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  • Alexandra TILMAN (1)
  • OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel
  • Alexandra TILMAN

    Exposition du 18 novembre au 21 novembre 2016
    Vernissage & projection vendredi 18 novembre à 18h

    OÙ Résidence Méditerranée Alexandra TILMAN – artiste en résidence du 18 novembre au 15 décembre 2016
    Présentation de son travail du 18.11 au 15.12 – sur rdv tous les jours même le dimanche.
    Contacts : Alexandra Tilman t: 0660598132 / mail:

    Partenariat avec le Festival International du Film & Documentaire – FIDMarseille
    [http://www.fidmarseille.org/index.php/fr/]

    OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel
    58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille
    Horaires et jours d’ouverture jeudi-samedi _ 16h-19h sur rdv, et plus selon les événements in situ – T.:06 98 89 03 26
    Espace d’expérimentation et d’exposition, de résidence atelier/logement

    L’Association OÙ est soutenu par le Département 13, la Région PACA, la Ville de Marseille et les membres de l’Association OÙ.
    Partenaires des expositions : QUOTIDIEN DE L’ART et Paris-ART.
    L’Association OÙ est membre du réseau MARSEILLE EXPOS.

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    Texte de présentation
    Cadences
    Alexandra Tilman

    Le Havre, ville de tradition ouvrière et maritime, est désormais touchée par la désindustrialisation… Les usines laissent progressivement la place à des friches industrielles. Certains de ces lieux abandonnés par les activités productives sont réinvestis par d’autres activités qui, au premier abord, n’ont rien à voir avec elles. Et notamment par des fêtes techno clandestines. Les bruits mécaniques, les distorsions électriques et la basse répétitive de la Noise et de la Techno entrent alors en résonnance avec l’histoire industrielle du Havre…
    Du singulier au pluriel, du père à son fils, d’une entreprise aux ouvriers licenciés, d’un habitant dans une ville en friche, dans les années 90, la décadence est celle des emplois, la démesure vient avec la techno, les free parties s’improvisent dans chaque espace déserté. Le film d’Alexandra Tilman témoigne de ces situations sans céder à d’évidentes fascinations, le recul donne un tel point de vue distribué.

    From singular to plural, from a father to his son, from a factory to laid-off workers, from a resident in a urban wasteland, cadences are different from those of the fathers’ work or the sons’ music. Le Havre in the 1990s : decadence lies in the job market, outrageousness comes from techno music, free parties materialize in every deserted place. Alexandra Tilman’s film depicts these situations without giving in to obvious fascinations, her perspective offering a mosaic-like viewpoint.
    Version originale : Français. Sous-titres : Anglais. Scénario et image : Alexandra Tilman. Montage : Aurélien Manya. Son : Jocelyn Robert. Production : Alexandra Tilman.
    France
    2014
    Couleur, HD
    37’

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    Autour de Cadences

    http://www.fidmarseille.org/index.php/fr/?option=com_content&view=article&layout=edit&id=2045

    http://www.radiogrenouille.com/fidplus/2015/07/la-chronique-des-films-impossible-04-alexandra-tilman/

    http://sms.hypotheses.org/6203

    https://chantiersdureel.com/2014/07/15/les-masters-du-doc-18-au-20-juillet-2014/

    https://videodrome2.wordpress.com/2016/04/08/ouverture-de-tu-tires-ou-tu-scratches-mardi-18-avril-a-20h30/

    http://www.thalim.cnrs.fr/IMG/pdf/prog_creation_resistance_mars2015lastfinal.pdf

    http://www.men.ch/fr/agenda/detail-evenement/detail/cine-club-21/

    http://emf.fr/21975/cadences/

    http://www.comptoirdudoc.org/sites/default/files/programmation/2013/05/pgfresh_2015-2016.pdf

    http://www.univ-tlse2.fr/accueil/agenda/sociologie-filmique-un-film-pour-la-these-414037.kjsp

