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  • LA COLLECTION PERMANENTE
  • Au musée jusqu’au 15 mars 2016, un accrochage de la collection permanente avec un parcours dans la peinture des années 60 à 90.

    La présentation actuelle met l’accent sur l’un des fondements de la collection, que révèle l’irruption des objets et des matériaux de la société de consommation dans la production des œuvres d’art à partir des années 60. Cette nouveauté constitue le trait marquant du projet des artistes réunis autour de Pierre Restany sous le nom de groupe des Nouveaux Réalistes.  Cette recherche faite d’expérimentations et basée sur l’utilisation d’objets et de matériaux nouveaux pour la production des œuvres se poursuit d’une manière originale, marquée par d’autres références et une volonté de déconstruction des composants de l’oeuvre d’art (toile, châssis, cadre …) dans les travaux du groupe Support Surface.

    L’accrochage de la collection permet aussi d’apprécier la résurgence de ces apports dans les œuvres d’artistes comme Franz West ou Tony Oursler parmi d’autres.

    En parallèle à ces mouvements de rénovation, on constate dans le champ de la production picturale de l’époque le même intérêt pour la modernité, quand bien même il se transmet sur le support classique de la toile. La concomitance des références n’est pas en soi une surprise car les artistes partagent le même temps, celui du cinéma, de l’automobile, des appareils photographiques légers, de la conquête spatiale, et l’on découvre qu’elle s’incarne parfaitement dans le mouvement des artistes de la Figuration Narrative dont la collection marseillaise est particulièrement riche d’œuvres remarquables. À cet ensemble on peut adjoindre les œuvres d’artistes qui intègrent des éléments de l’iconographie du Pop Art tout en exprimant leur engagement politique comme par exemple Erró, Rancillac ou encore Télémaque.

    À partir des années 80, un regain d’intérêt pour la peinture s’opère en France, dont la collection permanente tente de rendre compte pour la première fois, en particulier au travers de propositions qui apparaissent simultanément et que l’on regroupe ici selon trois sources d’inspiration. L’une emprunte aux simplifications et à la spontanéité des formes d’art de la rue et du graffiti, dont le chef de file est incontestablement Jean-Michel Basquiat. Une autre aux recherches sur la matière peinture elle-même et une troisième qui revisite l’histoire de la peinture au travers de ses mythes et de ses héros.

    Cette sélection opérée dans la collection du MAC a été enrichie de plusieurs prêts remarquables provenant des collections du Fonds régional d’art contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur, du MAMAC de Nice et du Musée d’Art de Toulon qui trouvent ici l’expression de notre reconnaissance.

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