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  • Ben Saint-Maxent, Dorota Gaweda & Egle Kulbokaite, Estel Fonseca, Josèfa Ntjam, Shirley Bruno
  • ATELIERS PORTES OUVERTES
  • A l’occasion du Printemps de l’art contemporain, le temps d’une soirée, les artistes en résidence à Triangle France – Astérides ouvrent les portes de leurs ateliers au public.

    Samedi 1er juin 2019
    15h — 17h

    2ème étage des Magasins
    Friche la Belle de Mai
    41 rue Jobin – 13003 Marseille

     

    SHIRLEY BRUNO

    Shirley Bruno est une réalisatrice et artiste américano-haïtienne travaillant entre New York, Haïti et France. Elle a obtenue un Master à London Film School (Royaume-Uni) avec les félicitations du jury et également un Master avec mention au Fresnoy – Studio National des arts contemporains.
    Son travail se nourrit de son héritage haïtien, en préservant et radicalisant ses traditions ancestrales et la mythologie. Elle crée des mythes modernes qui révèlent l’impermanence dans la ligne imprécise entre le monde matériel et métaphysique, le documentaire et fiction, la mémoire collective et l’Histoire. Elle explore le quotidien, le Sacré et la violence intime dans les non-dits profondément enracinées qui nous hantent et nous marquent générations après générations.

    Ses films et images ont été présentés dans des galeries, des musées et des festivals de film majeurs tels que: Rencontres Internationales Paris/Berlin, Palais de Tokyo, Villa Médicis, La Galerie Municipale Vitry de Jean Collet, MAI, National Gallery London, Maison Européenne de la Photographie, FRAC Dunkerque, Hong Kong International, Annecy Animation International Film Festival où son film An Excavation of Us a reçoit le Prix Off-Limits (2018), Hamburg International Short Film Festival, Uppsala International Short Film Festival, etc. et aussi des chaînes télévisions et dans plusieurs collections permanentes (CNAP France, Leal Rios Foundation Portugal, Vidéographe Montréal). Après sa résidence artistique à La Cité Internationale des Arts et LIM – Less is More du Groupe Ouest, Shirley est actuellement en traîne à developper son premier long-métrage.

    Shirley Bruno, Tezen, film, 2016

    Shirley Bruno, Tezen, film, 201

     

    ESTEL FONSECA

    Née en 1987. Vit et travaille à Marseille.

    Fascinée par les mystères de l’humain, de ses maladies et de ses créations, de même que par le mystère des paysages et de leurs mouvements, Estel Fonseca est guidée par le désir d’épouser les lignes du présent, de ce qui a lieu, pour laisser ses projets évoluer en fonction de ces situations de frottements — contaminations d’idées, d’expériences vécues, de parcours thérapeutiques, de notions venant de divers champs de recherche, d’intuitions et de rencontres, croisés sur son chemin. Estel Fonseca nomme ses traductions visuelles VOLUMES — mot employé en sciences de la terre, en physique chimie et en physique nucléaire, en acoustique, en médecine physiologique et en mécanique des fluides, en sociologie, en informatique, en géométrie, en sylviculture… Ses volumes donnent lieu à un rapprochement formel du corps et du paysage avec la maladie pour l’un et le cataclysme pour l’autre. Maladie et cataclysme se révèlent comme métaphores de ce qui est difficile à contenir, venant nous alerter sur ce qui doit changer pour s’adapter à une situation et repartir à neuf. Dans les deux cas, le principe destructeur est inséparable de la création, deux principes qui s’affrontent et se repoussent mutuellement. Estel Fonseca part du postulat que toute maladie — en tant que changement de comportement biologique, activant de nouveaux gènes — apparait au moment où un être vivant en a besoin pour s’adapter à une situation ou à un conflit répétés.

    FAIRE FACE à un projet de composition esthétique qui cherche un équilibre dynamique ou FAIRE FACE à une maladie qui prend son volume dans l’épaisseur opaque des tissus et des organes, dissimulée dans la masse et les plis. FAIRE AVEC la génétique, la condition sociale, la société, la temporalité imposée, la place qu’on accepte d’occuper dans un ordre imposé.

    De ses expériences, Estel Fonseca a appris à reconnaître ce qui s’impose. Depuis 2016, elle prend soin de son corps mental, émotionnel et physique. Ses intérêts pour la marge, les corps, les paysages et les usages ont pris forme à l’occasion d’expositions : « Le tremblement est invisible » à Rennes au HubHug de 40mcube (2016), « Sauvetage vertical » à la galerie Straat, Marseille (2017) et « Automne Hiver Intersaison » à la galerie du Tableau, Marseille (2019). Estel Fonseca a bénéficié d’une résidence de création à Glasgow de mai à août 2018 grâce au programme d’échange entre Triangle France et Glasgow Sculpture Studios.