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    Cadence
    La musique, les sons suggèrent les flux, les entrelacs, la continuité à un point tel que l’on en oublierait les arrêts, retenues, attentes, respirations, silence. Si dans un film, la cadence est celle des images (le terme ici désignant la vitesse de défilement de la caméra ou du projecteur), en musique la cadence ne se confond pas avec la pulsation, le rythme ou le tempo, ce n’est pas celle de la danse non plus (là, la mesure régle le mouvement des interprètes), moins omniprésente, elle désigne un arrêt, une singularité, une énigme en guise de ponctuation. Toute séquence se clôt par une cadence, même celle laissant en devenir ce qui va suivre. Pour un orchestre, la plus affirmée, la plus conclusive est dite parfaite (une suite de notes menant à une résolution, un retour vers le ton principal), d’autres sont qualifiées selon les cas, imparfaite, plagale, rompue, succédant à celles dites de Landino ou à double sensible. Les mixages les plus récents reprennent ces formes du passé ou proposent parfois de nouveaux arrangements, de nouvelles ruptures. Un film impose ses propres césures. Avec la pellicule, images et sons se séparent d’un seul coup de lame. Le montage devient ainsi, entre autres, une succession de cadences sonores. Face aux profusions des pistes audio, aux persistances disparates envahissant les nouvelles interfaces de montage, les coupes se distribuent parmi les fondus et autres soustractions induites ou suggérées. Les films de cet écran consacré aux sons et à la musique partagent cette liberté de mouvement où se succèdent maintien ou abandon, “Cadence”, une suite de coupes propices à un découpage s’édifiant sur toute la durée d’une projection. Si l’on se confronte aux logorrhées d’un bouilleur de cru l’exercice s’impose, l’ingénieur du son transpose son art du réglage en une alchimie spiritueuse, “Rakijaki dnevnik” de Damir Cucic. Face à l’environnement stable où s’exerce une profession décalée, patiente le rebond est nécessaire, “Jet Lag” de Eloy Domínguez Serén. La coexistence de drones fascinant un compositeur, “The movement of Phill Niblock” de Maurits Wouters, l’action est contrainte. La direction du regard peut se substituer au cillement, les mouvements de caméra prenant l’importance des coupes comme dans un plan-séquence, un road-movie alternant l’intérieur ou l’extérieur du véhicule, “À composer” de Daniel Kötter. Même un simple clip ne se résume pas à une seule chaussette animée, “One shoe Blues starring B.B. King” de Sandra Boynton. Le riff de guitare impose ses pointillés face à la constance d’un piano, la brièveté raréfiée du saxophone au loin, sans oublier le surgissement d’un trio vocal imposant soudainement un silence. Sans caricature, une image est immédiatement remplacée par une autre. Un fondu, un mélange ou un noir ne change rien face à cette vélocité. Plus lents, les sons résonnent en écho après leur disparition. Rien n’oblige à suivre ce que suggèrent les matériaux. Ces «deux régimes de fous» se confrontent en cadence. (GG)

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    ALEXANDRA TILMAN

    Biographie
    Alexandra Tilman est docteur en sociologie chercheuse associée à l’Université d’Évry Val d’Essonne, spécialisée dans la réalisation filmique. Sa thèse soutenue le 3 juin 2014, intitulée « Aux confins du travail industriel, les free parties. Réflexion socio-filmique sur une déviance temporaire. » est également composée d’un film (Cadences, 38mn, France). Elle enseigne le cinéma et la sociologie à l’université depuis six ans et continue de réaliser des recherches filmiques.

    CV
    Docteure en sociologie, chercheure associée
    Domaines d’expertise
    Sociologie visuelle et filmique.
    Travail, temps libre, déviance, cultures juvéniles, musique et cinéma.
    Thèmes et recherches
    Travaillant au sein de l’axe de recherche Image et Société, mes recherches portent sur les liens entre le travail et la marginalité dans les sociétés industrielles. Ma thèse soutenue en juin 2014 s’intéresse au phénomène des free parties, des fêtes techno clandestines qui se nichent parfois dans les brèches de la désindustrialisation comme c’est le cas dans la ville du Havre en France, là où s’est déroulé mon travail de terrain. Les liens entre les transformations du travail et l’émergence de nouvelles cultures transgressives constituent le fil rouge d’une recherche socio-filmique en continuité avec ma thèse qui sera menée à un niveau international dans des villes frappées par les transformations industrielles, comme à Détroit aux États-Unis, à Manchester en Angleterre, à Vitoria au Brésil ou encore à Manille aux Philippines. Dans la continuité de mon travail de doctorat, mes recherches sont produites sous deux formes complémentaires, textuelles et filmiques, en cohérence avec mon double parcours en cinéma et sociologie qui s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire mêlant l’art et la recherche.

    Publications et communcations
    Publications
    « L’expérience temporaire des free parties. Se sentir actif sans faire partie des actifs », in Les Mondes du Travail n°17, janvier 2016
    « Être ingénieur du son aujourd’hui : Réflexion croisée sur le montage son et les nouveaux outils numériques » avec Jocelyn Robert, in CinémAction sous la direction de Réjane Vallée, publication prévue pour le deuxième semestre 2015.
    « Teufeurs en équilibre, une approche socio-filmique. », in «Regards croisés sur la régulation sociale des désordres », ouvrage collectif sous la direction de Manuel Boucher, dans la collection Recherche et transformation sociale de chez l’Harmattan, septembre 2012.
    « Le documentaire comme recherche. Éloge de l’échec », in Cinémaction, sous la direction de Réjane Vallée, publication à venir.
    « Le langage filmique comme écriture de la thèse en sociologie ? », avec Manon Ott et Gregory Cohen, in La sociologie par l’image, publication des actes du colloque de Sociologie Visuelle organisé par le GDR opus et le CR18 de l’AISLF, Université libre de Bruxelles, 28-29 octobre 2010, publication à venir.
    Communications sélectives
    « Utility of pluridisciplinary approaches for sociologic studies of labor and deviance ; Reflexivity of scientific and artistic views on different forms of expression of deviance related to professional occupations. », International School of Working Life doctoral Network, University of Strathclyde, Glasgow, Scotland, May 20-22, 2009
    « Making films as a sociological research on deviance », IVSA International Conference, International Visual Sociology Association, Bologna, Italy, July 20-22, 2010
    « Filming deviance related to work for a sociological research: relevance and difficulties » Sociology and work in todays world, International comparison, International School of Working Life colloquium, Centre Pierre Naville, Université d’Évry Val d’Essonne, Septembre 22-24, 2010
    « Regard socio-filmique sur le phénomène des free party », Regards croisés sur la régulation sociale des désordres, colloque organisé par l’Association Française de sociologie, IDS de Rouen, 26 et 27 octobre 2010.
    « Searching what is not meant to be seen », International Cinema Conference : Art, technology, communication, Avanca Film Festival, Avanca, Portugal, 28-30 juillet 2011
    « A sociological studie of industrial work and industrial music », International School of Working Life Network, University of Göteborg, Sweden, 14-17 september 2012
    « Cadences », Projection et débat en ouverture du congrès de l’association internationale de sociologie visuelle (IVSA), Pittsburgh University, Pennsylvania, USA, juin 2014
    Filmographie

