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  • Justin Delareux
  • OÙ Résidence Atlantique
  • OÙ Résidence Atlantique Justin DELAREUX – artiste en résidence du 01 mars au 30 avril 2017
    Présentation du travail du jeudi au samedi de 16h00 à 19h00 & sur rdv tous les jours même le dimanche.
    Contacts : Justin Delareux t: 06 15 64 93 22 / justin.delareux@gmail.com / site: http://www.justindelareux.fr/

    Partenariat avec ESBA/TALM LE MANS, Région Pays de la Loire, Mac-Val (Vitry-sur-Seine)

    OÙ Résidence Atlantique
    37 rue de la Semie 40130 Capbreton
    Espace d’expérimentation, de résidence atelier/logement
    Plus de renseignements t: 06 98 89 03 26

    L’Association OÙ est soutenu par le Département 13, la Région PACA, la Ville de Marseille et les membres de l’Association OÙ.
    Partenaires des expositions : QUOTIDIEN DE L’ART, 8ème Art et Paris-ART.
    L’Association OÙ est membre du réseau MARSEILLE EXPOS.
    Les Actions de l’Association OÙ reçoivent le soutien de mécènes privés.

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    Texte de présentation
    Justin DELAREUX

    DÉVELOPPE UNE POÉTIQUE HYBRIDE ET POLYMORPHE, OPÉRANT DES VA-ET-VIENT ENTRE LA CRÉATION LITTÉRAIRE, PLASTIQUE ET SONORE. CHERCHE LA JUSTESSE DANS LE GESTE ET DANS L’ADRESSE.

