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  • Noss noss – Demischtes Doppel
  • Marseille, Hambourg, Tanger, villes de transit. Des milliers de déplacements y ont leur début ou leur fin. Badr el Hammami, Timea Anita Oravecz, Mohammed Laouli & Katrin Ströbel, Filipe Lippe interrogent de façon poétique et politique des expériences de migration et de frontières.

    Les artistes présentés ici interrogent de façon poétique et politique des expériences de migration et de frontières. Comment celles-ci s’inscrivent-elles dans des objets, documents ou récits – historiques, publics ou personnels ?
    Une première version de l’exposition récits, traces, passages, curatée par Katrin Ströbel, a été présentée également en 2017 à Tanger. L’exposition à Marseille en est la suite. Badr El Hammami et Timea Anita Oravecz – les deux artistes invités à Tanger – sont rejoints ici par Mohammed Laouli et Katrin Ströbel (Marseille) et de Filipe Lippe (Hambourg).

    Les artistes

    Badr el Hammami
    Né en 1979 au Maroc, Badr el Hammami, vit et travaille à Marseille. Il conçoit ses œuvres en fonction d’un lien, direct ou métaphorique, avec les « frontières » en s’appropriant ce qu’elles produisent, induisent ou impliquent. Dans ses installations, videos et photos, il établit un dialogue permanent entre vécus et histoires. Son projet Thabrate (« la lettre » en berbère) s’inspire d’une pratique de correspondance qui s’est déroulée dans les années 1970-80 entre des travailleurs immigrés marocains et leurs familles restées au Maroc. Badr Hammami, réactive cette histoire immatérielle à travers des archives et une discussion menée entre 2010 et 2011 par cassettes interposées.

    Timea Anita Oravecz
    Timea Anita Oravecz est née à Budapest et vit actuellement à Berlin. En 2007, elle a complété ses études d’art à l’Accademia di Belle Arti à Venise et a achevé en 2011 son master à l’Institut für Raumexperimente de Berlin. Sa pratique artistique est intimement liée à ses expériences personnelles. Pendant quinze ans, l’artiste a ainsi vécu dans six pays différents. L’installation vidéo Cosmopolitan (2009) est un récit d’actualité de la mobilité sociale et professionnelle. L’artiste raconte les difficultés absurdes auxquelles elle a dû faire face lors de ses déménagements de pays en pays, au sein d’une Union européenne prétendument sans frontières. Pendant son séjour à Tanger elle a développé plusieurs pièces qui reflètent sa traversé de la frontière marocaine.

    Mohammed Laouli et Katrin Ströbel 
    Le projet frontières fluides – fluid boundaries de Mohammed Laouli (né 1972, vit et travaille entre Marseille et Rabat) et Katrin Ströbel (née 1975, vit et travaille à Marseille et Stuttgart) considère les frontières composées d’eau (entre deux villes, deux pays, deux géographies), non pas comme des lignes de démarcation, mais comme des espaces singuliers au sein desquels évoluent des vies, des économies et des trajectoires de pensée spécifiques. Pour ce projet, Mohammed Laouli et Katrin Ströbel construisent des abris temporaires sur des embarcations et investissent des frontières navigables. Avec leurs « bateaux nomades », ils partent à la rencontre des personnes qui habitent ces espaces (entre autre Marseille, Tanger, Amsterdam) et en occupent les rives. De leurs échanges, émerge une infinité de récits qui constituent la matière première de leur travail. À travers leur installation, les artistes analysent ainsi de manière renouvelée les impacts culturels, sociaux et économiques de la vie dans ces lieux-communs.

    Filipe Lippe
    Filipe Lippe est un artiste brésilien, né en 1986 et diplômé de l’Escola Nacional de Belas Artes, Rio de Janeiro et de de l’ecole de beaux-arts HfBK Hambourg. Il travaille à Hambourg et à Rio de Janeiro. À travers sa pratique artistique, Lippe interroge des sujets liés à la mémoire, à l’histoire, aux archives, au langage et au pouvoir. Il propose une relecture critique de l’histoire officielle afin de répondre aux questions d’aujourd’hui en utilisant un archive d’images, d’objects et de documents trouvés. Dans son travail s’engage profondément dans une interrogation constante de l’existence humaine qui se bat entre un passé tragique et des incertitudes actuelles.

    HORAIRES
    Du 2 septembre au 28 octobre – Vernissage le 1er septembre
    Lundi de 11h à 18h
    Mardi au samedi de 11h à 19h
    Dimanche à partir de 12h30

    TARIFS
    gratuit

    LIEU
    galerie la salle des Machines, rdc de la Tour-Panorama

    Une proposition du Goethe-Institut

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