    « Cadences » (38 mn, France, 2014)
    Dans les anciens espaces de travail industriel au Havre, se jouent des free parties, fêtes techno clandestines. La basse technoïde résonne contre la tôle ondulée là où avant résonnaient les meuleuses des chaudronniers.
    Sélection officielle du FID, Festival International de Cinéma de Marseille, 2015 ; film d’ouverture du congrès international de Sociologie Visuelle, Pittsburgh 2014.

    « Des fois je me demande » (14mn30, France, 2007). Film de Master 2 Image et Société.
    JB, un jeune ouvrier miroitier passe ses week-ends en free party. L’équilibre entre le travail et le besoin de s’évader par la drogue et la fête est fragile.

    « Cinq femmes cubaines » réalisé par Martha Pecina à Cuba (52mn, France, 2006). Chef opératrice.
    Cinq histoires de femmes cubaines aux origines et situations différentes qui nous plongent au coeur d’une société où le spectre de la révolution hante le quotidien.

    « ASF dans le Triangle d’Or » (26mn, France, 2005, Ateliers Sans Frontière, Film de commande)
    Un groupe de jeunes français en réinsertion partent rénover un centre d’accueil de jour pour les enfants des rues à Chiang Raï au nord de la Thaïlande.

    « MLF Nouvel’R » (22 mn, France, 2004).
    Portrait d’un groupe de rap féminin et féministe des quartiers populaires de Strasbourg.
    Diffusé à la maison des femmes de Montreuil pendant deux mois (mars, avril 2004).

    Enseignements
    2015-16 Enseignante invitée à l’Université d’Évry en M2 pro “Image et Société”.
    Cours de Sociologie et Cinéma (12h), et tutorat (suivi individuel des étudiants sur la réalisation de leur film, 6h).

    2014-16 Enseignante invitée à l’Université Catholique d’Angers en Licence 2 et 3 Socio-anthropologie. Cours et ateliers de photographie (L2, 12hx2) et documentaire (L3, 12hx2).

    2014/15 Expert training in visual sociology and discourse analysis, Marie Curies Network school n°4, Poland, Wroclaw, (PhD level, 8h).

    2011/13 ATER (demi-poste), à l’Université d’Évry Val d’Essonne .
    CM et TD en L2, L3 et Master 1 Sociologie (192h au total).
    – Culture et communication (Cinéma et Société, Pratiques culturelles en sociologie).
    – Sociologie générale (Méthodes qualitatives, Concepts et théories sociologiques).

    2008/11 Allocataire moniteur, à l’Université d’Évry Val d’Essonne.
    CM, TD et ateliers en Licence 1, 2 et 3 de Sociologie (216h au total).
    – Culture et communication (Documentaire et Fiction, sociologie de la culture, ateliers de réalisation documentaire)
    – Sociologie générale (Méthodes qualitatives, Concepts et théories sociologiques).

    2006-07 Assistante d’enseignement au CIFAP, “Écriture et Réalisation Documentaire“.

    Formation et parcours professionnel
    2014 – Doctorat de Sociologie (Université d’Évry Val d’Essonne). Thèse composée d’un texte : Aux confins du travail industriel, les free parties. Réflexion socio-filmique sur une déviance temporaire, et d’un film documentaire : Cadences (38mn, France), dirigée par Joyce Durand-Sebag, mention Très Honorable à l’unanimité (l’université d’Évry a supprimée la mention « avec les félicitations »), devant un jury composé de Bruno Péquignot, Stephen Bouquin, Florent Gaudez, Stephanie Genty, Douglas Harper.
    2008 – Master 2 Recherche en Sociologie (Université d’Évry Val d’Essonne). Du besoin de pluridisciplinarité pour étudier les phénomènes sociaux ? L’exemple d’une sociologique de la déviance à travers des personnages cinématographiques, sous la direction de Joyce Durand-Sebag, Mention Bien, membre du Jury, Jean-Marc Gayman.
    2007 – Master 2 Professionnel Image et Société (Université D’Évry val d’Essonne, département Sociologie), mention Bien.
    2005 – Master 1 de Sociologie, (Université René Descartes-Paris 5, Sorbonne) Le rapport des documentaristes à l’engagement social, sous la direction de Bruno Brévan, mention Bien.
    2004 – Licence de Sociologie (Université René Descartes-Paris 5, Sorbonne).
    2002 – Diplômée de l’Ecole Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation en section Réalisation

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    ALEXANDRA TILMAN

    Biographie
    Alexandra Tilman est docteur en sociologie chercheuse associée à l’Université d’Évry Val d’Essonne, spécialisée dans la réalisation filmique. Sa thèse soutenue le 3 juin 2014, intitulée « Aux confins du travail industriel, les free parties. Réflexion socio-filmique sur une déviance temporaire. » est également composée d’un film (Cadences, 38mn, France). Elle enseigne le cinéma et la sociologie à l’université depuis six ans et continue de réaliser des recherches filmiques autour des liens entre le temps de travail et le temps libre.