    LE GUETTEUR NOCTURNE
    S’extraire, reprendre souffle
    Par Michel Cegarra, 2016
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    “A l’instant la solitude et le silence règnent autour de nous. Nous restons seuls de toute une nation qui n’est plus. Et voilà la première ligne de la poétique des ruines.”
    Diderot, “Ruines et paysages”, Salon de 1767
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    “Factus sum sicut nycticorax in domicilio (Je suis comme l’oiseau de la nuit à l’ombre des ruines).” ( 1 )
    Psaumes, 102. 7
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    En dépit de sa jeunesse quelque chose de singulier, comme une intuition ou une simple évidence, nous oblige à considérer que Justin Delareux est, déjà, une voix qui compte. D’emblée nous prenons acte du statut intermédiaire qui est sien : formé en école d’art c’est, très vite, l’écriture qui le requiert (2) .
    Et précisément l’écriture poétique, à laquelle il demande, avec le risque que l’on imagine, de lui offrir un chemin d’accès au réel. A tel point que ses productions et interventions plastiques semblent souvent solliciter chez le regardeur des opérations de lecteur, mais pourrait-on dire d’un lecteur à la recherche du texte perdu.
    L’hypothèse –comme dans les Actes-Textes (3) – selon laquelle c’est la perte elle-même qui, à partir de son abîme, construit cette avalée du monde, semble à retenir.
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    Dire, inscrire, agir. Exempla
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    Qui écrit sur les murs des ruines, les wagons de train abandonnés, les déchets, les rochers, les sols maculés de taches, les maisons désertes ? Cette “écriture hors page, contextuelle”, est semblable à la voix de l’oracle : elle ne raconte ni ne décrit, elle dévoile. Elle montre quelque chose qui advient et qui pourtant est déjà là. Que nous ne voyons pas. Elle nomme une réalité, désigne une situation accomplie. Que nous ne savons nommer en dépit de sa trop grande proximité. “Les portes fermées du monde”, “spectacle”, “l’école est finie”, “démissionner”, “manier, “désister”, “l’art fait patienter les bandits” (3)…
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    Fragments de messages inaudibles, signaux d’alerte, balises de mots emportés par le vent. Justin Delareux s’introduit à pas de loup dans les lieux perdus, les zones d’entropie. Il traverse comme une ombre les non-lieux où résident les blessures du temps, les marques du grand délestage de civilisation que le capitalisme à son stade actuel – sans politique autre que l’hystérie financière et la névrose sociale – étend partout comme un laisser mourir généralisé. Et dans ces lieux de rétractation le poète inscrit du doigt une phrase, un mot. C’est l’incision dans le torrent des gravats, la marque d’une parole qui ose les exempla et récuse le détour et le découragement.
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    Être là, y pénétrer en franchissant les déblais, énoncer ce qui a lieu, désigner la dislocation comme politique essentielle des pouvoirs. Justin Delareux retrouve ici, relance à vrai dire, le genre de l’exemplum (4) qui, de l’antiquité à Dante et au-delà, témoigne de la présence au monde du poète qui nomme les choses et les lieux, interroge la communauté, les passants : qui a ″fermé les portes du monde″ ? De quel ″spectacle″ désire-t-on que nous soyons asservis ? L’école du savoir devrait-elle ne plus faire sens, être ″finie″ ? Au nom de quoi devrions-nous ne pas ″démissionner″ ? Qui pourrait nous refuser de ″manier″ le réel, de l’ouvrir à notre investigation ? De quoi devons-nous nous ″désister″ ? Notre art pourrait-il n’être qu’une issue de secours ou un camouflage pour les ″bandits″ destructeurs ?
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    Le vide et son reste. Mémoires artificielles
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    “ J’ai ôté les revêtements. J’ai ôté le sol et les murs, les apparats. Je les ai rangés, à l’image de leur structure portante. J’ai pris un marteau et une vis pour décrocher le sol. J’ai frappé, tiré, entassé, pendant des heures. Puisqu’il fallait partir. Reste la photographie de ce tas. Contenu de grands ensembles. Des mémoires artificielles du lieu ”( 3 ).
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    Soit un lieu. Vide. Abandonné. S’y glisser. Y pénétrer l’espace d’un instant. Ce lieu doit être détruit et déjà son abandon paraît l’offrir à ce destin sans controverse possible. Il s’agissait de grands ensembles. Des hommes, des femmes des enfants vivaient là. A présent les appartements sont vides. Ou presque. Car si tout a disparu –le mobilier, les installations, les radiateurs, les tuyaux– demeurent néanmoins quelques dépôts sans nom. Revêtements de sol, de mur, dalles de plafond…
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    Plusieurs heures de travail seront nécessaires pour récupérer ces dépôts ultimes, ces dernières traces, si ténues finalement qu’elles semblaient irrécupérables. C’est-à-dire sans fonction, sans nom. Prélever, découper, entasser soigneusement : le “tas” est convaincant. Une photographie témoigne de son existence. C’est ce rien du monde que le poète renomme et auquel il redonne vie. Qu’il érige sous nos yeux comme la part maudite de ces lieux détruits, comme le détruit ultime de la destruction, l’informe sans nom, l’absence de chose ( 5 ).