     

    DOROTA GAWEDA & EGLE KULBOKAITE

    Dorota Gaweda est née à Lublin (PL) en 1986 / Eglè Kulbokaitè est née à Kaunas (LT) en 1987. Duo formé en 2013. Vivent et travaillent à Bâle et Athènes.
    gawedakulbokaite.com

    Dans leur travail, elles abordent des écrits de théorie et de fiction inspirés par le mouvement féministe, par l’émancipation via la technologie et la discursivité de l’espace. Avec YOUNG GIRL READING GROUP, Gaweda et Kulbokaitè étudient l’acte de la lecture comme une expérience intime, ayant le potentiel de devenir une performance publique à travers le «déchargement» des mots. Agatha Valkyrie Ice est un projet multi-plateforme, participatif, auto-performant et une enquête qui fonctionne comme une stratégie artistique pour explorer les parallèles entre les notions d’identité et de production artistique.

    Dorota Gaweda et Eglè Kulbokaitè sont un duo d’artistes depuis 2013. Elles vivent et travaillent à Bâle et Athènes. Toutes deux sont diplômées du Royal College of Art de Londres. Elles sont les initiatrices du YOUNG GIRL READING GROUP (2013- ) et de Agatha Valkyrie Ice (2014- ).
    Dorota Gaweda et Eglè Kulbokaitè ont, entres autres, récemment présenté leur travail à: SMC/CAC – Contemporary Art Centre à Vilnius; Kunsthalle Basel, Suisse; Institute of Contemporary Art, Londres; OSLO1O, Bâle, Suisse; Prairie, Chicago, USA; Art Athina, Athènes; SMK- National Museum of Denmark, Copenhague; Kunstverein für die Rheinlande und Westfalen, Düsseldorf, Allemagne; Museum of Modern Art, Warsaw; Berlin Biennale 9; Gallerie Barbara Weiss,  Berlin; LISTE performance project, Basel, Switzerland; CCS Bard, NY, USA; Art Monte-Carlo, Monaco; Art Geneva, Switzerland; Kunsthalle Zurich, Switzerland; Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris; Physics Room, Christchurch, New Zealand.

     Dorota Gaweda & Eglè Kulbokaitè, YGRG 14X: reading with a single hand V, solo exhibition and performance at Cell Project Space, London, 2018.

    Dorota Gaweda & Eglè Kulbokaitè, YGRG 14X: reading with a single hand V, solo exhibition and performance at Cell Project Space, London, 2018

     

    JOSÈFA NTJAM

    Née en 1992 à Metz. Vit et travaille à Paris.

    Le travail de Josèfa Ntjam est transversal, liant aussi bien la vidéo que l’écriture, l’installation et le photomontage. Ce sont des mondes de possibles – des futuribles -, des topos qu’elle crée. Un monde où le corps ne serait plus, des plantes en révoltes, des univers où le volcan côtoie des nuages de coraux à l’ombre d’une palmeraie.
    Les lectures performées sont un médium que Josèfa Ntjam utilise depuis quelques années. Incarner l’écriture, sortir les mots par la bouche en «chair-mot-de-passe».
    Très empreinte d’un travail de spéculation autour du cosmos comme zone de projection, Josèfa développe depuis plusieurs années un travail lié à la science-fiction. Portée par SunRa ou BattleStar Galactica cette image d’un vaisseau, un bout de Terre en « perpétuel mouvement » sera resteé pour elle ce lieu de prospection dans lesquelles ces histoires, objets et images prennent forme.

    Josèfa Ntjam a fait ses études à l’Ecole Supérieure d’art et de design d’Amiens (FR), à l’Institut des Arts et des Cultures de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (SN) et est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Bourges (FR) et de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Paris-Cergy (FR).
    Ses travaux ont été présentés au Frac Caen Normandie, à la Zentral (CH), au Laboratoire BX, à Bétonsalon, au CAC Brétigny, au CNEAI, à la cité Internationale des arts de Paris, l’Artothèque de Strasbourg, DOC! (Paris), aux Grands Voisins (avec le collectif Diamètre), La Chapelle Saint-Jacques, Béta Machine et au MAC VAL (avec le collectif Black(s) to the Future).

     Josèfa Ntjam, Plantes en révoltes, performance, 90min, Artothèque de Strasbourg, 2018

    Josèfa Ntjam, Plantes en révoltes, performance, 90min, Artothèque de Strasbourg, 2018

     

    BEN SAINT-MAXENT

    Né en 1989. Vit et travaille à Marseille.

    Ben Saint-Maxent pense et réalise ses projets comme autant de contributions aux recherches qu’il entreprend autour de l’histoire de la fabrique de l’exotisme.
    Son travail est doublement nourrit d’une pratique en atelier et de voyages empiriques lointains qui se confondent au sein d’installations que l’artiste met en place. Ses réalisations produisent des espaces critiques entre introspection, nostalgie de l’ailleurs et geste sculptural à la limite de la muséographie.

    Ben Saint-Maxent vit et travaille à Marseille. Après avoir obtenu son diplôme à la Villa Arson en 2013, il est parti mûrir son travail en Amérique Latine. Il a ensuite participé au programme de recherche « création & mondialisation » à Shanghai et à plusieurs résidences de création. Ben Saint-Maxent a récemment présenté son travail à l’occasion de la Biennale de Casablanca au Maroc (2018), #7 clous à Marseille (2017) et à la Galerie HO, Marseille (2016).

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