    Résumé de la proposition
    Aux confins du travail industriel, les free parties. De l’ethnographie d’une contre-culture à une réflexion sociologique sur le travail.

    J’aimerais revenir dans cet atelier sur un processus de recherche de thèse qui a pour point de départ un travail de terrain ethnographique immersif au sein du mouvement festif clandestin appelé « free party », et pour point d’arrivée une réflexion sociologique sur les transformations du travail industriel et de la classe ouvrière.
    Je montrerai comment cette immersion au cœur de ce phénomène a porté à traiter des transformations structurelles du travail industriel en déclin dans la ville du Havre, un des berceaux des free parties françaises. L’étude du rapport au travail, entre absence et rejet, de jeunes issus de la classe ouvrière havraise investis dans un mode de vie en marge est devenue centrale, faisant apparaître in fine l’histoire de leurs parents, l’histoire des délocalisations, des restructurations et des transformations profondes qui ont marqué le travail industriel depuis les années 1970[1].
    L’opposition au travail de la part de cette partie de la jeunesse contemporaine est fortement liée au déplacement du travail ouvrier vers des métiers de service et en particulier les postes de manutentionnaires des services d’exploitation des transports et d’ouvriers du tri, de l’emballage et de l’expédition, qui sont les seuls à être en progression au Havre, comme ailleurs en France. Le travail dans les entrepôts du Havre qui consiste à charger et décharger des camions est extrêmement répétitif et standardisé. Un aspect du travail ouvrier « accentué par l’introduction de nouvelles technologies » (Parodi, 2004 : 185-202). La rupture engagée avec la société, et plus particulièrement avec le travail, se joue également dans une rupture, voire une opposition au modèle parental. Il faut comprendre cette rupture dans la tension entre un modèle prescrit et son effritement à la fois dans le paysage social et économique dans lequel ils évoluent. La vision négative du travail par ceux qui ont des diplômes de filière technique ou pas de diplôme du tout montrent deux choses : d’une part, que les seuls emplois s’inscrivant dans « le champ du possible » (Elias, 1991) correspondraient à un travail disqualifié et sous-payé qui ne leur permettrait pas de répondre à ce qu’ils considèrent comme une vie épanouie ; d’autre part, que l’idée de « stabilité » n’est pas un objectif de vie attrayant. Ce rejet d’un modèle, encore érigé comme tel mais difficile à reproduire étant donné la conjoncture économique et sociale peut se comprendre comme une façon d’échapper à ce que Pierre Bourdieu, dans La Distinction, appelle « le vieillissement social » c’est-à-dire « le désinvestissement qui porte les agents à ajuster leurs aspirations à leurs chances objectives, les conduisant ainsi à épouser leur condition, à devenir ce qu’ils sont, à se contenter de ce qu’ils ont (…) à faire le deuil de tous les possibles latéraux, peu à peu abandonnés sur le chemin[2] » (Bourdieu, 1979). L’apparition des formes de collectifs liés aux free parties va alors permettre à certains de ces jeunes zonards de se construire de façon plus « positive » tout en maintenant leur position de rejet, de se sentir véritablement actifs et acteurs d’un mouvement alors qu’ils ne font pas partie des « actifs ».

    [1] Cette étude est le fruit d’une enquête qualitative menée auprès de participants investis dans le mouvement des free parties entre 2002 et 2012. À partir d’un vaste recueil de données l’enquête s’est resserrée sur une trentaine de participants investis dans l’organisation de ces fêtes mettant l’accent sur le passage entre errance zonarde, contexte de désindustrialisation et free party. Précisons d’emblée que les formes de déviances analysées au cours de cette recherche ne sont pas représentatives du « destin » de la jeunesse issue des milieux ouvriers des zones péri-urbaines et rurales. Les trajectoires étudiées n’illustrent pas une généralité statistique. Néanmoins, cette réalité se doit d’être soulignée en tant que phénomène significatif d’un malaise social contemporain inscrit dans un processus dialogique entre « marginalité choisie » et « marginalité subie ».