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    Comme revenues de l’Hadès, du séjour des morts qui est aussi le lieu des choses invisibles (Hadès-Aeidēs : “invisible”( 6 ) ), ces choses accèdent à la lumière de leur nomination, au site de leur présence où elles s’assemblent comme un agrégat d’unités, comme un ensemble ontologiquement restauré. On mesure tout à la fois la grande humilité de l’artiste-poète et sa singulière patience pour faire advenir parmi nous ce qui n’existait plus. Sans doute est-ce là une tâche devenue essentielle dans la création d’aujourd’hui, à notre époque de la dislocation en marche dans nos sociétés et à travers le monde.
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    Dans le silence des lieux abandonnés le bruit du marteau manipulé par l’artiste se confond alors avec la langue souveraine du poète : cela existait. Nous y étions. Ceci était la demeure de l’être commun, de chacun de nous par conséquent.
    Du temps, du travail, un document photographique comme témoignage, comme survivance des fantômes. “Mémoires artificielles”, c’est-à-dire artefact mémoriel, souvenir et langue.
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    Masses-Temps. Noircir
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    Suivons la plume. Elle dessine des circonvolutions sur le papier ( 7 ). De petits cercles qui se juxtaposent, se superposent, s’additionnent, de sorte qu’ils tissent peu à peu, inexorablement, quelque chose qui tiendrait à la fois de la tablette d’écriture et d’une fine broderie de noirs et de gris entremêlés. Les entrelacs se répètent avec régularité, tracés d’une main précise, comme un jeu ouvert, ligne à ligne, de contamination de l’espace ou de saturation.
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    Ecrire et dessiner tout à la fois : après tout Paul Klee considérait qu’il s’agissait là de la même chose. Ecrire, dessiner mais aussi tisser des boucles pour coudre le noir au noir, pour laisser apparaître des structures à la manière des fragiles peintures de sable navajos. Et ces structures présentent des vaguelettes, tout un mouvement dispersé d’élans et de retraits, d’ondulations, où le blanc et le noir échangent leur rôle, tantôt vague ou écume, tantôt crête, lisière, chemins, dépôts de tamis, cartes inidentifiables.
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    Tout le fragile et patient mouvement du graphiste révèle à nouveau la franche et lumineuse simplicité d’approche de Justin Delareux, où le geste répété, impliquant le bras, les épaules, le corps entier, ouvre un espace à la fois hypnotique et comme déchargé de tout poids matériel. Un espace fluide où regarder c’est voir que l’on ne peut pas, ne peut plus lire, parce que le monde est devenu ce tissu illisible qu’il nous faut retisser pour le saisir.
    L’acte créatif est, à nouveau, implication du corps et sollicitation de la pensée, automatisme corporel et méthode de méditation. Le processus, visible, est comme un acte se libérant dans le site du spectateur, mieux : un appel. Et si, parfois, nous identifions des lettres, des mots, ils semblent ne plus pouvoir remonter au jour et être emportés dans le rythme général des périples graphiques.
    Vouloir lire c’est faire alors l’expérience de la désillusion, et prétendre fixer visuellement c’est se heurter au mouvement brownien des particules graphiques qui circulent à la vitesse des protons dans le LHC ( 8). Le panneau achevé se dresse comme une stèle mouvante où les écoulements graphiques, les ondulations de signes scintillent comme des constellations lointaines.
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    Il faut dès lors imaginer l’artiste-poète Justin Delareux comme le guetteur nocturne, un homme marchant sur les lisières du monde, à la poursuite du commun de l’expérience, de sa nécessité et de ce qu’il en reste, cherchant à témoigner et, pour cela, à s’extraire et reprendre souffle : “Le commun est ma fiction. la révolte mon spectacle. D’où suis-je déjà ? Libre/Enfermé. Maintenant je dois m’extraire. (cf. Expirer).”( 9 )
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    Notes
    1. Il s’agit du fameux Psaume 102 (101 dans l’ancienne numérotation gréco-latine), dit ″Psaume de la prière dans le malheur″. Sa traduction est malaisée et il existe plusieurs versions. Les versets 7 et 8 rassemblent l’idée du guetteur nocturne dans les temps de désordre : “[7] Similis factus sum pelicano solitudinis / Factus sum sicut nycticorax in domicilio / [8] Vigilavi et factus / Sum sicut passer solitarius in tecto” : ″Je ressemble au hibou du désert, je suis pareil à la hulotte des ruines, je veille et je gémis comme l’oiseau solitaire sur le toit″.
