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  • NOT SO QUIET, PLEASE #16 – INDIA SONG / MIXTAPE
  • © Oliver Payne & Nick Relph, Mixtape

     

    INDIA SONG / MIXTAPE

    NICK RELPH, MARGUERITE DURAS, OLIVER PAYNE

    Une proposition de Guilhem Chabas, qui se tiendra au LoAD, plateforme numérique des Beaux-Arts de Marseille.

    Quatrième volet du cycle MixtapePas besoin de connaître lʼune ou lʼautre des oeuvres dont sont extraites les deux images ci-dessus pour comprendre que quelque chose sonne faux dans leur juxtaposition. À bien écouter, pas tant que ça ; cʼest là lʼenjeu de lʼexercice de la mixtape, révéler les familiarités inattendues. To make kin. India Song, cʼest un film de Marguerite Duras sorti en 1975. La bande originale dont nous écouterons des extraits sur vinyle est composée par Carlos D’Alessio. Elle parait sur le label Le Chant du Monde en 1984, neuf ans après la sortie du film, accompagnée de thèmes issus d’autrecollaborations entre lʼauteure et réalisatrice et le compositeur.

    Mixtape, cʼest une vidéo de Oliver Payne & Nick Relph datée de 2002, sʼinscrivant explicitement dans la lignée de Mark Leckey et de sa vidéocollage Fiorucci Made Me Hardcore (1999). Sʼy juxtaposent des séquences vidéos qui nous laissent avec le sentiment dʼavoir été plongé·e·s pendant 20 minutes dans un certain état de la culture anglo-saxonne. Lʼesthétique des séquences montées ne nous permet pas dʼaffirmer fermement quʼil sʼagit dʼimages trouvées de type fan-footage. Le doute plane.
    Lʼespace sonore de la vidéo est quant à lui habillé dʼun seul morceau : le remix par Terry Riley de Youʼre No Good du groupe de soul The Harvey Averne Dozen (respectivement 1968 et 1967). Le montage vidéo semble se plier à celui de la pièce de Riley dans un exercice de style qui nʼest pas sans rappeler ce que Anne Teresa de Keersmaeker fera en 1982 en intégrant dans lʼécriture chorégraphique de sa pièce Fase, Four Movements to The Music of Steve Reich, la technique du phasing développé par ce dernier dans des pièces comme Come Out (1966), Piano Phase (1967) ou Clapping Music (1972). Notons quʼil sʼagit pour lui comme pour elle de pièces de jeunesse. Écrire une mixtape, ce nʼest pas faire du name-dropping comme lʼaccumulation des couples de mots en gras dans le texte qui précède pourrait le faire croire. Cʼest plutôt tisser des liens ; tenter parfois de dessiner des figures complexes. En tout cas c’est toujours un peu inventer des histoires ; tout au moins en raconter.

     

    Entrée libre.

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