    [2] BOURDIEU Pierre (1979), La Distinction, critique sociale du jugement, Les Éditions de Minuit, Paris, p.123

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    Jean-Pierre Rehm
    Délégué Général du FID Marseille

    Invité à Porto en décembre dernier pour un jury dans un festival dont c’était comme de juste la naissance, j’y ai croisé Manoel de Oliveira – pour la première fois. Son anniversaire, le 11 du mois, y était publiquement célébré. Croisé, le mot est presque excessif, puisque, accueilli par une salle comble dans l’ancien théâtre municipal, sa santé a contraint le maître à une simple apparition. Il n’empêche, il y avait là, comme dans son cinéma, tout à la fois spectacle affiché, classique, et méandres de détails, source au baroque. Son entrée à pas comptés en contrebas de la scène, la famille serrée alentour de lui comme une garde rapprochée, le gâteau aux rares bougies, quelques mots chuchotés par le maître avant de souffler les maigres flammes, les applaudissements sans réserve, bref, tout un cérémonial un peu raide, comme une fête rendue à un prince d’autrefois, mêlé à une admiration manifeste et toujours émue, de Oliveira étant chez lui à Porto un héros de longue date. L’événement était pour moi
    d’importance, car c’est en somme un film de cet immense cinéaste, Francisca vu quasi par hasard, qui m’a révélé, au sortir de ma prime jeunesse, l’existence d’un cinéma contemporain, magnifiquement libre, audacieux, à la fois
    irrévérencieux et savant. Comique et grave, joueur avec les moyens du cinéma, dans un rapport inédit à la littérature et au théâtre. Ses films ont modifié mon regard, à telle enseigne que j’ai appris à voir à travers eux, apprenant comme sur les bancs d’une incroyable école ce que veut dire durée de plan, parler au cinéma, face caméra, jeu d’acteur, etc. Oliveira se trouve donc en somme à l’origine des choix cinématographiques de ce festival. Ce n’est rien de hasardeux, du coup, qu’un autre jeune et grand portugais, Miguel Gomes, familier du festival, soit présent avec une trilogie enchanteresse dont le dernier volet viendra clore cette édition. Manoel de Oliveira, ce nom et son oeuvre sonnent comme une légende, et c’est de cette légende que le FID aura souhaité s’accompagner cette année, décision en étant prise bien avant la nouvelle de son décès. Qu’il nous ait quitté le 2 avril à l’âge fabuleux de 106 ans n’y change rien : c’est un Oliveira vivant, toujours vivant, ou plutôt depuis longtemps déjà passé du côté de l’éternité, que nous honorons cette année. Et avec lui cette définition du cinéma qu’il livrait à son camarade Godard : « une saturation de signes magnifiques qui baignent dans la lumière de leur absence d’explication. » Voilà le cinéma que nous avons à coeur de défendre au FID. Cette 26e édition tâchera d’en faire la preuve, preuve que des cinéastes et des producteurs, et nous les remercions de cette grâce et de ce courage, s’aventurent sans préjugé, sans assurance, pour vérifier que le coeur du cinéma continue de battre, en accord, en désaccord aussi, avec notre monde. Entre les compétitions et le FIDlab, entre les écrans parallèles et les séances spéciales, entre les jeunes talents du FIDCampus et nos complicités avec maintes associations locales, tant de films, tant de réalisateurs venus à dessein du monde entier, c’est cette pulsion vitale que nous sommes certains d’entendre battre. Et à titre d’exemple de cette dynamique à l’oeuvre, nous importe de saluer l’arrivée de trois nouveaux prix. Un nouveau prix de la critique en ligne, le prix Camira. Un prix destiné à saluer la nouveauté et la qualité artistique, le prix CNAP. Et le Prix des Lycéens dont les membres sont de jeunes lycéens de la région. À noter aussi que des élèves constitueront le jury du Prix Marseille Espérance.
    Nous remercions les initiateurs de ces nouvelles récompenses, et souhaitons sagesse à l’ensemble des jurés. Et émotion à tous les spectateurs.

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    Alexandra TLMAN
    CV

    Alexandra TILMAN
    Docteure en sociologie, chercheure associée

    Domaines d’expertise
    Sociologie visuelle et filmique.
    Travail, temps libre, déviance, cultures juvéniles, musique et cinéma.

    Thèmes et recherches
    Travaillant au sein de l’axe de recherche Image et Société, mes recherches portent sur les liens entre le travail et la marginalité dans les sociétés industrielles. Ma thèse soutenue en juin 2014 s’intéresse au phénomène des free parties, des fêtes techno clandestines qui se nichent parfois dans les brèches de la désindustrialisation comme c’est le cas dans la ville du Havre en France, là où s’est déroulé mon travail de terrain. Les liens entre les transformations du travail et l’émergence de nouvelles cultures transgressives constituent le fil rouge d’une recherche socio-filmique en continuité avec ma thèse qui sera menée à un niveau international dans des villes frappées par les transformations industrielles, comme à Détroit aux États-Unis, à Manchester en Angleterre, à Vitoria au Brésil ou encore à Manille aux Philippines. Dans la continuité de mon travail de doctorat dirigée par Joyce Sebag, mes recherches sont produites sous deux formes complémentaires, textuelles et filmiques, en cohérence avec mon double parcours en cinéma et sociologie qui s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire mêlant l’art et la recherche.
    La réflexivité des regards cinématographiques et des regards scientifiques sur la déviance sociale, entre distanciation et engagement ; une forme de résistance au sens commun. Par Alexandra Tilman

