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  • Jérôme GALVIN, Marc FRAISON, Philippe ADRIEN, Raymond MARTINEZ
  • OÙ en tournée à HLM
  • Une exposition proposée et curatée par Marc FRAISON, en collaboration avec Philippe ADRIEN, Raymond MARTINEZ & Jérôme GALVIN, en partenariat avec Axelle Galtier

    En partenariat avec La Bienal Arte Contemporáneo Fundación Once, Artistocks Maroc, Djamel Kokene, le Musée Lalique, Galerie Dutilleul, L’Arcada Galeria d’Art, Glass Line Magazine, Artsper, Heike Brachlow Glass Sculpture, Glasgalerie Stölting, Bullseye Glass Co., Neues Glas – New Glass : art & architecture, ESGAA – European Studio Glass Art Association, The Worshipful Company of Glaziers and Painters of Glass, Galerie Spätiinternational, Olivier Massebeuf Artwork, David Hobday Kiln Formed Glass, Dustin Yellin Studio, Washington Glass School, MAMO.

    LES LARMES D’EROS 2019
    Parce-que Marseille.
    OÙ sont les limites de l’exhibitionnisme ?
    Georges Bataille soulignait l’infinie créativité du désir afin de repousser l’insupportable territoire de la raison.
    Remettre ce combat dans l’urgence de nos vies et de notre praxie.
    Quatre artistes ont refusé de se contraindre et s’exposent avec cynisme et candeur.
    PHILIPPE ADRIEN
    MARC FRAISON
    RAYMOND MARTINEZ
    JEROME GALVIN

    RAYMOND MARTINEZ
    CV
    Né en 1944 aux Goudes de Marseille
    Musée des Arts Décoratifs, Bordeaux, France.
    Kunstsammlungen der Veste Coburg, Coburg, Allemagne.
    Musée du Verre, Sars-Poteries, France.
    Fonds Régional d’Art Contemporain de Normandie, Rouen, France.
    Saxe Colection, San Francisco.
    Musée de Belfort, France.
    Galerie Internationale du Verre, Serge Lechaczynski, Biot, France.
    TEXTES
    « L’abîme d’un miroir… Sous la protection d’une puissante vigne centenaire, l’étroite terrasse renouvelle ma perception du
    paysage… Collines silencieuses, toujours plus lointaines, chargées aujourd’hui d’une force sévère
    que je ne percevais pas quelques mois auparavant…
    Reconstruire, doucement, fermement, une architecture intérieure ; approcher ce
    « château de l’âme », introuvable et pourtant nécessaire… Une fois encore le fleuve du temps disloque mes certitudes et me remet à nu… Travailler sur le déplacement, la faille, la fêlure ; plonger dans un chaos de cristal ; casser, chauffer, ressouder très lentement les blocs, pousser, repousser les pierres de verre à l’aide d’un bâton qui s’enflamme et se brise… Suspendre ce magma qui s’étire et se dresse au bord de l’abîme d’un miroir… Plus que l’oeuvre réalisée et refermée, je cherche son écho, ses résonances visuelles, une ouverture véritable… Dame de Shanghai réfugiée dans le Palais des glaces, je contemple les reflets de ta fuite et de ta liberté… Raymond Martinez Lurs, mai 2012 »
    « Verre taillé, poli ou morcelé, limpide, translucide ou opaque : Raymond Martinez n’a de cesse d’explorer et d’apprivoiser peu à peu la diversité et la richesse des qualités et états d’une matière devenue, au fil des ans, son terrain d’expression favori. « Ce médium est un leurre, une illusion, dit-il. Etrange étrangeté que je ne retrouve que dans la photographie. Et j’ai besoin de plus en plus de relier ces deux approches, photographie et verre, qui me permettent de traquer des fragments de réalité, de piéger la matière du temps… » Inlassable voyageur et lecteur insatiable, l’artiste a sans nul doute hérité également du théâtre auquel il a consacré dix ans de son existence – son goût des histoires, du récit, son talent pour les conter et les mettre en scène. Il livre ici le fruit d’un lent et patient travail de recherche sur la mémoire, dans ce qu’elle implique de souvenance mais aussi d’oubli. « Passion infinie pour les sites archéologiques, amour des ensembles disloqués, joie devant les traces d’un monument perdu, effacé, fascination indéfinissable pour le peuple mutilé de la statuaire antique » sont autant de sources intarissables auxquelles le sculpteur étanche sa curiosité. Plongeant au coeur des mythes fondateurs du monde méditerranéen, il a élu pour muses Phèdre et sa soeur Ariane, dont il choisit de suivre le fil salvateur qui le ramène sur les sentiers de son enfance passée à l’ombre des calanques de Marseille. Raymond Martinez retient aussi l’insouciance singulière qui le conduisait alors, lui et ses amis, à glaner quelques trésors, vestiges envoûtants d’un monde disparu, au gré de leurs flâneries parmi les allées, salles et fours d’une ancienne verrerie désaffectée, son « royaume
    enchanté », sa « première approche de la beauté et de l’art ». Pérégrinations enfantines qui marquèrent le commencement d’un long voyage initiatique, le début d’une quête passionnée et encore inachevée. Samantha Deman, 5 Novembre 2009 »

