographies reprenant le concept et presque aussi, la chronologie, de l’installation monumentale qu’elle a réalisé pour la biennale de Venise.

    MARTINE FEIPEL & JEAN BECHAMEIL

    Née en 1975, au Luxembourg.
    Né en 1964, à Paris, France.
    Vivent et travaillent à Esch-sur-Alzette, Luxembourg.

    La plus grande partie de leur travail est constitué par des installations qui essayent d’être des expériences autour desquelles le visiteur peut se laisser aller à un cheminement  ouvert sur l’espace et le temps. La géographie des lieux, l’historique ou l’anecdote leur servent souvent de point de départ pour leur démarche.  Mais ils ne s’interdisent pas les anachronismes et les références à d’autres univers que celui dans lequel se situe l’exposition

    L’abandon, le vide, et les traces, sont aussi des éléments que les deux artistes apprécient d’utiliser et  qui peuvent constituer une narration  à travers laquelle une  forme d’histoire et de récit est possible.  Dans ce jeu ou le visiteur est à la fois un intrus et un intime, Feipel et Bechameil essaient de fabriquer une géographie qui désoriente et déconstruit.

    En introduisant dans l’installation des objets qui aurait pu appartenir au lieu et  en les déconstruisant, ils deviennent  les fragments  et la ponctuation d’un parcours.

    La distance et le vide qui sont souvent les lieux tel qu’ils nous sont livré pour faire une installation sont une chance de plus pour créer cet univers qu’ils veulent à la fois lisible et mystérieux, moderne et intemporel .

    Martine Feipel et jean Bechameil représentaient le pavillon Luxembourgeois lors de la biennale de Venise 2011.Martine Feipel & Jean Bechameil représentaient le Luxembourg au pavillon de la Biennale de Venise 2011.

    JULIEN FRIEDLER

    Né en 1950 à Bruxelles, Belgique.
    Vit et travaille à Bruxelles, Belgique et Monaco, France.
    Personnage atypique né en 1950, Julien Friedler a commencé par une carrière de psychanalyste et écrivain. Il se situe également dans la lignée du mouvement Fluxus initié dans les années 1960, effectuant un travail de « sape » des catégories de l’art, rejeta les institutions et la notion d’œuvres d’art. La démarche de Friedler s’entend à élargir le champ de l’art, le bousculer, sans pour autant renier ce dernier.
    Les œuvres présentées dans l’exposition font référence à « La Parole des Anges », véritable alphabet linguistique inventé par l’artiste et qui, de par son graphisme même, inspiré de symboles primitifs, s’associent magnifiquement à de possibles compositions architecturales contemporaine.
    Julien Friedler fer l’objet d’une exposition personnelle à la Galerie Gourvennec Ogor en septembre prochain. La scénographie de l’exposition sera confiée à  Erno Vroonen, commissaire international  d’expositions, vivant entre Munich (Allemagne) et Bruxelles (Belgique).

    FRP2

    Nés en 1979, à Milan, Italie.
    Vivent et travaillent à Milan, Italie.
    Issue du projet « Normal Generic Landscapes » qui est naît du besoin d’évaluer d’une façon critique toute personnelle la photographie, l’œuvre présentée dans l’exposition « Des Architectures » révèle le rapport entre Espace et Individu, élément central de la recherche artistique des FRP2.
    Celui qui observe cet « Espace Urbain », à travers son champ visuel, en établit les limites extrêmes, le Début et la Fin. Ce qui est compris dans cette portion tout arbitraire, équivaut au concept courant de « réalité ». Bien que la technologie permette de la modifier, en ajoutant et en enlevant des éléments, le regard essaie toujours de déchiffrer l’énigme.
    L’œuvre des FRP2 vise à s’exprimer dans cette dimension subtile. Après avoir exploré la dynamique des conséquences issues de la « congélation » du temps, dans les séries Atto, les deux artistes décident désormais de se dédier à l’étude de l’Espace, y trouvant d’une certaine manière beaucoup plus d’ambiguïté.
    Les FRP2 feront l’objet d’ici la fin de l’année 2012 de très nombreuses expositions en France, en Italie, en Espagne et en Chine.

    NORBERT HILLAIRE

    Né en 1949 à Nîmes, France
    Vit et travaille à Nice, France
    Artiste et théoricien de l’art et des technologies, Norbert Hillaire est Professeur des Universités. Il enseigne dans le département des Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université de Nice – Sophia Antipolis.
    Norbert Hillaire est théoricien de l’art, professeur des universités, co-directeur du laboratoire I3M. Il est également directeur du département des sciences de la communication  et directeur du master II professionnel « ingénierie de la création multimédia et direction artistique de projets » à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Norbert Hillaire a été, dans les années 1980 / 90, l’un des initiateurs en France de la réflexion critique et prospective sur les problèmes posés par l’essor des technologies et des réseaux numériques dans l’art et la culture. En tant que critique d’art, théoricien spécialisé et responsable de missions dans les domaines nouvelles technologies, l’art et l’environnement, il a dirigé plusieurs numéros spéciaux de la revue Art Press sur ces thèmes ainsi que plusieurs missions d’étude (DAP, Centre Pompidou, Datar, etc.).
    Toutes les photographies qui composent l’ensemble présenté dans l’exposition sont des «Photomobiles». Elles ont été prises avec un téléphone portable et retracent d’une manière à la fois esthétique et narrative comme les additions de fragments entrées dans la vision de l’artiste.

    CHRISTIAN MICHEL

    Né en 1968 à Aix-en-Provence, France.
    Vit et travaille à Aix-en-Provence, France.