    Publications
    « Être ingénieur du son aujourd’hui : Réflexion croisée sur le montage son et les nouveaux outils numériques » avec Jocelyn Robert, in CinémAction sous la direction de Réjane Vallée, publication prévue pour le deuxième semestre 2015.
    « Teufeurs en équilibre, une approche socio-filmique. », in «Regards croisés sur la régulation sociale des désordres », ouvrage collectif sous la direction de Manuel Boucher, dans la collection Recherche et transformation sociale de chez l’Harmattan, septembre 2012.
    « Le documentaire comme recherche. Éloge de l’échec », in Cinémaction, sous la direction de Réjane Vallée, publication à venir.
    « Le langage filmique comme écriture de la thèse en sociologie ? », avec Manon Ott et Gregory Cohen, in La sociologie par l’image, publication des actes du colloque de Sociologie Visuelle organisé par le GDR opus et le CR18 de l’AISLF, Université libre de Bruxelles, 28-29 octobre 2010, publication à venir.

    Communications
    « Utility of pluridisciplinary approaches for sociologic studies of labor and deviance ; Reflexivity of scientific and artistic views on different forms of expression of deviance related to professional occupations. », International School of Working Life doctoral Network, University of Strathclyde, Glasgow, Scotland, May 20-22, 2009
    « Making films as a sociological research on deviance », IVSA International Conference, International Visual Sociology Association, Bologna, Italy, July 20-22, 2010
    « Filming deviance related to work for a sociological research: relevance and difficulties » Sociology and work in todays world, International comparison, International School of Working Life colloquium, Centre Pierre Naville, Université d’Évry Val d’Essonne, Septembre 22-24, 2010
    « Regard socio-filmique sur le phénomène des free party », Regards croisés sur la régulation sociale des désordres, colloque organisé par l’Association Française de sociologie, IDS de Rouen, 26 et 27 octobre 2010.
    « Searching what is not meant to be seen », International Cinema Conference : Art, technology, communication, Avanca Film Festival, Avanca, Portugal, 28-30 juillet 2011
    « A sociological studie of industrial work and industrial music », International School of Working Life Network, University of Göteborg, Sweden, 14-17 september 2012
    « Cadences », Projection et débat en ouverture du congrès de l’association internationale de sociologie visuelle (IVSA), Pittsburgh University, Pennsylvania, USA, juin 2014

    Réalisations audiovisuelles

    2014 – Réalisation du film de thèse Cadences (38 mn, France, 2014)
    2007 – Réalisation d’un court-métrage documentaire, Des fois je me demande (14mn30) dans le cadre du master 2 Image et Société.
    2006 – Prise de vue sur le long-métrage documentaire 5 femmes cubaines réalisé par Martha Pecina à Cuba.
    2006 – Responsable vidéo pour le projet de l’association Afrique des Cimes au Maroc.
    2005 – Réalisation du documentaire ASF dans le Triangle d’Or (26mn) pour l’association Ateliers sans Frontière du Val-de-Marne.
    2002 – Réalisation, dans le cadre d’une commande, du court-métrage MLF Nouvel’R (20 mn) diffusé à la Maison Populaire de Montreuil pour la Journée de la Femme.

    Enseignements

    2014-15 ENSEIGNANTE INVITÉE, à l’Université Catholique d’Angers (UCO), CM en Licence 2 et 3. Sociologie visuelle et filmique.
    2012-13 ATER (demi-poste), à l’Université d’Évry Val d’Essonne, cours (CM, TD) en M1 et Licence 2 et 3 Sociologie.
    2011-12 ATER (demi-poste), à l’Université d’Évry Val d’Essonne, cours (CM, TD) en M1 et Licence 2 et 3, Sociologie et LEA.
    2008-11 Allocataire moniteur, à l’Université d’Évry Val d’Essonne, cours (CM, TD et ateliers) en Licence 1, 2 et 3 de Sociologie et AES.

    Détail des cours :
    – Travaux dirigés L1: Sociologie des Pratiques Culturelles en Sociologie et en Administration Économie et Gestion.
    – Travaux dirigés L1: Pratique professionnelle personnelle: L’Entretien Sociologique en Sociologie
    – Travaux dirigés L2: Initiation aux Techniques Modernes de documentations (ITMD) en Sociologie
    – Cours optionnel L2 : Documentaire et Fiction en Sociologie.
    – Atelier L2: Atelier audiovisuel en Sociologie.
    – Travaux dirigés L3 : Sociologie Générale en Sociologie.
    – Cours M1: Étude de la deviance au cinema: regard socio-linguistique en Langues Étrangères Appliquées.
    – Travaux dirigés M1 : Histoire du documentaire, option Image et Société en Sociologie.
    – Journées d’interventions M2 : Déviance et cinéma, Image et société, Sociologie.