    ” Dans ce traité au bien joli titre, Bataille se propose de nous conter une histoire de l’érotisme. Pour ce faire, il remonte, dans une première partie foisonnante, jusqu’à la préhistoire et nos ancêtres les grands singes. Selon Bataille, en effet, l’érotisme est, après le travail et avant la guerre, ce qui marque la fin du processus de transformation du primate en homme. A l’origine, donc, le travail par lequel celui qui n’est pas encore homme développe sa réflexion en inventant de nouveaux outils qui rendront sa chasse plus efficace. En corollaire du travail apparaît, comme chaque enfant – et adulte – le sait, le jeu, la distraction. Dès lors, l’acte sexuel va se détacher de sa fonction reproductive instinctive et animale pour devenir un plaisir recherché et… humain. Ainsi, Néanderthal et les siens font leurs premiers pas dans l’humanité en s’introduisant dans la grande porte du désir sexuel. Cependant, bien vite, cet érotisme va être associé, toujours selon Bataille, à l’idée de mort: elle gêne cette sensualité, elle met mal à l’aise et il y a quelque chose de violent en elle. D’ailleurs, la première représentation qui en sera faite, au fin fond des grottes de Lascaux, associera explicitement les deux thèmes : là, sur un mur, on voit en effet un homme à tête d’oiseau et au sexe droit allongé devant un bison agonisant et déversant ses entrailles. C’est la naissance de la “petite mort”. La seconde partie, moins riche, après un bref retour sur les liens entretenus entre le sexe et la religion – celui-ci étant d’abord célébré dans l’Antiquité avec les cultes de Bacchus/Dionysos avant que, décadence romaine oblige, la conservatrice Eglise renvoie l’homme à l’état d’animal en limitant le sexe à la procréation – la seconde partie, donc, après ce bref aparté, se résume à une (très) succincte histoire de l’art érotique du Moyen-Age à nos jours, de l’art religieux (où la place du sexe est, bien entendu, aux Enfers) à Degas et Delacroix, en passant par le maniérisme, Sade et Goya.
    Ce qu’on pourra regretter, principalement, c’est que Bataille ait décidé de se lancer dans cette entreprise sur son lit de mort. Le tout est incroyablement confus et elliptique, comme si, sentant l’urgence, Bataille avait sacrifié des raisonnements qui auraient mérité d’être développés plus en profondeur. Mais l’ensemble n’est somme toute pas inintéressant.
    La première partie, notamment, saura récompenser le lecteur qui acceptera de se dépatouiller avec le style emberlificoté de Bataille (même si on pourra lui opposer que certains grands singes utilisent, eux aussi, des outils rudimentaires et que certaines espèces, comme les bonobos, s’adonnent autant aux plaisirs de la chaire que leurs cousins humains).
    Et puis il y a cette idée, centrale, du lien entre érotisme et mort. Là encore, Bataille ne pousse pas son raisonnement au bout, se contente d’esquisser quelques pistes de réflexions qu’il abandonne parfois pour une sorte de fascination sordide pour Sade, et tout ceci devient même un peu malsain lorsqu’il aborde Gilles de Rais (qui prenait son pied à voir des gosses mourir) et qu’il trouve une dimension érotique à un supplicié chinois. Cependant, si la réflexion de Bataille peine parfois à convaincre, elle a le mérite d’interpeller. Les thèmes abordés (érotisme, donc, mais aussi travail, mort, religion…) étaient sans doute trop ambitieux pour être traités en une soixantaine de pages écrites dans un dernier souffle, mais l’ouvrage livre tout de même quelques pistes intéressantes sur lesquelles on aura plaisir, soi-même, à revenir.
    Dans ce deuxième volet marseillais, j’avais envie d’aborder la dichotomie que j’ai toujours vécue entre mon éducation on ne peut plus moraliste et ma sexualité d’homme gay de bientôt cinquante ans. Je pense que le cap de l’age n’est pas anodin au choix de ce thème, et aujourd’hui je suis las de ce combat schizophrénique. Mon érotisme s’est construit dans mon enfance au milieu dans les langueurs des saints saint_sulpiciens et des christs dénudés raz le pubis, avec un enseignement castrateur et moraliste. C’est la raison pour laquelle je me suis représenté sexué et que j’ai représenté un saint François d’assise bien veillant mais sexué aussi mais sans perversité ou provocation. A ce sujet j’ai apprécié une tribune dans le Monde (21.08.18) de Nancy Huston interpellant le pape en ces mots:”le problème n’est ni la pédophilie ni la perversion. Le problème, c’est qu’on demande à des individus normaux une chose anormale.(…) Les prêtres ne sont pas chastes. Ils n’arrivent pas à l’être.” Et je crois que le fin mot est là, avoir une réflexion sue ce que l’on est vraiment, et surtout refuser d’être ce que l’on est pas. Il m’a fallu du temps pour le comprendre.
    Probablement cette prise de conscience du temps qu’il nous reste m’a permis de trancher les parties de ma vie qui me nuisaient ou qui n’étaient pas moi. Pleinement conscient que vivre ici et maintenant, en occident et en 2018 le permet.
    Pleinement conscient que rien n’est acquis et que l’état politique, et socio-économique du monde me laisse peu de temps pour le vivre. Je crois que le chaos futur ne laissera la place qu’à une régression liberticide et mortifère. Alors mes frères et sœurs jouissons tant qu’il en est temps.” MARC FRAISON.

