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  • Melika Shafahi
  • Résidences méditerranée I Sortie de résidence
  • Melika Shafahi

    Vendredi 15 mars 2019 à partir de 16h
    Melika Shafahi est la première artiste Iranienne à s’inscrire dans le dispositif Résidences Méditerranées développé par la Friche la Belle de Mai en partenariat avec Fræme—art contemporain pour le tutorat en arts visuels. Le projet, initialement mis en place avec les instituts du Maroc puis d’Algérie, voit ici un développement inédit à travers la mise en route d’un programme de résidences croisées fondé sur une approche multi-partenariale avec l’Ambassade de France en Iran et Kooshk Residency à Téhéran.Le travail de Melika Shafahi à la Friche la belle de Mai s’est nourri des nombreux usagers du site que sont les adolescents. Devenus partie intégrante de l’identité du site, ces groupes hétérogènes de jeunes occupent autant les espaces qui leurs sont dédiés, play ground, piste de danse etc., que les nombreux lieux borgnes lorsque les précédents deviennent trop publics pour leurs activités.
    Ils sont aussi la friche d’aujourd’hui, et leur fréquentation du lieu vaut aussi pour ce qu’il abrite les nombreux projets culturels sans avoir forcément à en être les spectateurs. Il leur suffit de savoir que c’est là, qu’ici des artistes travaillent, des concerts hurlent, des récits se disent sur scène et des œuvres s’exposent, créant une alchimie agissante qui visiblement échappe aux désirs de l’opérateur culturel. La friche avec en arrière-plan tout un développé programmatique est devenu leur terrain de jeu et cela leur convient. Melika Shafahi, dans un lent travail d’approche et par ses mises en scène, opère ici un premier renversement de cet état des lieux, usant de sa pratique comme d’un processus d’inclusion inédit où les tribus d’adolescents deviennent aussi des acteurs culturels.
    Melika Shafahi est née en Iran en 1984. Comme le reste de sa génération née après la révolution islamique de 1979, elle a grandi en négociant avec les paradoxes de la vie iranienne contemporaine : l’influence de la culture de consommation américaine contre la religiosité austère de l’État ; les divisions entre sphères publiques et privées. Après une formation en photographie à Téhéran, Melika Shafahi a étudié à l’École des Beaux-Arts de Lyon et elle vit maintenant entre Téhéran et Paris. Cette formation, fondée sur le contraste et l’hybridité, a été essentielle dans son travail d’artiste.
    À partir de ces années formatrices, l’artiste travaille souvent en créant des mises en scène méticuleuses et colorées – on pourrait même dire théâtrales – à grande échelle qui reflètent sa propre hybridité, combinant la lumière et la composition typique de la peinture Renaissance avec des références visuelles orientales.
    Dans son travail récent, Melika Shafahi explore la culture sociale mondialisée, une esthétique qui elle-même brouille les frontières entre artificiel et réel, faits et fictions, embrassant leur impact sur le comportement de toutes les sociétés.
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