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  • HIP HOP : UN ÂGE D’OR
  • La culture Hip Hop ouvre les portes du musée d’Art contemporain à ceux qui aux États-Unis, en Europe et à Marseille incarnent un phénomène planétaire. Depuis les premières block parties du Bronx jusqu’à l’âge d’or marseillais retrouvez la fièvre qui s’est emparée du monde en trois temps et quatre mouvements : DJing, MCing, Graffiti & Bboying.
    La formidable énergie et l’inventivité des DJ, des maîtres de cérémonie, des graffeurs et writters, des break dancers et de leurs crews a pris la rue, les clubs et la jeunesse du monde.
    Émergeant dans le quartier du Bronx, qui connaît les pires conditions économiques, une jeunesse qui rêve d’exister invente de nouvelles formes de survie, de faire la fête, de danser, de marquer l’espace urbain, de défier l’establishment par la parole et le geste. En presque dix ans de 1970 à 1981, elle s’impose comme la nouvelle culture populaire et conquiert New York de quartier en quartier, de métros en trains, de fêtes clandestines en nightclubs, d’expositions improvisées dans les lieux les plus cheaps jusqu’aux galeries d’art branchées de downtown.
    Au début des années 1980 l’expansion de la culture Hip Hop prend une nouvelle dimension.
    Elle se répand simultanément des deux côtés de l’Atlantique grâce aux radios et aux premières émissions qui lui sont consacrées à la télévision. C’est le début des années Reagan aux U.S.A. et des années Mitterrand en France. De 80 à 85, le Hip Hop devient un phénomène mondial, une culture qui ouvre les portes, même si paradoxalement elle commence à voir les siennes se refermer en Amérique. La politisation et la résistance initiales cèdent sous les coups du marketing. Les labels signent les groupes transformant les MC’s en stars et les majors hollywoodiennes se décident à exploiter le nouveau filon inspirées par le succès considérable de Flashdance en 1983 et sa fameuse scène de breakdance.
    La seconde moitié des années 80 est cruelle pour ceux que la reconnaissance oublie, le mode de l’art n’a d’attention que pour Jean-Michel Basquiat, Keith Haring ou Kenny Scharf. Les rappeurs sont devenus des idoles qui ont effacés les DJs et les MCs. En Europe les groupes émergent et les premiers à disposer des matériels et à accepter d’être signés par les labels émergents vont connaître un succès considérable. C’est le moment de l’âge d’or marseillais qui secoue la ville dans les années 90 et fait de la scène artistique marseillaise l’une des plus inventives, connectée aux States et rayonnante jusqu’au tournant du siècle.

    La scénographie de l’exposition favorise les croisements entre toutes les disciplines qui ont été fécondées par ce mouvement : la musique, la danse, la mode, le cinéma, l’écriture, le graffiti, le tag, la photographie.
    L’exposition est conçue avec le MuCEM, qui met à disposition les plus belles pièces de sa collection, et s’inscrit dans la dynamique des projets de la Capitale européenne du sport à Marseille.
    Elle est présentée en même temps que le nouvel accrochage des collections qui met l’accent sur les oeuvres de la collection et quelques prêts institutionnels et privés importants qui révèlent combien les valeurs du sport : le jeu, la compétition, l’effort, l’entraînement, les règles, le fair-play ont pu inspirer les artistes. En d’autres termes et comme a pu l’écrire Giraudoux « Le sport est l’art par lequel l’homme se libère de soi-même ».

    Photo ©  Martha Cooper

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