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  • Gina Pane
  • gina pane : Peinture Géométrique Abstraite
  • 1962-1965 Huile sur toile 116 x 89 cm (45.67 x 35.04 in) Courtesy Anne Marchand & galerie kamel mennour

    gina pane
    Peinture Géométrique Abstraite

    Project Room :
    Claire Dantzer

    Esprit, es-tu là ?

    1962-1965 Huile sur toile  116 x 89 cm  (45.67 x 35.04 in)  Courtesy Anne Marchand & galerie kamel mennour

    1962-1965
    Huile sur toile
    116 x 89 cm
    (45.67 x 35.04 in)
    Courtesy Anne Marchand & galerie kamel mennour

    Didier Gourvennec Ogor est très fier et heureux d’annoncer la première exposition personnelle de l’artiste internationale gina pane à la galerie.

    “Réalisées après ses années de formation à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris et à l’Atelier d’Art Sacré [d’Edmée Larnaudie], les peintures de gina pane sont très fortement marquées par l’abstraction géométrique. Malevitch et les constructivistes russes en sont les principaux modèles. Elle leur emprunte l’usage de formes géométriques simples ou complexes, l’importance du contraste entre le noir et le blanc et l’emploi de couleurs franches et contrastées.

    Toutefois on perçoit très tôt chez gina pane un intérêt pour l’espace et le volume qui lui fait prendre ses distances avec les peintures parfaitement planes de ses maîtres. Elle tente de réaliser dans ses peintures ce qu’eux-mêmes recherchaient dans la réalisation de reliefs : le déploiement dans l’espace du vocabulaire géométrique du suprématisme. En superposant plusieurs plages colorées et en exploitant les propriétés physiques de chaque couleur (notamment la sensation que les couleurs froides reculent et les couleurs chaudes avancent par rapport au plan de la toile), elle introduit le mouvement et une sensation d’espace dans ses tableaux.”

    Blandine Chavanne

    Notice extraite du catalogue de l’exposition « gina pane, Situation idéale », Musée des beaux-arts de Nantes et Frac des Pays de la Loire, Hangar à Bananes, Nantes, 6 février-26 avril 2009, Ed. Les presses du réel, 2011


    PROJECT ROOM

    CLAIRE DANTZER

    Esprit, es-tu là ?

    mary-2-web

    Le phénomène des ectoplasmes apparaît à la fin du 19ème siècle avec la vogue du spiritisme et des tables tournantes. Ces « au-delà de la forme » comme le grec les définit, sont d’une nature indéterminée et jaillissent du médium en état de transe. Un certain nombre de photographies (d’époque), glanées sur internet, en témoigne. A l’évidence photo-montées, ces images mettent en lumière les combines du médium-prestidigitateur pris la main dans le sac. Elles deviennent ici le prétexte à une série de dessins par transfert. Les papiers frottés à l’acétone garde la trace nébuleuse de ces émanations (spirites). La technique même fait écho au processus psychanalytique permettant la réactualisation des conflits psychiques mais aussi (qui s’y frotte s’y pique !) à l’adhésion spirituelle et charnelle que toute croyance nécessite.
    Contrairement à l’artiste, avec qui il partage pourtant le territoire du fantasme et de l’illusion, le spirite réclame l’adhésion (l’adhérence même) de son public.

    “Conjuguant les gestes et techniques de la sculpture et ceux de l’installation, la pratique de Claire Dantzer participe d’une approche contemporaine de la sculpture qui, affranchie de la notion traditionnelle ou moderniste de médium, intègre également le dessin, la vidéo et la performance comme autant de moyens au service d’une investigation des relations entre espace physique et espace mental, entre la dimension sensorielle de l’expérience esthétique et sa dimension imaginaire et culturelle. S’il arrive que Claire Dantzer donne à ses sculptures des formes symboliques explicites, à l’exemple de ses vanités en isomalt composées de crânes et d’os translucides aux couleurs acidulées, ses œuvres récentes privilégient un vocabulaire épuré de formes minimales et abstraites dont la plus notable est un prisme de verre qui se démultiplie et se décline dans des dimensions et agencements divers au gré des œuvres et des espaces investis. Par ses qualités de transparence, de dureté et de fragilité, et sa capacité à rendre perceptible sous la forme d’un arc-en-ciel la présence habituellement invisible du spectre lumineux, le prisme apparaît lui-même comme une figure emblématique de l’intérêt de Claire Dantzer pour les phénomènes intangibles et la possibilité de leur matérialisation.”
    Camille Videcoq

     

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