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  • Gilles Benistri
  • giants
  • Raconter en peinture ne vise pas à associer les figures ou à ponctuer une présence. Le présent du peintre est peut-être déterminant ou peut-être ne l’est-il pas du tout ? Y a t-il un au-delà du tableau ? Benistri assigne à sa peinture qu’elle desserve le bouquet de connivences. Connivences entre ce qui constitue l’ordre du regard, les vues toutes faites, la programmation téléportée et un au-delà onirique qui n’effleure ni ne cogne la matière. L ’ univers du peintre est là dans sa découpe extrêmement cinématographique, du côté de Gus van Sant, David Lynch et de Pasolini, storyboard dont l’ombre portée en peinture serait celle des primitifs flamands. Qu’est-ce qu’il nous fait miroiter ? Le naturalisme est englouti dans ses ruines.

    Texte Emmanuel Loi

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