    Formation et parcours professionnel

    2014 – Doctorat de Sociologie (Université d’Évry Val d’Essonne). Thèse composée d’un texte : Aux confins du travail industriel, les free parties. Réflexion socio-filmique sur une déviance temporaire, et d’un film documentaire : Cadences (38mn, France), dirigée par Joyce Durand-Sebag, mention Très Honorable à l’unanimité (l’université d’Évry a supprimée la mention « avec les félicitations »), devant un jury composé de Bruno Péquignot, Stephen Bouquin, Florent Gaudez, Stephanie Genty, Douglas Harper.
    2008 – Master 2 Recherche en Sociologie (Université d’Évry Val d’Essonne). Du besoin de pluridisciplinarité pour étudier les phénomènes sociaux ? L’exemple d’une sociologique de la déviance à travers des personnages cinématographiques, sous la direction de Joyce Durand-Sebag, Mention Bien, membre du Jury, Jean-Marc Gayman.
    2007 – Master 2 Professionnel Image et Société (Université D’Évry val d’Essonne, département Sociologie), mention Bien.
    2005 – Master 1 de Sociologie, (Université René Descartes-Paris 5, Sorbonne) Le rapport des documentaristes à l’engagement social, sous la direction de Bruno Brévan, mention Bien.
    2004 – Licence de Sociologie (Université René Descartes-Paris 5, Sorbonne).
    2002 – Diplômée de l’Ecole Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation en section Réalisation
    2000 – Baccalauréat série littéraire, option cinéma, lycée Hector Berlioz à Vincennes

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    OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    OÙ Contact & Adresse Postale du Bureau
    OÙ bureau – Permanence 152 rue Paradis 13006 Marseille, tous les jours sur rdv
    Axelle Régine GALTIER
    152 rue Paradis 13006 Marseille
    T : 06 98 89 03 26
    F : 04.91.81.64.34
    M : ounousecrire@club-internet.fr
    W : http://www.ou-marseille.com/

    http://www.cnap.fr/ou-lieu-dexposition-pour-lart-actuel

    http://www.marseilleexpos.com/?page_id=3068

    OÙ Lieux d’expositions
    OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel – 58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille.
    Horaires et jours d’ouverture jeudi-samedi _ 16h-19h, et plus selon les événements in situ.
    Espace d’expérimentation et d’exposition, de résidence atelier/logement.

    OÙ et L’Aventure – Place des Cèdres, 58 bis Boulevard Bouge, 13013 Marseille Malpassé.
    Œuvres éphémères dans l’espace public, visibles 24/24, 7/7.
    Exposition dans l’espace public.

    OÙ Galerie Paradis – 7ème étg 152 rue Paradis 13006 Marseille. Ouvert tous les jours même le dimanche. Passez directement, sonnez à Association OÙ 1er étg, ou téléphonez.
    Galerie privée non subventionnée.

    OÙ Résidences
    OÙ résidences d’artistes, commissaires d’exposition, critiques d’art, théoriciens de l’art, historiens de l’art
    OÙ résidence Atlantique – 37 rue de la Semie 40130 Capbreton.
    OÙ résidence Méditerranée – 58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille.
    Espaces d’expérimentation, de résidence atelier/logement.

    OÙ en tournée – Cabane Georgina, Hotel Burrhus Supervues Vaison la Romaine (84), HLM (13), Galerie du 5ème Marseille (13), etc …

    PRESTATIONS – EXPOSITIONS, ÉDITIONS, WORKSHOPS, CONCERTS, PERFORMANCES, LECTURES, CONFÉRENCES, SPECTACLE VIVANT, DANSE, PROJECTIONS, CONVERSATIONS, DÉAMBULATIONS URBAINES, DESIGN, ARTS DE LA RUE, ETC…

    OÙ association loi 1901, expérimente trois espaces d’exposition à Marseille – OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel dans le 1er arrd, OÙ et L’Aventure dans le 13ème et OÙ Galerie Paradis dans le 6ème – et deux lieux OÙ Résidences d’artistes, critiques d’art, commissaire d’expositions, à Marseille et Capbreton.

    Depuis le 1er mai 2000 l’association donne à voir le premier projet OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel dans le quartier Palais Longchamp – la Friche 13001 – “Ceci n’est pas une galerie” – Leslie Compan – Le lieu d’exposition de la rue Jean de Bernardy, semble paradoxalement se situer dans un territoire indéterminé qui serait peut-être celui de l’art contemporain. Aménageant les possibles, OÙ est un territoire où se déterminent simultanément les espaces de création et des temps de regards. Mais la quête d’une quatrième dimension, d’un espace-temps nouveau n’a rien de fictionnel. Ancré dans les réalités économiques et laborieuses de la création et de l’exposition, le lieu travaille à exploiter les contraintes. Renversant alors l’énoncé, OÙ interpelle : jusqu’où ces réalités peuvent-elles mener ? Lieu où les expositions se succèdent à un rythme effréné depuis l’an 2000, OÙ accroche et décroche des expositions individuelles ou collectives présentées pendant quatre semaines. Entre deux expositions ne s’écoule généralement pas plus d’un week-end. Mais ceci n’est pas non plus une machine : ce qui motive ce rythme relève davantage de la volonté de refléter le bouillonnement créateur des artistes, la dimension active de leur travail en tant que réalité trop souvent oubliée. OÙ est avant tout LE lieu où l’on produit pour expérimenter, pour engager une quête artistique parfois inattendue. Les expositions présentées provoquent avant tout la rencontre entre les productions formellement différentes et un large public. Sans titre, sans thématique qui orienterait la lecture du spectateur et surtout sans opposition, ce choix tient du démantèlement des systématismes généralement exploités par les commissaires d’exposition. Ici, les travaux artistiques sont présentés pour ce qu’ils sont et pour un potentiel qu’ils ne soupçonnent pas eux-mêmes. Subtilement poussés à dépasser leur démarche respective, les artistes présentent ainsi des oeuvres dévoilées dans leur simplicité et valorisées dans une force singulière. Pourtant, la cohérence et l’unité nous touchent ici au plus profond et de manière si naturelle que la formulation même de leur explication est difficile. Et c’est sans doute là que se situe l’abolition même des automatismes thématiques ou visuels du commun des expositions. Les accrochages sont envisagés contre la facilité et le conventionnalisme, tout en rendant naturellement sensible le travail même de celle ou celui qui l’a pensé.”