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    2. “Il pensait poétiquement” résume Hannah Arendt pour qualifier au plus près “l’originalité absolue” de Walter Benjamin qui n’était ni un philologue, ni un théologien, ni un romancier, ni un traducteur, ni un critique littéraire, ni un historien et qui pourtant était bien plus que tout cela. Justin Delareux est un guetteur nocturne qui excède les limites des arts plastiques et de la littérature, son propos étant quant au fond politique, au sens noble, grec, du mot. Celui qui prend en charge les affaires de la Cité et le Bien commun (koïnon agathon), non pour y saisir un pouvoir mais, tout au contraire pour témoigner de la force de l’impouvoir.
    Pour le texte d’Hannah Arendt cf. Walter Benjamin 1892-1940, traduction d’Agnès Oppenheimer-Faure et Patrick Lévy, éditions Allia, 2014, p. 11-12.
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    3. On se reportera au site de l’artiste : www.justindelareux.fr et à notre cahier images, page 64.
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    4. Ce motif de l’histoire littéraire traité par Erich Auerbach puis Carlo Ginzburg à propos de Dante (cf. “Auerbach et Dante, quelques réflexions”, in Po&sie n° 133, 3e trimestre 2010), est abordé sous un angle vif par Walter Benjamin dans ses thèses sur le concept d’histoire : “… de tout ce qui advient jamais, rien ne doit être considéré comme perdu pour l’histoire. Certes, ce n’est qu’à l’humanité rédimée qu’appartient pleinement son passé. C’est dire que pour elle seule, à chacun de ses moments, son passé est devenu citable. Chacun des instants qu’elle a vécus devient une citation à l’ordre du jour –et ce jour est justement le dernier” (Sur le concept d’histoire, 3e thèse, 1940. Ce que nous soulignons était écrit en français dans ce terme ultime de Benjamin). De fait, comme l’historien, le poète Justin Delareux cite à comparaître les fragments de la dislocation qui se déroule sous nos yeux comme autant de ruines devenues d’emblée citables par des “Actes-Textes”.
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    5. Cette action de l’artiste n’est pas sans évoquer l’étrange passage consacré aux maisons détruites par Rainer Maria Rilke lors des errances parisiennes de son double Malte Laurids Brigge : “Mais le plus inoubliable, c’était encore les murs eux-mêmes. Avec quelque brutalité qu’on l’eût piétinée, on n’avait pu déloger la vie opiniâtre de ces chambres. Elle y était encore ; elle se retenait aux clous qu’on avait négligé d’enlever ; elle prenait appui sur un étroit morceau de plancher (…) ; elle tremblait avec les lambeaux flottants et transpirait dans d’affreuses taches …”. Rainer Maria Rilke, Les cahiers de Malte Laurids Brigge, in Œuvres I Prose, 1966, éditions du Seuil, p. 577. Ce passage du texte de Rilke avait fait l’objet d’un commentaire de Heidegger développé durant un cours donné lors du semestre d’été 1927. Cf. Les Problèmes fondamentaux de la phénoménologie, 1985, Gallimard, p. 211-213.
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    6. Cf. Platon, Cratyle, 403 a 5 et Phédon, 80d, 81 a-b, 81 c 11. Et également Nicole Loraux qui écrit dans “Voir dans le noir” : “Que voit-on dans l’Hadès ? Rien. Tout. Hadès – dieu et lieu tout à la fois est l’Obscur. Noir il était, (…) invisible (aeidēs). Hadès, Aeidès, en grec c’est tout un (…). Mais Hadès l’invisible est aussi celui qui soustrait à la vue (aïdēlos)…”, in Nouvelle Revue de Psychanalyse n°35, ″Le champ visuel″, printemps 1987, Gallimard, p. 223.
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    7. “Je dessine par boucles. Une boucle concentrée fait une ligne, une boucle plus large donne une valeur de gris. Au fusain, ce sont des boucles tassées, écrasées, des boucles dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, pour remonter le temps”. Conversation avec l’artiste, 12 avril 2016. On prendra soin d’entendre remonter le temps au double sens du retour et du réassemblage, opération double par conséquent.
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    8. Le Large Hadron Collider : le Grand Collisionneur de Hadron, installé prés de Genève, par lequel l’existence du boson de Higgs a pu être démontrée. Justin Delareux utilise volontiers cette métaphore du LHC pour désigner l’énergie graphique, active et circulante, de ses dessins nommés Masses-Temps.
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    9. Cette voix poétique n’est pas sans évoquer la pensée d’Alfred Schütz, ancrée dans le monde vécu (Lebenswelt), le monde de l’expérience commune où les deux figures d’alerte sont celles de “l’étranger” et de “l’homme qui rentre au pays”. On se reportera à L’Etranger, un essai de psychologie sociale suivi de L’homme qui rentre au pays, Allia 2003, traduction de Bruce Bégout, et au puissant recueil Essais sur le monde ordinaire, éditions Le Félin, 2007.
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    L’ART COMME GUERRE DE PARTISANS
    Pour une communauté aux aguets
    par Michel Cegarra, 2016
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    “Captif moi-même, comme ployant, dans l’air en flammes”.
    Hölderlin, “L’Unique”, Hymnes ( 1 )
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    “Reprenons l’étude au bruit de l’œuvre dévorante qui se rassemble et remonte dans les masses”.
    A. Rimbaud, Les Illuminations