    CV
    fraison@free.fr

    http://marcfraison.wix.com/marc-fraison

    +0033 6 09 35 45 55
    TEXTE
    Aux frontières du rêve et des cauchemars
    Bien que né à Paris et vivant à Marseille, Marc Fraison alimente et rattache son univers sculptural à
    la terre d’Aveyron ou il fut élevé .
    De cette ruralité forte et diverse ,il ne retient et explore obsessionnellement que la part sombre et
    cachée :forêts profondes, humides, lumières filtrées, matières ambiguës, textures
    indéfinies,couleurs chatoyantes…..
    C’est d’abord en modelant la terre que son vocabulaire formel a pu se mettre en place patiemment
    et en ordre de marche.
    Aujourd’hui ,l’usage du verre massif ,lui permet de mieux réinventer les messages de sa
    mémoire :mares ,crevasses ,trous d’eau habités ,surpeuplés ……, Poissons ,lézards , Grenouilles
    ,crapauds , salamandres , insectes ;tout ce monde embarque et se presse vers une histoire ou un
    scénario improbable…Mais , à peine a t il dressé les décors de son théâtre enfantin que déjà
    l’artiste fait entrer en scène un nouveau bestiaire autrement dérangent et complexe…tout continue
    de grouiller gentiment…. mais tout mute, se mélange, se métisse, s’accouple….Les créations de
    marc fraison nous invitent à rencontrer des êtres féeriques et monstrueux ,les normes de ce monde
    envoûtant sont chimériques et relève d’une esthétique baroque, charnelle. Pourtant ,aux frontières
    du rêve et des cauchemars, Marc Fraison a sans doute trouvé son jardin des délices. Raymond Martinez, Lurs octobre 2014.

    Arrêt sur image.
    Dans l’atelier, les matériaux qui alimentent mon travail (argile, bois, tissus, verre, plâtre, ciment, enduits, métaux, papier, peinture, images, etc.) prennent vie et forme dans des récits qui naissent, se transforment, se mêlent, et s’achèvent pour recommencer.
    Mouvement incessant.
    Exposer, n’est-ce pas au contraire livrer un instantané, opérer un arrêt sur image, dévoiler le récit ?
    Dans « Les Larmes d’Éros », Georges Bataille présente à la fois un puissant récit et une immense exposition d’œuvres choisies.
    Lui rendre hommage ?
    Me confronter à son regard, sa grande culture et ses obsessions.
    Parler de désir et d’absence, de plaisir et d’addiction, d’amour et de mélancolie.
    Parler de souffrance, de nos chutes, des insupportables déceptions, des désaccords éreintants, et de la perpétuelle répétition du même.
    Parler des petites morts et de la Grande mort du corps.
    Parler du souvenir, après, plus tard, quand tout est fini, quand tout a passé.
    Combat de l’Art pour échapper au labyrinthe des pensées écartelées entre Eros et Thanathos ?
    Soyons clairs, c’est toujours Éros qui commande aux vivants (même les dieux de l’Olympe l’ont su à leur dépend), mais quand, à la fin, il affronte Anankè, la Nécessité, il ne reste que des Larmes.
    Philippe ADRIEN