    En 2013, le 11 mai, l’association développe le deuxième projet OÙ et L’Aventure 58 bis Boulevard Bouge dans le quartier Malpassé 13013 Marseille. Espace de diffusion artistique s’inscrivant dans l’espace public avec des expositions et des déambulations urbaines. Un rendez-vous qui mêle les arts de la rue et arts plastiques, est donné. Cet engagement est un moteur de régénération urbaine, musée à ciel ouvert en plein coeur des quartiers Malpassé 13ème jusqu’à ceux du Palais Longchamp – la Friche 1er, et de Castellane – Prado 6ème. De quoi faire éclater le carcan des disciplines artistiques (ici, on n’imagine de formes que collaboratives, qui se fichent d’appartenir à un quelconque champ de la culture). Au commencement de cette propagation artistique, le point « OÙ et L’Aventure » à Malpassé 13013 Marseille, un volume de ciment, reste d’une oeuvre de Richard Baquié, l’Aventure, désormais détruite par manque d’entretien. Une dialectique le lie aux terminus « OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel » 13001 et « OÙ Galerie Paradis » 13006 Marseille. Effectivement, tandis qu’à Malpassé l’espace et les murs extérieurs sont investis des interventions des artistes, les lieux d’expositions OÙ offre la visite d’expositions dans l’espace et les murs intérieurs. Ces « murs » deviennent un creuset de « situations » et espace d’hospitalité. Les artistes participant aux projets invitent le visiteur à dialoguer, à inventer, à se déplacer, à produire, à tester.

    Et c’est en novembre 2014 que l’association inaugure un troisième espace d’exposition OÙ Galerie Paradis. Le lieu est mis à disposition d’un commissaire artiste pour une durée de deux ans, qui lui ré-attribue un nom, un fonctionnement et une programmation spécifique de son choix. La galerie de 5,5m2, située 152 rue Paradis 6ème arrondissement dans le quartier chic de Marseille, avec une vue incroyable, est un espace intime et personnel dominant la ville, autre fois chambre de bonne. Cela veut dire qu’on ne peut pas tout montrer, cela veut dire qu’on optimise un lieu avec toutes les choses que l’on a apprises et expérimentées pour donner un sens certain, tout au moins voulu, ardemment souhaité, à des oeuvres qui n’auraient peut-être jamais été vues dans d’autres circonstances.

    Partenaires : www.fidmarseille.org / www.esba-lemans.fr / www.actoral.org /

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    Axelle Régine GALTIER

    Responsable Générale de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences
    Programmatrice Artistique [<http://www.facebook.com/axelle.galtier?ref=tn_tnmn>]

    Membre actif du Comité d’Expert en charge des projets du réseau associatif Marseille expos [<http://www.marseilleexpos.com/>]

    Marion ALBERT
    Collaboratrice au Fonctionnement Général de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Patrick LEFEBVRE
    Collaborateur à la Régie Générale de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Erika NÉGREL
    Collaboratrice à la Rédaction Internet des Subventions

    Axelle Régine GALTIER
    Présidente de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences – Marseille & Capbreton

    Présidente et membre coresponsable des projets de l’association Perspective Trouble [<http://www.verif.com/societe/ASSOCIATION-PERSPECTIVE-TROUBLE-794538447/>]

    Présidente et membre actif de Take Off Production – Association des Arts du spectacle vivant [<http://www.manageo.fr/fiche_info/508670429/36/take-off-production.html>]

    Marie-Françoise DE GANTES
    Vice-présidente de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Véronique DELORIEUX CONCORDEL
    Secrétaire de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Caroline TOLLA
    Trésorière de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

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    Axelle Régine GALTIER

    Art Advisor, Conseiller & Assistant d’artistes.

    Curateur et rédactionnel chez OÙ Lieux d’Expositions Résidences – Marseille & Capbreton, France.

    Responsable général de OÙ Lieux d’Expositions Résidences.

    Coresponsable des projets du réseau Marseille expos.

    Collaboratrice et Assistant d’artistes – Rodolphe Millot – Richard Baquié – Bernar Venet – Arnaud Vasseux – Rémy Muratore – Roland Roure…

    Commissaire artistique (liste des artistes sur www.ou-marseille.com).

    Gestionnaire Patrimonial chez Pontet & Cº.

    Ambassadrice de CODE revue d’art actuel.

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