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  • Dominique Blais, Félix Gonz​á​lez​-Torres, Katia Kameli, Marianne Mispelaëre, Matthieu Saladin, Patrick Lefèbvre, Sarah Venturi
  • SALON DU SALON #15 – ‘LAST CRY’
  • 'SILENT SLOGAN' (détail), MARIANNE MISPELAËRE

    SALON DU SALON #15 — ‘LAST CRY’

    EXPOSITION_COLLECTIVE dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain à Marseille du 1er  au 31 mai 2018

    Proposition d’exposition et co-commissariat d’Angeline Madaghdjian

    avec les œuvres de Dominique Blais, Katia Kameli, Patrick Lefèbvre, Marianne Mispelaëre, Matthieu Saladin,

    Félix Gonz​á​lez​-Torres, Sarah Venturi.

    L’exposition collective Salon du Salon #15 – Last cry aborde la question de l’identité de l’Homme une fois défaite de son emprise symbolique. Elle met en perspective diverses prises de paroles, détournées, silencieuses. L’exposition participe de l’intime, du quotidien, fait lien et rapport entre privé et personnel. Cette exposition est une phase de recherche où Salon du Salon, la commissaire invitée, les artistes et visiteurs sont invités à porter leur attention vers l’Homme, sa personnalité, sa pudeur, sa situation d’individu dans une communauté d’individus.

    Cette exposition est une carte blanche donnée à Angeline Madaghdjian, commissaire indépendante, 3ème commissaire d’exposition invitée par Salon du Salon. Cette exposition inaugure est une nouvelle phase de recherche de Salon du Salon sur l’année 2018, en lien avec les éditions précédentes. (Direction : Philippe Munda)

    Rendez-vous : 

    Visites du 01 au 31.05.2018 [ven/dim & rdv]

    Ouvertur​e de l’exposition mardi 01.05.2018 —​ ​12h

    • Déclaration des droits de l’homme, Sarah Venturi — présentation
    • Burning microphone, Matthieu Saladin — activation

    Vernissage dimanche 13.05 — 12h

    • Performance : No Man’s Land, Marianne Mispelaëre

    Visites publiques du jeudi 10 au dimanche 13.05.2018 — 14/18h dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain à Marseille

    Programme de recherche – développements éditoriaux — [Rencontres, lectures, projections, ateliers d’écriture] juin & juillet 2018

    Infos, inscriptions, presse — www.salondusalon.com/subscribe — edition@salondusalon.com

    Salon du Salon 21 avenue du Prado 13006 Marseille — Direction : Philippe Munda

    Avec le concours de   : Galerie xippas, Galerie Salle Principale, Centre international d’art et du paysage de Vassivière, CNAP, Marseille Expos, réseau des galeries et lieux d’art contemporain

    Capture d’écran 2018-03-28 à 14.17.00

    Visuel d’invitation : Silent slogan, (détail d’installation), Marianne Mispelaëre

    Dossier de presse, programme complet et invitation personnelle (preview) sur demande : edition@salondusalon.com

    • SALON DU SALON 21 AVENUE DU PRADO 13006 MARSEILLE
    • Pour nous rendre visite : M° lignes 1 & 2 ;  Tram ligne 3, arrêt Castellane ; Le Vélo : station Place Castellane
    • Inscription à la newsletter : www.salondusalon.com/subscribe

     

    Pour aller plus loin :

    Texte de préparation à l’exposition – 27 octobre 2017

    Déclarer, déclamer, dire, en creux, en silence et en suspend.

    Les gestes ont remplacé les mots au sein des espaces publics. Ils se sont situés pour exister, en place et au coeur des villes. Générés individuellement, puis, dupliqués, répétés par le groupe, les gestes se dessinent au travers de corps synchronisés pour déclamer organiquement un refus de complaisance, une opposition, une idéologie souhaitée ou contestée. Ce corps uni est constitué d’Hommes, il s’est bâti par imitation, comme viralement/virilement. Ce mimétisme est empathie.

    Être homme.

    Le genre masculin est celui sur lequel on a construit l’identité humaine. L’homme se perçoit lui même comme un symbole, cette perception ou projection, est la résultante du fait que dans de nombreuses traditions, depuis les plus primitives, l’homme est décrit comme « une synthèse du monde, un modèle réduit de l’univers, un microcosme. Il est le centre du monde des symboles. »

    Se détacher du groupe, et prendre la parole. Sortir des rangs. Le micro est mort,  sa parole s’est consumée, il a emporté dans sa chute sa possible émission, il n’entrera pas en contact avec l’homme. La pudeur des hommes est réelle, concrète mais, inavouable, non-substantielle, car un homme conventionnellement , s’affirme et se tient droit. Il porte et définit notre espèce, nos gloires, nos conquêtes, notre déclaration des droits de l’homme lui revient. Qu’est-ce que l’essence même d’un homme en dehors du monde des symboles, non l’icône d’une masse, mais seul, individuellement, qu’est-il s’il n’est point dans les stigmates de la société, s’il est mendiant, migrant, inverti ?

    Individu seul sans bruit.

    L’absence, le vide, la disparition sont élocution, sont physionomie. Ainsi, c’est par l’invective que le message est adressé et demeure, quand la mort opère, dans le souvenir. Un par un les hommes, formés en ronde, chantent leurs espoirs et leur conditions, We utopians are happy / This will last forever, entonnent-ils avec chaste, entre une gorgée de bière et une bouffée de cigarette dans le court métrage de Ben Russel, évocation d’un mythe marin Atlantis. L’utopie serait-elle synonyme de pudeur, la pudeur d’utopie.

    Angeline Madaghdjian

    Angeline Madaghdjian

    Historienne de l’art de formation, Angeline Madaghdjian étudie la muséologie, le patrimoine, et l’art contemporain à l’université de Grenoble de 2008 à 2013. Durant ses études elle travaille au Centre national d’art contemporain – le MAGASIN, et se familiarise à l’art contemporain et à l’exposition en centre d’art réhabilité. Elle est co-fondatrice avec Cloé Beaugrand (artiste) et Marine Lang (déléguée générale Mécène du Sud, Montpellier) de la résidence d’artistes PRESENCE de 2012 à 2013. En septembre 2013, elle intègre le Master Sciences et Techniques de l’Exposition à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et se spécialise en pratiques curatoriales. Elle est assistante du conservateur-commissaire Sébastien Faucon (actuel directeur du Musée de Rochechouart) au Centre national des arts plastiques (Cnap) de 2013 à 2014. Elle travaille au département des collections et coordonne trois expositions (Palais de Tokyo, FRAC Franche-Comté, Musée de la Danse). De 2014 à 2017 elle est chargée de projets pour les artistes-chorégraphes Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan) où elle initie des projets de performance avec différentes institutions en France et à l’étranger. Depuis janvier 2017 elle est assistante de direction à la galerie Salle Principale à Paris.

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