    Christian Michel se revendique comme photographe d’architecture.
    Depuis très longtemps maintenant, Christian Michel signe de nombreuses collaborations avec de grands architectes contemporains : Rudy Ricciotti, Jean Nouvel, Jean-Paul Viguier, Santiago Calatrava, l’agence japonaise Sanaa, Herzog et De Meuron et Tectoniques.
    Parallèlement, il développe un travail d’auteur, portant sur l’architecture et l’espace, avec un point de départ des fragments d’espaces architecturaux ou paysagers, qu’il assemble en des mosaïques de photographies à lectures multiples.
    La conjonction de matières, de courbes, de parois, d’éléments structurants, de façades…de poignées est le vecteur de  son expression des formes.
    Les partitions d’espaces lui servent de prétexte à s’autoriser une restitution des sens hors du commun, dans des assemblages semblables à ce que seraient les faces d’un rubix cube harmonieux.

    RÉGIS PERRAY

    Né en 1970 à Nantes, France.
    Vit et travaille à Nantes, France.

    Régis Perray procède par résidence, coups de cœur et invitations.
    Il part à la découverte de lieux divers, géographiquement et culturellement, dont il s’imprègne pour en révéler une facette, positive comme négative. Ainsi en 1999, il décide par ses propres moyens de se rendre en Egypte et plus spécifiquement sur le site de Gizeh, où il va séjourner trois semaines. Son objectif : balayer chaque face des pyramides pour stopper le désensablement. Entre rêve, utopie et illusion, la réalité le ramène les pieds sur terre.
    Conscient de l’histoire du site de Gizeh qui est, s’il faut le rappeler, un cimetière grandiose pour les pharaons, l’artiste a souhaité apporter une contribution modeste à un espace où sous le sable, les pierres et les emballages plastiques, gisaient des corps ancestraux.
    L’œuvre présentée dans l’exposition « des Architectures », intitulée Vacances en Egypte. Saqqara. 1999, témoigne ainsi de manière quasi ironique de cette action avorté

    ILANA SALAMA ORTAR

    Née en 1949, à Alexandrie, Égypte.
    Vit et travaille à Tel-Aviv (Israël), Berlin (Allemagne) et Marseille (France).

    Depuis 1995, Ilana Salama Ortar développe des installations d’art civique, interventions artistiques et interdisciplinaires dans l’espace public, dans des situations d’urgence sociale et de contraintes politiques. L’art civique implique une réflexion sur les notions d’espace public, d’opinion publique et leurs rapports à la « table rase ».
    Par le biais entre autre de palimpsestes, Ilana Salama Ortar redessine des images, des architectures d’une mémoire, ou mémoire d’architectures,  qu’elle fait ressurgir dans les esprits, dans les imaginaires.
    Elle prépare actuellement avec l’ESADMM (École des Beaux-Arts de Marseille) un projet artistique intitulé Sukkot (« la célébration des tentes ») dans le cadre de son projet « Laisser Passer » à l’occasion de Marseille Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture.
    Ilana Salama Ortar est notamment présente dans les collections du Guggenheim Museum de New York, de Metropolitan Museum of Art, du Fonds National d’Art Contemporain, ou encore du Stedelijk Museum…

    TIMOTHÉE TALARD

    Né en 1983 à Marseille, France.
    Vit et travaille à Marseille, France.
    Profondément marqué par la culture urbaine et les différents modes de vie contemporains, Timothée Talard ne cesse de questionner et représenter ce qu’il convient de qualifier de marginalité.
    Ainsi, parmi les thèmes récurrents de son travail se trouve la drogue, la violence, les conduites à risque…
    Ses œuvres dessinent un carnet de voyage, un descente dans la sub-culture, une immersion dans la noirceur humaine.
    Les dessins présentés dans l’exposition « Des Architectures » se concentrent sur ces « non-lieux » architecturaux qui entrent dans la composition hétéroclites de la ville. C’est un travail né de l’errance dans les friches et bâtiments désaffectés, sur les zones que l’on côtoie mais qui nous demeurent invisibles.
    Après des études aux Beaux-Arts de Paris, Timothée Talard a notamment exposé à la Galerie du Jour Agnès B, a travaillé comme résident au Cent Quatre et au Centre Culturel Français de Hanoï. Il a réalisé de nombreux projet de design avec La Poste, Badoit, Agnès B.
    Il sera commissaire d’une exposition en collaboration avec Kiehl’s à l’occasion de Marseille Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture.

    ADRIEN VESCOVI

    Né en 1981, en France.
    Vit et travaille à Paris, France.
    Le processus actuel de création d’Adrien Vescovi reprend les systèmes de construction du jeu comme base de travail tout en y a ajoutant des références sur l’architecture, l’urbanisme, le sport et le cinéma. Les projets qu’il développe actuellement vont de la performance à la vidéo, en passant par le dessin, la sculpture et l’installation. Cette diversité des formes que peut prendre son travail artistique questionne également la notion d’expérience.
    L’œuvre présentée spécialement pour cette exposition est réalisée sur le modèle des structures en bois visible dans l’encadrement des fenêtres d’immeuble en travaux.
    En s’appuyant sur ce modèle, Adrien Vescovi se joue du poids et de la poussée du matériau pour construire une sculpture qui se tient d’elle-même, en équilibre.
    Dans ce projet, l’artiste reprend le système de construction du Kapla, ce jeu fondé sur un seul module : une planchette en bois, crée par Tom van der Bruggen qu’il considère comme le fruit de son expérience de bâtisseur et qui s’avère être le plus apte à tout construire sans point de fixation.

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