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  • Jean-Loup Faurat, Mathieu Baechel, Mathieu Vincent, Maureen Quink, Max Paskine, Morgan Patimo, Vir Andres Hera
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  • vernissage le 29 août à 18h pour la Nuit des galeries de 18h à 22h
    à l’occasion d’Artorama et Pareidolie

    Huit artistes sortis récemment des écoles supérieures d’art d’Aix-en-Provence, de Toulon et de Montpellier.

     

    Déjà en 1973, Claude Royet-Journoud créait la revue
    llanfairpwllgwyngyllgogerrychwyrndrobwlllantysiliogogogoch,
    au titre improbable, à l’énonciation impossible, en retrait de toute articulation.
    En 2015, les adresses internet, entre segments codés ou segments aléatoires, étalent sous nos yeux ce qui apparaît comme un grand désordre numérique. Opacité vivifiante, où les lettres redeviennent figures. La compagnie (et le titre de cette exposition est un bout d’adresse internet sur googlesearch) invite huit artistes issus de trois écoles d’art du sud. La formule du titre est à nouveau obscure, les seuls mots à peu près signifiants qui se dégagent sont : “new window”. Nouvelle fenêtre : ce sera le sous-titre de cette exposition, l’emblême de la nouvelle fenêtre sur le monde que nous font entrevoir ces artistes au milieu de l’inconnu.
    Comment font-ils avec le tourbillon infini et incessant de Big Data, avec la fragmentation du monde, à l’ère du numérique dont Godard dit que “c’est la dictature”? Les œuvres présentées ne mobilisent pas toute des nouvelles technologies. Le dessin y tient en tout cas une belle place (en écho au salon du dessin Pareidolie). Le langage proteste contre l’expression et la communication, il ne veut plus être que lui-même : bloc d’éléments agglutinés, entremêlés, collés. Contre l’hypercontrôle qui guette de tous les côtés, quelque chose bégaie, fait stase. Boum, on trébuche. On tombe dans le vide.
    On aurait pu appeler ce projet “pierre-feuille-ciseaux”, comme le jeu à deux, où l’un fait avec la main un signe représentant l’un de ces trois termes, et l’autre doit aussitôt répondre gestuellement, en faisant attention car la pierre bat les ciseaux (en les émoussant), les ciseaux battent la feuille (en la coupant), la feuille bat la pierre (en l’enveloppant). Les désaccords de la matière reviennent au galop (il paraît que dans l’éternité, nous étions un cheval).

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