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    “Le problème du langage est au centre de toutes les luttes pour l’abolition ou le maintien de l’aliénation présente ; inséparable de l’ensemble du terrain des luttes. Nous vivons dans le langage comme dans l’air vicié. Contrairement à ce qu’estiment les gens d’esprit, les mots ne jouent pas. Ils ne font pas l’amour, comme le croyait Breton, sauf en rêve. Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie” : cette citation de l’artiste-poète lettriste Gil J. Wolman ( 2 ) n’a rien perdu de sa vigueur et elle révèle le centre lumineux d’une pratique qui resurgit aujourd’hui avec Justin Delareux.
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    De quoi s’agit-il ? De rappeler vivement que l’art intervient à travers le champ social et qu’il participe des processus de transformations du monde. Davantage : de penser l’art comme la mise en œuvre d’une lutte à travers la sphère des représentations sociales où le langage est comme la matière d’œuvre des actions. De sorte que, projectiles, porte-voix, filets, les mots et leurs usages règlent les liens du vivre ensemble et les discours sur le réel.
    Un double constat est à l’origine de cette décision : d’une part l’omniprésence dans nos sociétés d’une novlangue envahissante diffusée par l’imperium ( 3 ) (et relayée par les médias) et, d’autre part, la nécessité d’ouvrir un chemin commun pour l’artiste et le militant du contemporain en butte aux mêmes obstructions et confrontés au même destin. Il s’agit moins d’ailleurs de formes déjà constituées que de la mise en œuvre d’un programme d’interventions suscitant des images, des écritures et des objets afin d’assembler, de monter une “œuvre dévorante” qui pourrait, selon le vœu de Rimbaud, “remonter dans les masses”.
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    Le Groupe Rembrunir formé de Justin Delareux et Alexis Judic est apparu en juin 2014 à l’occasion d’une exposition ( 4 ) : “Il y avait des ruines bétonnées, des cartes sans lieux ni légendes, des strates grises, des grilles, des gestes répétés, des images défaites, il y avait des bouts de monde, de petites machines de guerre” (Justin Delareux).
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    Les manifestations publiques du Groupe demeurent depuis lors tout à la fois espacées et fugaces : il s’agit de déplacements rapides sur des lieux dispersés, suivis de replis, à la manière d’opérations de partisans. Les pièces présentées sont associées sans souci discursif ou narratif et fonctionnent plutôt comme une série d’actes-événements susceptibles de produire chez les visiteurs non seulement des images mentales fortes mais aussi un dispositif de mobilisation en lambeaux, qu’il est nécessaire de réassembler pour se mettre en mouvement.
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    Le style impeccable de ces opérations ouvre la perspective d’une onde de choc. L’époque n’est-elle pas devenue ce champ de ruines qui, littéralement, nous rembrunit : nous attriste, nous rend graves et soucieux ? Le Groupe Rembrunir est la communauté qui désigne cette gravité et témoigne de sa pesanteur immobilisante. Son ombre portée sur la scène contemporaine de l’art en France, aujourd’hui, est un faisceau net, précis comme un coup de scalpel, une lueur pour prendre acte, car, ainsi que le disait Guy Debord : “Le temps (…) fait peur parce qu’il est fait de sauts qualitatifs, de choix irréversibles, d’occasions qui ne reviendront jamais”.
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    Notes
    1. Les premières versions de “L’Unique” (Der Einzige) datent de l’automne 1802. Le poème présente trois parties en écho, ainsi le vers 6 que nous citons appartient à la deuxième partie et se trouve relancé dans la troisième : “Captif moi-même, comme ployé, au plus près du jour proférant”. Nous utilisons la traduction d’André du Bouchet, 1979 et 1984, Fata Morgana.
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    2. Gil J. Wolman, “All the King’s men”, Internationale situationniste, n°8, janvier 1963. Cité par Maurice Fréchuret dans un ouvrage stimulant qu’il vient de publier aux presses du réel. Cf. Maurice Fréchuret, Effacer. Paradoxe d’un geste artistique, 2016, Les presses du réel, coll. ″Dedalus″, p. 214 note 192. ( Note : Un lecteur averti nous fait savoir que la phrase serait de Guy Debord et non Gil J. Wolman, nous le remercions )
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    3. J’utilise ce terme au sens de l’économiste philosophe Frédéric Lordon qui nomme ainsi un supra-pouvoir comme l’appareil des institutions européennes qui a élaboré et diffuse vigoureusement une langue spécifique qu’il faut retourner ou renverser pour la saisir. La ″réforme″ devenant ainsi, de manière générique, le nom de politiques réactionnaires de liquidation sans retour des politiques publiques au service des biens communs. On se reportera à Imperium. Structures et affects des corps politiques, 2015, La Fabrique et à La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique, 2014, Les Liens qui libèrent.
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    4. Exposition Rembrunir, 7-29 juin 2014, à l’atelier Alain Le Bras, 10 rue Malherbe, 44000 Nantes.
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    [© Michel Cegarra / mai 2016]

