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  • Faycal Baghriche, Mathieu Abonnenc, Xandra Ibarra
  • THE EXPOSED SUTURE – THIRD CYCLE
  • Mathieu Abonnenc, film still from "Ça va, ça va, on continue", 2012-2013

    The Exposed Suture – Third cycle
    Fayçal Baghriche, Mathieu Abonnenc, Xandra Ibarra

    Rencontre /Discussion mercredi 29 mars à 19h30
    Avec Dania Reymond, Fayçal Baghriche, Tahar Chikhaoui et Natasha Marie Llorens.

    À l’occasion de l’ouverture du 3e volet de l’exposition Exposed Suture, Dania Reymond dont le film La Tempête était présentée dans le second cycle de l’exposition et Fayçal Baghriche, dont on peut découvrir La nuit du doute dans ce troisième cycle, présenteront ensemble leurs œuvres vidéo respectives. Tahar Chikhaoui modèrera une discussion autour des rapports qu’on peut établir entre ces œuvres et la manière dont chacune entre en résonnance avec la problématique de la violence structurelle et de l’histoire de l’image en mouvement dans un contexte colonial.

    « Tu ne sais pas. Tu ne sais pas ce qu’elle veut dire. Tu ne sais pas quelle réponse elle attend de toi et tu t’en fiches. Au regard de tout ce que tu avais compris auparavant, soudain l’incohérence frappe violemment. Vous ressentez toutes deux cette coupure, qu’elle continue à appeler une plaisanterie, une plaisanterie qui reste coincée en travers de sa gorge, et comme n’importe quelle autre blessure, tu la regardes s’ouvrir en même temps que sa suture est brusquement exposée. » – Claudia Rankine, Citizen, 42.

    Le livre de Claudia Rankine, Citizen, déchiffre la blessure psychologique qu’inflige le racisme. L’auteur affirme que, OUI, il y a des politiques qui visent consciemment à entretenir l’invisibilité des histoires non-blanches et non-normatives et à dénier la dignité des corps non-blancs et non-normatifs – MAIS il y a aussi des milliers de blessures qui ne passent pas le seuil de la conscience. Ces blessures resteraient purement et simplement exlues du champ du discours politique s’il n’y avait des écrivains comme Randkine.

    L’exposition s’articule autour de cette vision : le sujet politique, ou le citoyen, est aussi vulnérable à la violence psychologique qu’il ou elle l’est à des formes de violence plus « directes » ou « physiques ». Les œuvres inclues dans ce projet représentent l’expérience de la blessure comme celle d’un moment où la distinction entre la violence « politique » et les formes de violence « personnelle » vague – une plaisanterie mal tournée, un pronom mal épelé, un geste déplacé, un manque de reconnaissance – est déstabilisée. Dans cette perspective, l’exposition cherche à prendre en compte tout à la fois la violence structurelle sexiste, homophobe et raciste.

    “You don’t know. You don’t know what she means. You don’t know what response she expects from you nor do you care. For all your previous understandings, suddenly incoherence feels violent. You both experience this cut, which she keeps insisting is a joke, a joke stuck in her throat, and like any other injury, you watch it rupture along its suddenly exposed suture.” – Claudia Rankine, Citizen, 42.

    Claudia Rankine’s book Citizen makes legible the psychological injury racism inflicts.  She argues that YES there are fully conscious policies to maintain the invisibility of non-white, non-normative histories and to undermine the dignity of non-white, non-normative bodies – BUT there are also a thousand injuries that fall below the threshold of consciousness. These injuries would fall out of political discourse altogether were it not for writers like Rankine.

    This exhibition is organized around her insight: the political subject, or the citizen, is as vulnerable to psychological violence as she is to more “direct” or “physical” forms of violence. The work included in this project pictures the moment of injury as one in which the distinction between “political” violence and inchoate “personal” forms of violence – a badly turned joke, a misspoken pronoun, an off-hand gesture, a misrecognition – is destabilized. In this focus, the exhibition makes an effort to address a sexist, homophobic and racist structural violence together.

    exposedsuture.net

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