    JÉRÔME GALVIN
    Céramiste
    “Je vais passer ma vie à expérimenter.”
    “Je fais de la basse température. De la faïence, de la terre vernissée. Je cuis le tout à 1080°. Je veux des formes spontanées, libres. Je n’aime pas trop les angles. Je veux des décors gestuels et appliqués aussi pour montrer le temps qui passe, son rythme plus exactement. J’aime les pièces mates ou très brillantes, ou les deux. Très colorées ou monochromes. Tout peut changer, tout peut être expérimenté. Ce que j’aime, ce sont les créateurs qui s’expriment, qui ne se cachent pas derrière un travail et qui prennent des risques. Sans aventure, je m’ennuie. J’aime les créateurs ouverts sur plusieurs disciplines. Les puristes m’effraient…”
    Après six ans de décoration sur faïence dans les ateliers traditionnels de Moustiers, Jérôme Galvin s’est tourné vers une production personnelle en céramique, gravure et peinture. Il établit une correspondance entre ces trois moyens d’expression.
    “Je suis allé d’un atelier à un autre, petit à petit l’ennui est arrivé. Dans le traditionnel je n’apprenais plus grand-chose. Sur un coup de tête, en 98, je m’installe à mon compte dans la ferme familiale entre Moustiers et Sainte-Croix et m’inscris aux beaux-arts de Digne.”
    La technique du décor ancien n’aura fait que confirmer sa passion pour le côté graphique.
    “La tradition ne m’intéresse que si elle est retranscrite dans le monde contemporain.”
    “J’ai toujours aimé les tags sur les murs décrépis, le courrier, les enveloppes, les belles écritures dans les vieux cahiers d’écoliers, les enluminures des grimoires, les histoires de contes et de mythologie, les décors des vieilles faïences bien sûr, les grotesques, l’histoire de l’art, et l’art contemporain. Depuis 1999, j’expérimente la faïence, la terre vernissée. La gravure, la peinture. Les installations, l’espace, depuis peut, la performance me questionne.”
    “J’en avais assez de voir la faïence associée au passé, il faut la montrer ouverte, attentive. Mon travail de céramiste, de potier, est inspiré des poteries anciennes en terre vernissée, des faïences de Moustiers, toscanes ou orientales, de l’art contemporain, des peintres abstraits et expressionnistes. Le geste, la fraîcheur de tout ça… Mais en fin de compte, ce que je montre est toujours lié à ce que je vis, je me montre, je parle beaucoup de moi dans mon travail, sans complexe. Je peux aussi, à l’inverse, être décoratif.”
    Spontané et réfléchi, impulsif et maîtrisé, la liste est longue.
    “Un côté artisan-artiste, que je cultive avec plaisir. Parler de moi c’est parler des autres, je ne suis pas exceptionnel. J’ai choisi l’art, je continue.”

    EXPOSITIONS
    2017
    -“sans titre”, galerie “Les communs”, Cormatin
    -“Le jardin des délices”, avec Agathe Larpent et Brigitte Pénicaud, Ligueux
    2016
    -“Fierté Ours”, logo et expos, Bar Bearsden et “Like a sextoy”, sex shop IEM, Paris
    -“sans titre”, expo et interventions, Maison de la Poterie, Sadirac
    -“BAT ART”, avec Full Mano, Bar “La Mine”
    -“M’sieurs Dames”, peinture et logo du bar, Paris
    2015
    -fin de la censure et découverte de la “Fresque Grotesque”, Musée de la faïence, Moustiers Ste Marie
    -“Les Prix David Miller” exposition et intervention pour “Le Printemps des Potiers”, Bandol`
    -“On vous invite au festin” avec François Bénard, galerie AccroTerre, Paris
    2014
    -“Un vrai, un dur, un tatoué” galerie AccroTerre, Paris
    -“Performance Gravure”, Journées de la céramique, Paris
    -“Fleuriste”, galerie La Mostra, Moustiers Ste Marie
    -“Fresque Grotesque”,(et censure) Musée de la Faïence, Moustiers Ste Marie
    -“A4 mains” avec Anne Verdier, Vil Le Duc
    FORMATIONS, INTERVENTIONS, ET CONFERENCES
    2007 à 2017
    -Intervenant décor à l’école de Dieulefit.
    2011
    -Intervenant décor BMA céramique Lycée Léonard de Vinci Antibes.
    2010 et 2015
    -Intervenant aux « Rencontres Professionnelles » du “Printemps des Potiers” Bandol.

    -

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