    Justin DELAREUX
    CV

    NAISSANCE EN 1987 LE MANS

    Expositions Collectives:
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    _ Monde Esseulé, avec Alexis Judic / Groupe Rembrunir, DomaineM, Cerilly, juin 2016
    _Vite Fait Mal Fait, Rennes, juin 2016
    _ Burashi No Oto Hamna Chinmoku, Nantes, octobre 2015
    _ L’Officine et Groupe Rembrunir, Nantes, ateliers Mille Feuilles, 2015
    _ Sonitus Perterget Silentium Malleis, Nantes, octobre, novembre 2014
    _ Rembrunir – avec Alexis Judic , Atelier Alain Le Bras, Nantes, juin /juillet 2014
    _70 combats pour la liberté, Centre d’art Le Radar, Bayeux, de juillet à septembre 2014
    _Papiers – Galerie La Ferronnerie, Paris, 2012
    _Salon du dessin contemporain Drawing Now, Carrousel du Louvre, Paris, 2012
    _Ddouble – Grands dessins à quatre mains, Le Mans, 2011
    _Nuit Blanche – vidéo projection à l’échelle de la ville, Paris, 2011
    _Dernière Démarque – école supérieur des beaux-arts du Mans, 2010
    _Mouvementisme -Vidéo projection monumentale au Congrès ELIA, Nantes, 2010
    _Volume – Dessins, Fonderie d’Antoigné, St jamme/Sarthe, 2009
    _You are here– Performance, WSA, Grande-Bretagne, 2009
    Soutenu par le collectif R : http://www.collectifr.fr/reseaux/justin-delareux
    +
    Expositions personnelles, résidences et bourses:
    +
    _ Bourse d’aide au projet de création, Région Pays de la Loire, 2015
    _ Résidence de création littéraire et plastique, DomaineM, Cérilly, 2016
    _ 2 expositions de dessins et peintures au Mans, octobre et novembre 2015
    _ Résidence avec les éditions Al Dante, Ciclic et la région centre, écriture, 2015-2016.
    _ 6 dessins à l’encre + 1 figurant , décembre 2013 / janvier 2014, Le Mans
    _Exposition de dessins au théâtre de l’éphémère, Le Mans, 2013
    _Bourse de la DRAC pour achat de matériel et réalisation d’une pièce vidéo, 2013
    _On recommence (dépassement de la négation artistique) – Mac/Val, Projection vidéo Vitry-sur-Seine, 2012.
    _Biennale jeune création- Mulhouse, 2012
    _La partie imaginaire– dessins, Le Mans, 2012
    _Bourse régionale d’aide à la création- pour le projet de recherche : Langage et Dispositifs, 2011
    _Printemps de l’Art Contemporain- Marseille, 2011
    _Exposition/résidence- -Où-, lieu d’exposition pour l’art actuel, Marseille 2011
    _Marchandises-Gisants – exposition sauvage sur les trains de marchandises, Le Mans,011,012,013.
    _Résidence d’étude en Grande-Bretagne, WSA, 2009
    _Chaos Technique– exposition de dessins, Le Mans, 2009
    +
    Parutions/éditions/bibliographie:
    +
    _Extrait des nasses, éditions Al Dante, 2016, préface de Jean-Marie Gleize
    _La Laisse, 200 exemplaires, éditions DomaineM, imprimerie Mille Univers, 2016.
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    _Création de la revue PLI – poétiques lacunaires, 2012-2013
    Rédaction / Coordination / diffusion.
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    _publication dans le fanzine Une Catastrophe, Cantos-Propaganda, 2016
    _publication dans la revue Nioques, éditions La Fabrique, 2015
    _publication dans la revue Invece, novembre 2015, éditions Al Dante
    _publication dans la revue La vie manifeste : http://laviemanifeste.com/
    _publications sur le site Armée noire de Charles Pennequin : http://www.charles-pennequin.com/user/137
    _publication dans la revue Fusées, parution, n°17, éditions carte blanche, 2010
    _Infra 9 , septembre 2013, avec Mathieu Tremblin. (édition Infra, Emma Cozzani)
    texte : http://www.artcontemporain-languedocroussillon.fr/parution-41.html
    _Réaliser la nuit ( multiples réduits), 2013 -Voix édition, Fireboox.
    _TempsDencre, revue d’éclaireurs, poétiques ingouvernables. édition numérique. http://www.untempsdencre.blogspot.com
    _Contribution à Fondcommun organe de presse problématique, 2012 et 2013, Marseille. http://www.fondcommun.free.fr
    _Projectiles Pauvres– projet personnel d’écriture, 2011, 750 exemplaires, diffusion gratuite à l’occasion du printemps de l’art contemporain. édition: -Où- Lieu d’exposition pour l’art actuel et les éditions P, Marseille. Fond : CIPM, Marseille. Analyse dans le CCP par Esther Salmona ) infos : http://oeuvrier.blogspot.fr/
    _6 livres-épistolaire avec Charles Pennequin, écriture/dessin/bibliophilie, 2010
    _Contribution au projet Paper Tiger initié par Mathieu Tremblin, Place Publique et le BBB, Toulouse, 2010_ Objet éditorial : parution 2012, http://www.papertigers.free.fr
    _Contribution au projet Portes-Paroles/ Exposition OUTSIDERS, Objet éditorial : parution 2013 / Centre culturelle Colombier, Rennes, 2010
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    Interventions:
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    _ Médiathèque de Bourges, lecture/rencontre publique accompagné de Jean-Marie Gleize et Laurent Cauwet, dec. 2015
    _ Manifesten, Marseille, lecture à l’occasion de la parution de la revue Invece, nov.2015.
    _Global Snapshot, La Panacée, Montpellier, participation / écriture invité par le collectif Jourdepaye, mai 2015
    _Auteur / intervenant au Théâtre du Radeau, Le Mans, atelier à voix haute avec l’Esba-Talm, 2010
    _enseignant/assistant de Kate Blacker pour atelier in-situ (3jours), ESBA/TALM, 2012
    _La panacée, centre d’art de Montpellier, conférence avec Mathieu Tremblin au sujet de la publication d’INFRA et des écritures publiques, 2013.
    +
    Théâtre:
    _scénographie pour la pièce Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps, mise en scène Abdelatif Bay-Bay, compagnie Pièce et Main d’oeuvre, Le Mans, 2013
    +
    Conceptions graphiques / typographiques:
    +
    _pour la revue La Seiche (numéro 6 et 7), dessin du livre / maquette / couvertures, 2015
    _pour le groupe La Mauvaise Humeur, Ep et album éponyme, 2012 et 2013
    _pour Monsieur Saï et Dakota, album Libertés Nomades, 2014
    _pour Monsieur Saï, Ep Première Voltes Digitales, 2014
    _pour Monsieur Saï, 3ème album La guerre ne fait que continuer, vinyle et digital, 2015
    _Pour la Soma production et leur réadaptation du livre d’Huxley Le meilleur des mondes
    _pour l’association Tendresse et Passion, Rennes
    _pour la revue PLI : directeur littéraire et créateur de la revue.

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    OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    OÙ Contact & Adresse Postale du Bureau
    OÙ bureau – Permanence 152 rue Paradis 13006 Marseille, tous les jours sur rdv
    Axelle Régine GALTIER
    152 rue Paradis 13006 Marseille
    T : 06 98 89 03 26
    F : 04.91.81.64.34
    M : ounousecrire@club-internet.fr
    W : http://www.ou-marseille.com/

    http://www.cnap.fr/ou-lieu-dexposition-pour-lart-actuel

    http://www.marseilleexpos.com/?page_id=3068

    OÙ Lieux d’expositions
    OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel – 58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille.
    Horaires et jours d’ouverture jeudi-samedi _ 16h-19h, et plus selon les événements in situ.
    Espace d’expérimentation et d’exposition, de résidence atelier/logement.

    OÙ et L’Aventure – Place des Cèdres, 58 bis Boulevard Bouge, 13013 Marseille Malpassé.
    Œuvres éphémères dans l’espace public, visibles 24/24, 7/7.
    Exposition dans l’espace public.

    OÙ Galerie Paradis – 7ème étg 152 rue Paradis 13006 Marseille. Ouvert tous les jours même le dimanche. Passez directement, sonnez à Association OÙ 1er étg, ou téléphonez.
    Galerie privée non subventionnée.

    OÙ Résidences
    OÙ résidences d’artistes, commissaires d’exposition, critiques d’art, théoriciens de l’art, historiens de l’art
    OÙ résidence Atlantique – 37 rue de la Semie 40130 Capbreton.
    OÙ résidence Méditerranée – 58 rue Jean de Bernardy 13001 Marseille.
    Espaces d’expérimentation, de résidence atelier/logement.

    OÙ en tournée – Cabane Georgina, Hotel Burrhus Supervues Vaison la Romaine (84), HLM (13), Galerie du 5ème Marseille (13), etc …

    PRESTATIONS – EXPOSITIONS, ÉDITIONS, WORKSHOPS, CONCERTS, PERFORMANCES, LECTURES, CONFÉRENCES, SPECTACLE VIVANT, DANSE, PROJECTIONS, CONVERSATIONS, DÉAMBULATIONS URBAINES, DESIGN, ARTS DE LA RUE, ETC…

    OÙ association loi 1901, expérimente trois espaces d’exposition à Marseille – OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel dans le 1er arrd, OÙ et L’Aventure dans le 13ème et OÙ Galerie Paradis dans le 6ème – et deux lieux OÙ Résidences d’artistes, critiques d’art, commissaire d’expositions, à Marseille et Capbreton.

    Depuis le 1er mai 2000 l’association donne à voir le premier projet OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel dans le quartier Palais Longchamp – la Friche 13001 – “Ceci n’est pas une galerie” – Leslie Compan – Le lieu d’exposition de la rue Jean de Bernardy, semble paradoxalement se situer dans un territoire indéterminé qui serait peut-être celui de l’art contemporain. Aménageant les possibles, OÙ est un territoire où se déterminent simultanément les espaces de création et des temps de regards. Mais la quête d’une quatrième dimension, d’un espace-temps nouveau n’a rien de fictionnel. Ancré dans les réalités économiques et laborieuses de la création et de l’exposition, le lieu travaille à exploiter les contraintes. Renversant alors l’énoncé, OÙ interpelle : jusqu’où ces réalités peuvent-elles mener ? Lieu où les expositions se succèdent à un rythme effréné depuis l’an 2000, OÙ accroche et décroche des expositions individuelles ou collectives présentées pendant quatre semaines. Entre deux expositions ne s’écoule généralement pas plus d’un week-end. Mais ceci n’est pas non plus une machine : ce qui motive ce rythme relève davantage de la volonté de refléter le bouillonnement créateur des artistes, la dimension active de leur travail en tant que réalité trop souvent oubliée. OÙ est avant tout LE lieu où l’on produit pour expérimenter, pour engager une quête artistique parfois inattendue. Les expositions présentées provoquent avant tout la rencontre entre les productions formellement différentes et un large public. Sans titre, sans thématique qui orienterait la lecture du spectateur et surtout sans opposition, ce choix tient du démantèlement des systématismes généralement exploités par les commissaires d’exposition. Ici, les travaux artistiques sont présentés pour ce qu’ils sont et pour un potentiel qu’ils ne soupçonnent pas eux-mêmes. Subtilement poussés à dépasser leur démarche respective, les artistes présentent ainsi des oeuvres dévoilées dans leur simplicité et valorisées dans une force singulière. Pourtant, la cohérence et l’unité nous touchent ici au plus profond et de manière si naturelle que la formulation même de leur explication est difficile. Et c’est sans doute là que se situe l’abolition même des automatismes thématiques ou visuels du commun des expositions. Les accrochages sont envisagés contre la facilité et le conventionnalisme, tout en rendant naturellement sensible le travail même de celle ou celui qui l’a pensé.”

    En 2013, le 11 mai, l’association développe le deuxième projet OÙ et L’Aventure 58 bis Boulevard Bouge dans le quartier Malpassé 13013 Marseille. Espace de diffusion artistique s’inscrivant dans l’espace public avec des expositions et des déambulations urbaines. Un rendez-vous qui mêle les arts de la rue et arts plastiques, est donné. Cet engagement est un moteur de régénération urbaine, musée à ciel ouvert en plein coeur des quartiers Malpassé 13ème jusqu’à ceux du Palais Longchamp – la Friche 1er, et de Castellane – Prado 6ème. De quoi faire éclater le carcan des disciplines artistiques (ici, on n’imagine de formes que collaboratives, qui se fichent d’appartenir à un quelconque champ de la culture). Au commencement de cette propagation artistique, le point « OÙ et L’Aventure » à Malpassé 13013 Marseille, un volume de ciment, reste d’une oeuvre de Richard Baquié, l’Aventure, désormais détruite par manque d’entretien. Une dialectique le lie aux terminus « OÙ lieu d’exposition pour l’art actuel » 13001 et « OÙ Galerie Paradis » 13006 Marseille. Effectivement, tandis qu’à Malpassé l’espace et les murs extérieurs sont investis des interventions des artistes, les lieux d’expositions OÙ offre la visite d’expositions dans l’espace et les murs intérieurs. Ces « murs » deviennent un creuset de « situations » et espace d’hospitalité. Les artistes participant aux projets invitent le visiteur à dialoguer, à inventer, à se déplacer, à produire, à tester.

    Et c’est en novembre 2014 que l’association inaugure un troisième espace d’exposition OÙ Galerie Paradis. Le lieu est mis à disposition d’un commissaire artiste pour une durée de deux ans, qui lui ré-attribue un nom, un fonctionnement et une programmation spécifique de son choix. La galerie de 5,5m2, située 152 rue Paradis 6ème arrondissement dans le quartier chic de Marseille, avec une vue incroyable, est un espace intime et personnel dominant la ville, autre fois chambre de bonne. Cela veut dire qu’on ne peut pas tout montrer, cela veut dire qu’on optimise un lieu avec toutes les choses que l’on a apprises et expérimentées pour donner un sens certain, tout au moins voulu, ardemment souhaité, à des oeuvres qui n’auraient peut-être jamais été vues dans d’autres circonstances.

    Partenaires : www.fidmarseille.org / www.esba-lemans.fr / www.actoral.org /

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    Axelle Régine GALTIER

    Responsable Générale de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences
    Programmatrice Artistique [<http://www.facebook.com/axelle.galtier?ref=tn_tnmn>]

    Membre actif du Comité d’Expert en charge des projets du réseau associatif Marseille expos [<http://www.marseilleexpos.com/>]

    Marion ALBERT
    Collaboratrice au Fonctionnement Général de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Patrick LEFEBVRE
    Collaborateur à la Régie Générale de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Erika NÉGREL
    Collaboratrice à la Rédaction Internet des Subventions

    Axelle Régine GALTIER
    Présidente de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences – Marseille & Capbreton

    Présidente et membre coresponsable des projets de l’association Perspective Trouble [<http://www.verif.com/societe/ASSOCIATION-PERSPECTIVE-TROUBLE-794538447/>]

    Présidente et membre actif de Take Off Production – Association des Arts du spectacle vivant [<http://www.manageo.fr/fiche_info/508670429/36/take-off-production.html>]

    Marie-Françoise DE GANTES
    Vice-présidente de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Véronique DELORIEUX CONCORDEL
    Secrétaire de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

    Caroline TOLLA
    Trésorière de OÙ Association & Lieux d’Expositions Résidences

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    Axelle Régine GALTIER

    Art Advisor, Conseiller & Assistant d’artistes.

    Curateur et rédactionnel chez OÙ Lieux d’Expositions Résidences – Marseille & Capbreton, France.

    Responsable général de OÙ Lieux d’Expositions Résidences.

    Coresponsable des projets du réseau Marseille expos.

    Collaboratrice et Assistant d’artistes – Rodolphe Millot – Richard Baquié – Bernar Venet – Arnaud Vasseux – Rémy Muratore – Roland Roure…

    Commissaire artistique (liste des artistes sur www.ou-marseille.com).

    Gestionnaire Patrimonial chez Pontet & Cº.

    Ambassadrice de CODE revue d’art actuel.

    <http://www.facebook.com/axelle.galtier?ref=tn_tnmn>

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